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Masque | La production française chute face aux importations

Masque | La production française chute face aux importations

L’entreprise de production de masques française Thierache Mask connait une baisse d’activité face à la concurrence chinoise mettant en péril l’activité de cette entreprise 100% made in France. Le chef d’entreprise dans l’incompréhension face à la non-valorisation de la production française.


En 2020, en plein cœur de la crise sanitaire, Alain Labroche, importateur de masques chinois fournissait les pharmacies françaises.

Il décide de lancer son entreprise de création de masques, sans l’appui des banques qui voit cet investissement comme non viable dans le temps. Cette dernière est implantée dans l’Aisne à Thiernu, elle a recruté trois salariés et a décidé de s’approvisionner sur le sol français. Les masques sont donc 100% français.

L’entreprise multiplie les commandes, passant de 8000 masques par jour à plus de 35000 masques au moment des pics de l’épidémie.

L’entreprise approvisionne alors les particuliers mais aussi les professionnels, comme les pharmacies: en 2020, ce sont 49 pharmacies qui lui passent commande. Aujourd’hui elle n’en fournit plus que 9, de quoi mettre le doute sur la pérennité de l’entreprise.

La cause ? Thiérache Mask vend ses boites de masques plus chers que les entreprises chinoises. « Elles préfèrent se fournir en Chine, mes masques vendus à 3€ la boîte ne sont plus assez compétitifs face à ceux importés de Chine à 2,15€ » indique le chef d’entreprise.

L’entreprise a vu sa production chuter de moitié passant de 35 000 à 15 000 masques par jour. Face à ces nouvelles, les projets d’investissements sont suspendus et les lignes de productions sont ralenties.

Alain Labroche, chef de l’entreprise, reconnait que l’entreprise a une activité éphémère, mais ne s’attendait pas à ce que l’on favorise la production internationale, au moment où les politiques parlent de relocalisation et d’indépendance face aux productions des autres pays notamment asiatiques.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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