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Marc-Alexis Roquejoffre, portrait d’un journaliste auvergnat de cœur

Marc-Alexis Roquejoffre, portrait d’un journaliste auvergnat de cœur
Marc-Alexis Roquejoffre, journaliste et passionné d’Auvergne

Journaliste, producteur et Auvergnat de cœur comme il aime à le rappeler, Marc-Alexis Roquejoffre est une figure active de Clermont-Ferrand. Un personnage au parcours atypique et aux aspirations diverses qu’il évoque avec passion. Portrait.


Il n’a pas fait d’école de journalisme mais a fait ses armes autrement : autodidacte, il devient président du Club de la presse Auvergne où il participe à la création d’une licence professionnelle de journalisme montée sous l’égide de l’université Blaise Pascal.

Enfant, il se dit curieux, attiré par la compréhension du monde qui l’entoure mais aussi et surtout, des personnes. Aujourd’hui journaliste et adulte, c’est toujours cet amour de l’identité et du particularisme qui l’anime.

 

Une vocation pour mettre en valeur un territoire…

Avec Vues d’Auvergne, sa série-reportage auto-produite via sa société « Marc Production », il témoigne de son amour et de son intérêt pour cette région et ses habitants. Une région presque toujours définie et de manière quasi stéréotypée par son identité forte et son traditionnel mefia te, image que Marc-Alexis veut revaloriser et étendre en faisant de son travail un lien entre le territoire et la personne. Lien qui a bien failli se fragiliser avec la fusion Auvergne-Rhône-Alpes et les réticences auvergnates qu’elle a suscité.

« L’identité ne peut exister que dans la proximité, c’est pourquoi lorsque les grandes régions sont arrivées, j’ai senti que les habitants pouvaient avoir un besoin d’ancrage dans un territoire plus historiquement repéré ».

 

…pour transmettre et partager

C’est aussi ce qui l’a amené à choisir YouTube pour diffuser ses reportages alors qu’il y associe la notion de transmission : « c’est toucher un public plus jeune et un public qui peut être intéressé de partager avec les anciens une culture, une identité… », évoquant ainsi les témoignages de jeunes ayant montré son travail à leurs grands-parents et inversement, avec un plaisir non dissimulé.

Notion de plaisir qu’il juge d’ailleurs indissociable de son travail de journaliste. Plaisir retrouvé notamment après un virage professionnel étonnant. « Jusqu’au mois de septembre j’avais encore un bureau et une assistante et, aujourd’hui, c’est un confort que je n’ai plus ».

 

Une soif de curiosité pour mieux comprendre le monde et ses personnes

Aujourd’hui donc, son bureau se résume à sa mallette et un ordinateur portable qui le suivent partout mais, plus libre de ses mouvements, il dit être revenu au plaisir de l’entretien, à la prise de rendez-vous, aux rencontres. « Je suis revenu à ce qui m’anime intrinsèquement : ma curiosité aux choses et aux personnes », précise-t-il avec une sincérité dans sa passion qui ne laisse pas de place au doute.

Des doutes, pourtant, il en a eu lorsque, il y a deux ans, des personnes influentes du monde économique sont venues le chercher, lui le journaliste, pour se présenter à la présidence d’une fédération bancaire mutualiste locale. Les choses ne se sont pas faites. Peu importe ! Fort, plus fort encore de cette déconvenue de dernière minute, il a compris à quel point le pouvoir économique n’est pas le seul levier d’action pour les territoires et que la mise en valeur journalistique d’un projet, d’un territoire, d’un entrepreneur peut aussi avoir son utilité.

 

« Le journalisme est une mise en valeur d’un projet ou d’une personne et est, à ce titre, un formidable levier pour mettre en valeur un territoire au même titre qu’un levier financier ou économique. ».

C’est d’ailleurs les mêmes valeurs qu’il met en avant lorsqu’on l’interroge sur son métier de journaliste et de ses évolutions.

« Être journaliste c’est être un acteur du territoire aussi lorsqu’on tend son micro à tel ou tel invité : il y a un choix dans la mise en valeur de telle ou telle personne et ce choix est assumé en étant également conscient du rôle qui est le sien. » Et sur ce rôle, il est catégorique : « c’est d’abord prendre du recul pour discerner les faits dans le but que l’auditeur puisse à son tour se forger son opinion, pas l’inverse. ».

Journalisme 2.0

Pour ce qui est de la révolution Internet et des évolutions internes à la profession, il affirme que le journaliste aurait tort de ne pas se servir des nouvelles technologies et considère que « les journalistes qui refusent aujourd’hui les numériques sont déjà effacés ou inexistants sur la scène médiatique. »

Marc-Alexis Roquejoffre met son talent de journaliste au service du Journal de l’éco, site de presse économique, pour lequel il va animer très prochainement les Trophées de l’éco Innovation Clermont Auvergne le 7 décembre.

En tant que producteur, il bouclera cette année la cinquième saison de sa série-reportage Vues d’Auvergne en préparant des soirées thématiques autour du chef d’entreprise dans des lieux porteurs de sens. Après le château royal de Saint-Saturnin pour une soirée sur le thème de la sauvegarde du patrimoine, le prochain rendez-vous est fixé au château de Parentignat.

 

Elodie ALEXANDRE



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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