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Artisanat

Lux’Art Fonderie : Pascal Bidet, le fondeur d’art prisé des artistes

Lux’Art Fonderie : Pascal Bidet, le fondeur d’art prisé des artistes

Dans le microcosme du marché de l’art contemporain, la réputation de la fonderie d’art Lux’Art de Commentry ne se démontre plus. En trois ans d’existence, elle joue déjà dans la cour des grands et affiche un carnet de commandes bien rempli. Ses clients ? Des artistes qui exposent dans le monde entier.


Tout démarre quand Hervé Solignat demande à son ami d’enfance, Pascal Bidet, fondeur d’art depuis 23 ans : “Pourquoi tu ne monterais pas ta propre fonderie ? ” L’entreprise dans laquelle Pascal était salarié venait justement de fermer. Hervé lui propose alors de s’occuper de la partie communication. Tout devient alors évident, Lux’Art naît en octobre 2011. « Pascal est le gérant de la structure, commente Hervé. Avant de démarrer, il savait déjà que d’anciens clients le suivraient dans l’aventure Lux’Art. Moi je m’occupe de créer et de nourrir un réseau entre les artistes, les galeries d’art et la fonderie. Je vais à de nombreux salons d’Art Contemporain ». D’ailleurs, Hervé a une autre carte de visite dans son portefeuille, celle de PrestaArt. En freelance, il organise des vernissages en galerie ou dans des lieux de prestige pour les artistes dont il s’occupe.

Installé dans un atelier de 400 m² dans la commune de Commentry, Pascal Bidet ne chôme pas. Sa spécialité, la fonte du bronze à la cire perdue. La méthode qui remonte à l’antiquité, très prisée des artistes, lui permet de dupliquer en bronze les œuvres dans leurs moindres détails et de travailler des pièces de plusieurs mètres de haut. Le savoir-faire de Pascal ne se discute plus dans le milieu. Actuellement dans l’atelier cohabitent des commandes pour les artistes Michel Audiard, Julien Marinetti, Brigitte Dhô, Laurence Montano, Bahman Dadkhah.

 « Nous recevons des demandes de devis très régulièrement, poursuit Hervé. Il faut compter un délai moyen de deux mois pour la fabrication d’une pièce. Il y a des étapes de réalisation incontournables et la fonderie n’est pas une science exacte, ce que les clients ne comprennent pas toujours. Il peut y avoir des ratés à cause d’une bulle d’air par exemple, et il faut refaire. Il est arrivé à Pascal de travailler plus de 14 heures dans une journée pour gérer des commandes urgentes. On n’allume pas le four pour fondre seulement 10 kg de bronze, par exemple. Il faut au minimum 60 kg pour être rentable. »

Sur deux exercices comptables, Lux’Art a réussi à équilibrer la balance. « Le bilan est encourageant. Il est parfois difficile de fournir tout ce que l’on nous demande en temps et en heure conclut Hervé. Nous aimerions encore embaucher un fondeur polyvalent, compétent et motivé. C’est une réelle difficulté parce que Pascal n’a pas le temps de former et rares sont les fondeurs qui sont opérationnels sur tous les postes exigeants de la fonderie d’art ».



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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