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Menace sur les revenus des commerçants !

Par Marie Cartigny | Le 16/11/2015 à 09:27

En 2014, les revenus des commerçants et des artisans chutent de 3,4% en moyenne. C’est ce que démontre la 21ème édition de l’étude « Chiffres et Commentaires » conduite par la FCGA. 75 professions analysées, 11 secteurs passés au crible, des témoignages de professionnels : le document regorge de données inédites. Synthèse des principaux enseignements à lumière de l’enquête annuelle de l’INSEE sur le commerce.


En 2014, selon l’INSEE, les ventes TTC du commerce de détail et de l’artisanat commercial (boulangeries, pâtisseries, charcuteries) atteignent 492 milliards d’euros TTC. Soit une hausse de 0,8% en volume par rapport à l’année précédente.
Toujours selon la même source, dans le commerce et la réparation automobile, le chiffre d’affaires s’élève à 104 milliards d’euros. Après deux années de fort recul, il augmente de 1,6% et semble enfin se stabiliser.
Comme en 2013, globalement, ce sont les magasins du secteur non alimentaire (+0,3%) qui tirent profit de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Néanmoins, les boutiques d’alimentation spécialisées et les artisans des métiers de bouche enregistrent un chiffre d’affaires en hausse de 1,2%.

  • L’alimentaire, champion de la rentabilité !

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 0,5%, le secteur réalise l’une des meilleures performances commerciales de l’année 2014, toutes professions confondues. Les crémiers-fromagers (+3,4%) et les artisans bouchers (+2,2%) se distinguent tout particulièrement.

Mieux : les professionnels de l’alimentation affichent la meilleure rentabilité de l’année avec un résultat courant de +1,3% !

  • Les services boostent leurs ventes

Seul le secteur des services enregistre une hausse effective de ses ventes et améliore dans le même temps son résultat courant net (-0,1%, contre -1,2% en 2013).

A l’exception de la beauté-esthétique dont le taux d’évolution d’activité est nul (0,0%, contre -1,2% en 2013), les 7 autres familles professionnelles affichent des taux d’évolution négatifs.

Dans certains cas, comme par exemple pour l’équipement de la personne (-2,1%, contre -3,5% en 2013), l’équipement de la maison (-2,2%, contre -2,7% un an plus tôt) ou encore le secteur culture et loisirs (-1,1%, contre -2,2% douze mois avant), il s’agit de tendances relatives à mettre impérativement en comparaison avec les performances de l’année précédente pour mieux comprendre ce que « disent » réellement les chiffres.

  • Forte détérioration dans le bâtiment

Dans l’artisanat du bâtiment, la situation se détériore plus sérieusement. Le chiffre d’affaires de ce secteur stratégique pour la croissance des TPE poursuit sa chute en 2014 : -1,5%, contre -0,2% l’année précédente.

Plus grave : la rentabilité des professionnels de la construction et de la rénovation est particulièrement affaiblie : -4,8% contre -0,5% en 2013. C’est la plus forte baisse de revenu constatée en 2014, toutes professions confondues. Couverture, plomberie, électricité, maçonnerie, menuiserie, terrassement… : tous les métiers du bâtiment enregistrent des revenus en chute.

  • Des revenus en chute

En moyenne, le résultat courant des petites entreprises chute de 3,4% en 2014.

  • Le PALMARÈS DES REVENUS NETS *
    * Après déduction des charges sociales de l’entreprise et avant impôt

    Sur le podium des professions qui gagnent le plus en 2014, on trouve :
    – Les pharmaciens d’officine……………… 144 900 €……… (2013 : 146 500 €)
    – Les opticiens…………………………………… 60 400 €……… (2013 : 66 800 €)
    – Les ambulanciers et les taxis-ambulances 52 000 € (2013 : 55 600 €)

    Et aussi…
    Les prothésistes-dentaires (46 500 €), les débitants de tabacs-jeux-journaux (45 400 €), les cafetiers et débitants de tabacs-jeux (44 400 €), les bouchers (39 900 €)…

    En bas de tableau, les trois professions qui gagnent le moins sont :
    – Les coiffeurs à domicile……………………. 10 800 €……… (2013 : 10 500 €)
    – Les toiletteurs animaliers…………………. 12 300 €……… (2013 : 12 200 €)
    – Les exploitants de mercerie………………. 13 700 €……… (2013 : 14 100 €)

    Et aussi…
    Les parfumeries (15 600 €), les pressings (16 200 €), les salons de coiffure et les fleuristes (17 500 €), les tapissiers décorateurs (17 700 €)

AVIS D’EXPERT
Martine PINVILLE, Secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire
« Je me réjouis que les éléments de conjoncture les plus récents confirment la reprise de la consommation enregistrée au premier trimestre 2015, d’autant que cette reprise couvre assez largement les activités du commerce. Elle s’observe vraiment pour les ventes de produits industriels, alimentaires, du commerce indépendant de proximité, de la grande distribution et des hypermarchés».

Pour en savoir plus : http://www.fcga.fr/

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