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L’activité des TPE en 2014, une étude de la FCGA

Par Marie Cartigny | Le 09/06/2015 à 11:39

8 secteurs d’activité passés au crible, 26 professions du commerce et de l’artisanat examinées à la loupe, des témoignages d’entrepreneurs… La Fédération des centres de gestion agréés vient de publier la 19ème édition de sa grande étude annuelle «Activité et Tendances». Une enquête inédite qui passe au crible les chiffres d’affaires des TPE en 2014.


Vent de panique dans les petites entreprises ! En 2014, tous les indicateurs sont dans le rouge. En moyenne, toutes professions confondues, le chiffre d’affaires des TPE enregistre un recul de 3,2% (contre -0,1% l’année précédente).
Plus grave : aucun secteur d’activité n’affiche un taux d’accroissement positif de son activité et la quasi-totalité des professions analysées présente des niveaux de chiffres d’affaires en baisse significative.

4 secteurs d’activité sur 8 améliorent relativement leurs performances par rapport à 2013, tout en se maintenant néanmoins dans une tendance négative :
– Équipement de la personne : – 3,8% (contre -4,3%)
– Vente et réparation auto-moto : – 1,5% (contre -3,2%)
– Café-hôtellerie-restauration : – 1,3% (contre -1,4%)
– Beauté-Esthétique : – 0,1% (contre -0,4%)

Les 4 autres secteurs présentent un chiffre d’affaires en net recul comparativement à celui réalisé un an plus tôt :
– Artisanat du bâtiment : – 7,5% (contre +1,6%)
– Équipement de la maison : – 4,5% (contre -3,7%)
– Métiers de la santé : – 1,3% (contre -0,8%)
– Commerce de détail alimentaire : + 0,2% (contre +1,4%)

Détail des performances, secteur par secteur

L’artisanat du bâtiment : – 7,5%
Après avoir bénéficié d’un court répit en 2013 (+1,6%), l’activité des petites entreprises du bâtiment replonge sévèrement en 2014. C’est la plus forte baisse de chiffre d’affaires jamais enregistrée au cours de ces dix dernières années. Aucun des six métiers du secteur n’échappe à la crise, des couvreurs (-5,5%) aux électriciens (-8,7%). Cette mauvaise performance affaiblit l’économie générale des petites entreprises, privée de sa locomotive naturelle.

L’équipement de la maison : – 4,5%
Toujours pas de reprise dans les commerces indépendants spécialisés dans l’équipement de la maison. Paradoxalement, alors que la filière conserve un certain dynamisme (+1,4% en 2014 selon le Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménagers), notamment sur le segment du petit électroménager, les revendeurs traditionnels ne tirent pas profit de cette tendance. Réseaux d’ensei-gnes et grande distribution semblent se partager la plus grande part de ce marché qui pèse 7,6 milliards d’euros selon le GIFAM.

L’équipement de la personne : – 3,8%
Si le secteur regagne un petit demi-point par rapport à 2013 (-4,3%), il reste totalement sinistré. Toutes les professions qui le composent affichent des taux d’activité largement négatifs, entre -2,4% (chaussures) et -3,9% (lingerie et horlogerie-bijouterie). Ces boutiques indépendantes semblent fortement impactées par les nouvelles stratégies d’achat anti-crise déployées par les consommateurs : groupement des achats pendant les soldes, bonnes affaires sur Internet, recours aux discounters…

La vente et réparation auto-moto : – 1,5%
Si le secteur, dans son ensemble, donne quelques signes d’amélioration par rapport à 2013 (-3,2%), on n’entrevoit toujours pas de véritable redémarrage de l’activité. Dans ce contexte défavorable, les garagistes indépendants ne parviennent toujours pas à sortir la tête de l’eau (-2,3%), même si ce recul de chiffre d’affaires et moins important que celui enregistré en 2013 (-4,1%).

Le commerce de détail alimentaire : + 0,2%
Au palmarès économique des petites entreprises, les professionnels de l’alimentation sont les seuls, tous secteurs confondus, qui affichent un taux d’activité positif (même s’il est en recul par rapport à l’année précédente : +1,4%). Certaines professions parviennent même à maintenir un niveau de chiffre d’affaires sensiblement comparable à celui de 2013. C’est notamment le cas des pâtissiers (+1,7% contre +1,8%) et des charcutiers (+2,0% contre +2,2%).

Les métiers de la beauté et de l’esthétique : – 0,1%
Toujours négatif en 2014, l’indice d’activité du secteur s’améliore cependant légèrement par rapport à l’année précédente (-0,4%). Très sensible aux arbitrages de consommation des ménages, le chiffre d’affaires des professions du bien-être souffre à la fois des espacements des visites de la clientèle et de la baisse du ticket moyen.

Pour en savoir plus : http://www.fcga.fr/



Une News de Marie Cartigny


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