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Immobilier

Marché immobilier : un bilan 2017 exceptionnel

Marché immobilier : un bilan 2017 exceptionnel

Le marché du crédit immobilier enregistre, une fois de plus, une année record. Portés par des taux toujours très bas, les projets financés sont en net progression (+ 23% par rapport à 2016). Mais 2018 devrait proposé un bilan plus contrasté avec des taux qui repartent à la hausse, une remontée des prix dans les grandes villes et une offre de logements insuffisante. Le point avec Cécile Roquelaure, directrice des études et de la communication d’Empruntis.


De nombreux ménages financés en 2017…

« Après une année 2016 historique, le marché s’est maintenu à un niveau exceptionnel en 2017. Le nombre de projets financés a augmenté de 23% par rapport à 2016. Les taux d’emprunt, restés à des niveaux très bas, ont profité à tous. Quant aux prix, en forte hausse dans les grandes agglomérations, ils ont encouragé les ménages à se lancer avant qu’il ne soit trop tard. », relève Cécile Roquelaure, directrice des études et de la communication d’Empruntis.

… mais ceux de fin 2016 brouillent les pistes

« Il existe un report naturel des dossiers initiés fin 2016 sur 2017 (le temps « normal » entre l’initiation d’un projet et sa finalisation) mais cette année, cela a fortement joué car les volumes étaient très importants. Le plancher historique des taux a généré un afflux très important de demandes. Celles-ci ont donné l’impression à de nombreux acteurs que le début d’année était extrêmement dynamique. Il l’était, mais pas au niveau espéré et cela s’est confirmé après. », explique Cécile Roquelaure.

 

A partir du printemps 2017, la demande commence à ralentir

Dès le printemps 2017, Empruntis notait une baisse des intentions (ceux qui vont acheter) et des nouveaux projets finançables avec promesse de vente signée.

« Les signes de baisse de la dynamique du marché ont été confirmés dans les faits par les statistiques de la Banque de France et devraient être encore visibles au premier trimestre 2018. », indique Cécile Roquelaure.

Un ralentissement de l’activité lié à de nombreux critères

Plusieurs éléments expliquent la baisse de l’activité :

    • La légère augmentation des taux a impacté les ménages les plus modestes ;
    • La forte remontée des prix, dans les grandes agglomérations (où la demande est très dynamique, portée par l’emploi, les transports, les infrastructures de service…), a eu un impact fort ;
    • Le manque de biens sur le marché.

« Si la construction a soutenu la demande, elle reste insuffisante. Et les secundo-accédants sont bien moins nombreux à avoir l’intention de vendre. », note Cécile Roquelaure.

2017, une année de transition

  • Le nombre de projets finalisés (financement débloqué) a augmenté de 23% en 2017 ;
  • Les nouveaux projets lancés (promesse de vente signée, dossier finançable (au moins une réponse de banque)) sont en baisse de 6% par rapport à 2016 ;
  • Les intentionnistes (ceux qui souhaitent acheter) reculent de 21% par rapport à 2016.

 

Dans le détail :

Les primo-accédants en 2017 :
– Les projets lancés par des primo-accédants ont baissé de 11% ;
– Les intentionnistes ont été moins nombreux de 20%.

Les secundo-accédants en 2017 :
– Les projets lancés par des secundo-accédants ont reculé de 6% ;
– Les intentionnistes reculent de 17%.

Les investisseurs locatifs en 2017 :

« Estimant l’immobilier toujours comme une valeur refuge pour leur patrimoine, et portés par une année de transition électorale, les investisseurs locatifs ont continué à affluer en 2017. », remarque Cécile Roquelaure

– On relève une augmentation de 24% pour les projets lancés ;
– On note une augmentation de 21% d’intentionnistes.

2018 devrait donc être une bonne année, sans être à la hauteur de 2017

« Il est probable qu’en 2018 le marché revienne au même niveau que 2016, voire qu’il soit inférieur. », indique Cécile Roquelaure.

Plusieurs raisons à cela :

  • Le recentrage du PTZ va influer sur le nombre de ménages finançables ;
  • La suppression de l’APL va faire basculer les ménages les plus modestes ;
  • La courbe des prix continue d’évoluer à la hausse dans toutes les grandes villes.

« Les taux devraient être un des rares remparts à la baisse du pouvoir d’achat, puisqu’ils devraient rester relativement stables sur le 1er trimestre. Même si une hausse de 20 centimes maximum est envisageable, difficile cependant de présager de la suite de l’année. Si vous avez un projet immobilier, le premier trimestre constituera une belle fenêtre de tir, en offrant des conditions qui demeurent relativement favorables. » , conclut Cécile Roquelaure.

Source : Empruntis



Communiqué de presse

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