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Artisanat

Moose, un site spécialisé dans les cabanes pour enfants, lauréat du projet Up d’Auvergne Nouveau Monde

Moose, un site spécialisé dans les cabanes pour enfants, lauréat du projet Up d’Auvergne Nouveau Monde

Le slogan de Moose est « Ma première maison ». L’idée est de permettre à l’enfant de construire avec ses parents sa propre maison. La construction commence par internet, sur le site puisqu’il a la possibilité de choisir les couleurs , les accessoires, etc. Et puis, au-delà de la construction, c’est l’ouverture sur l’imaginaire et le début d’un tas d’histoires pour les enfants puisque la cabane est le support de ce que peut apporter leur imaginaire, en terme de créativité et d’imagination. Enfin, pour Hervé Roche et son associé Antoine Anquetil, c’est aussi promouvoir la construction bois à l’échelle des enfants.


La passion du bois à l’origine de cette entreprise

L’idée de fabriquer des cabanes en bois a émergé au fil du temps et trouve son origine dans la passion du bois puisque Hervé Roche est le petit-fil d’un scieur établi à Gannat. Il a grandi dans cet environnement et depuis très peu de temps Hervé a construit lui-même une maison en ossature bois dans les Combrailles. C’est donc tout naturellement qu’Hervé Roche s’est tourné vers le bois en créant sa propre entreprise. Celle-ci se trouve dans sa ville d’origine à Gannat où Hervé a trouvé un menuisier, Bruno Talle, qui a plus de trente ans d’expérience. Ce dernier est très réactif et s’est beaucoup impliqué sur le prototype de la cabane.« C’est l’approche artisanale qui m’intéresse, je ne voulais pas faire de l’industriel et et je voulais avoir cette approche à la fois très respectueuse du bois, de la matière, de l’environnement et de la façon de faire. », explique le fondateur de Moose.

D’ailleurs, au niveau de la forme, de la structure c’est Hervé Roche qui s’en est occupé et a poursuivi ce travail avec deux designers qui ont travaillé à la fois sur la couleur et sur le graphisme des cabanes. « Nous avons fait le choix de prendre des panneaux de bois massif mais qui sont assemblés d’une certaine manière. D’un point de vu technique, on appelle ça les panneaux à 3 plis, c’est donc du bois massif où on a trois feuilles sachant que la feuille du milieu est perpendiculaire ce qui donne une rigidité et une bonne durabilité. Ces panneaux font 19 mm d’épaisseur, donc on peu considérer que c’est du costaud par rapport à ce qui se trouve notamment en grande surface. Les peintures également sont de très bonnes qualités : des peinture acryliques avec des labels relatifs au respect de l’environnement », argumente le chef d’entreprise.

Moose, une marque de cabanes pour enfant de 3 à 12 ans

Moose met en avant 4 valeurs fortes qui peuvent les différencier de la concurrence :

  • Le design, puisque les cabanes actuelles sont fabriquées de manière artisanale avec un certain choix de formes, de couleurs, etc.
  • Le choix du haut de gamme : que ce soit les matériaux, la peinture, ce sont des produits de grande qualité.
  • La nature, puisque tous les matériaux utilisés sont respectueux de l’environnement. Cela passe par un certains nombres de qualification sur le bois, sur la peinture.
  • Et enfin, la simplicité : Simplicité dans le design et dans le montage. Une cabane se monte à 2 personnes en moins de 20 minutes.

Hervé Roche compte deux gammes de cabanes principales : « une gamme de cabanes extérieures et une gamme de cabanes intérieures qui se montent encore plus facilement et qui ont d’ailleurs un design différent. Ce ne sont pas les mêmes matériaux puis qu’ils sont destinés à l’intérieur. », précise-t-il.

Un profil atypique pour le fondateur de Moose

Hervé Roche a 45 ans et a 3 enfants. Il est diplômé en Droit et en Sciences Politiques, ce qui lui ouvre les portes du concours d’attaché territorial, poste qu’il occupe encore. Il a fait des études de relations internationales à Paris et obtenu un DEA de droit public et de sciences politiques à l’Université d’Auvergne.

« J’ai beaucoup travaillé sur le thème du développement économique donc j’étais souvent en relation avec des chefs d’entreprise et je pense aussi que c’est ce qui m’a conduit vers la création de ma propre société. J’ai proposé à Antoine Anquetil de s’associer à moi, sachant qu’Antoine, lui a 25 ans : il est très au fait des pratiques internet, des réseaux sociaux etc. Et je trouvais que cela était intéressant d’avoir cette complémentarité. J’ai eu envie de vivre une autre aventure, d’aller découvrir d’autres univers. »

Hervé continue son travail d’attaché territorial mais avec l’objectif de bifurquer. Il espère pouvoir uniquement poursuivre sur l’activité de l’entreprise. Etant donné son lien fort avec le bois, il a envie de mener une activité indépendante.

Le lancement de Moose

Officiellement Moose a été créé en fin d’année 2014 :

« La campagne Ulule a été le déclencheur. Nous avions déjà commencé à rédiger le projet. Nous avons confronté nos idées. Et ce qu’a proposé Auvergne Nouveau Monde dans le cadre du projet Up nous a permis d’avoir des délais, d’avoir un cadre, etc. Donc nous avons foncé là-dessus. Concrètement, cela s’est matérialisé tout de suite par la création d’une page Facebook.

Nous avons eu la chance d’être Lauréats, et donc de bénéficier de la campagne Ulule et d’avoir dépassé le montant espéré. Cela nous a permis aussi de commencer à faire parler de nous, à réunir une communauté qui a très vite dépassé les 300 fans sur Facebook. C’était vraiment une belle opportunité.

Il y a eu Ulule en terme de financement et il y a eu également un prêt d’honneur de 3 000 euros de la Plate-Forme Locale d’Initiative de Vichy, la CCI locale. Le Crédit Mutuel nous a suivi avec un appui de BBI France à hauteur de 15 000 euros. Il nous fallait des fonds pour commencer l’aventure, pour faire connaître l’entreprise et nos produits. L’argent pour les prototypes d’abord et puis ensuite pour tout ce qui concerne le marketing : les images, les photos, la vidéo etc. Et au-delà de l’argent, nous avons surtout trouvé de bons partenaires ici en Auvergne.

Les difficultés qui auraient pu apparaître, nous avons essayé de les combler par des idées et puis par du travail. Les choses ne se sont pas faites toutes seules. Mais nous avons trouvé que l’environnement était plutôt favorable. Je pense que nous avons a pu trouver les bonnes personnes assez vite, étant de la région. Nous souhaitons atteindre notre public par Internet mais aussi par le biais des médias traditionnels comme la presse spécialisée sur l’enfance et la décoration. Parallèlement nous allons entamer aussi des démarches commerciales via des salons pour tenter de trouver un distributeur qui corresponde à notre image. Les choses sont en route.

Pour l’instant, nous partons sur un objectif de 50 cabanes pour la première année. ”

L’état d’esprit d’un jeune créateur d’entreprise 

« En ayant endossé la veste de chef d’entreprise je trouve cela très stimulant. D’ailleurs, ce qui me ravi le plus ce sont les rencontres que l’on peut faire. Nous travaillons avec beaucoup de partenaires soit sur le marketing, soit sur la création et à chaque fois nous sommes tombés sur de bons professionnels qui nous apportent beaucoup. La confrontation des idées fait que les choses avancent bien. Nous sommes très axés sur le collaboratif, nous avons très envie de partager à tel point qu’à l’automne prochain, nous organiserons un « Fab lab » d’éphémères et nous demanderons aux parents et à leur enfants de participer sur 2 jours à un travail de construction de cabanes avec des professionnels et des designers… pour continuer à trouver d’autres modèles.

L’idée au final sera d’avoir sur papier un prototype et si les choses sont concluantes, nous le fabriquerons.

Nous souhaitons développer également du mobilier pour aménager la cabane de telle sorte que l’enfant puisse se retrouver par une sorte de mimétisme dans sa maison et ainsi faire ce que font les adultes : cuisiner, goûter avec les copains et les cousins, etc. Et dormir éventuellement.

Tout ce que nous entreprenons, c’est avec un souci d’écologie et de durabilité dans le temps. On n’achète pas une cabane qui est traitée avec n’importe quel produit et qui au bout de 3 ans va commencer à se déliter.

Nous allons maintenant mettre l’accent sur le développement commercial à travers notre site et un important travail de référencement.

Le projet est lancé, donc il faut redoubler d’effort pour innover en proposant au moins un nouveau modèle chaque année. »

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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