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Paris 2024, des Jeux au service de nos entreprises

Paris 2024, des Jeux au service de nos entreprises

C’est acté, la Ville de Paris accueillera les Jeux Olympiques d’été en 2024. Ils seront immédiatement suivis des Jeux Paralympiques. Au-delà de la capitale de la France, c’est tout un pays qui déjà vit l’arrivée des jeux comme une formidable opportunité pour le tourisme, l’économie ou la cohésion des citoyens. Anne Hidalgo, maire de Paris, Tony Estanguet, porte-parole de « Paris 2024 », ou encore le président Emmanuel Macron, tous le disent et le redisent « Les jeux de Paris doivent offrir aux entreprises du pays, l’occasion de montrer leurs savoir-faire et de bénéficier de véritables retombées dans les commandes ou les investissements. » Voilà bien une autre manière de vivre la fameuse invitation de Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux de l’ère moderne, « L’important est de participer ».


Retombées économiques, l’exemple de Londres

« Londres 2012 a été une occasion unique sur une génération d’exposer le savoir-faire britannique pour l’engrange des bénéfices économiques à long terme », a déclaré Seb Coe, président de Londres 2012. L’un des secteurs de l’économie qui a le plus bénéficié des Jeux est celui de la construction. Un rapport demandé par le gouvernement britannique a révélé que les projets de construction pour Londres 2012 sont à l’origine d’un apport de 7,3 milliards à l’économie britannique. Les Jeux ont également eu un impact positif sur le niveau de l’emploi. Des experts indépendants indiquent que la préparation des Jeux a été un facteur primordial dans la réduction de 1,2 % du taux de chômage, début 2012. En tout, plus de 46 000 personnes ont travaillé au Parc olympique et au village olympique. Dans le même temps, les dispositifs ont été mis en place pour améliorer les compétences professionnelles des personnes sans emploi et leurs perspectives de recrutement par la suite. Le nombre plus élevé de touristes qui se sont retrouvés à Londres pour les Jeux Olympiques de 2012 a aussi profité à l’économie britannique.

Des chiffres publiés par le Bureau national des statistiques montrent que les 590 000 personnes qui ont visité la ville à l’occasion des Jeux ou assisté à des manifestations avec des billets ont dépensé en moyenne 1 467 € pendant leur séjour, par comparaison avec les 739 € dépensées habituellement par leurs autres visiteurs. La victoire de la candidature, l’organisation, la tenue et l’héritage des Jeux Olympiques ont tiré parti de toutes les compétences qui font que le Royaume-Uni s’est distingué dans l’économie mondiale. À partir de l’expertise, les entreprises britanniques décrochent désormais des contrats pour aider les autres pays à l’organisation des Jeux Olympiques.

Compétitions sportives au cœur des sites d’exception de Paris

Paris 2024 a choisi des sites de compétition exceptionnels de manière à partager le meilleur des Jeux et à créer des magic moments pour toutes les parties prenantes, et en particulier les athlètes. Ces sites ont été sélectionnés selon les principes suivants : privilégier les sites existants, mettre en valeur le patrimoine français, s’aligner sur les plans de développement urbain existants, et répondre aux besoins des populations locales pour créer un héritage tangible et durable.
Le plan directeur des sites de Paris 2024 comprend 38 sites de compétition et deux zones opérationnelles principales : comme Roland-Garros, le Stade de France, le Vélodrome National ou encore les huit stades de Football répartis dans les plus grandes villes françaises, qui ont récemment accueilli l’UEFA EURO 2016. Huit sont des sites temporaires installés dans des lieux historiques emblématiques, parmi les plus beaux au monde : le Château de Versailles, la Tour Eiffel, l’Esplanade des Invalides, etc. Deux nouveaux sites, la Paris Arena II, équipement déjà programmé, et le nouveau Centre aquatique, répondront à de réels besoins des populations locales et du mouvement sportif au-delà des Jeux.

Paris 2024 a développé un concept des Jeux assurant une offre idéale entre de nombreux sites éprouvés et efficaces et des sites temporaires exceptionnels aménagés sur des lieux emblématiques de Paris. Des experts en matière de conception de sites sportifs et de gestion de grands événements ont développé les plans des sites en intégrant les spécificités propres à chaque sport, depuis l’aire de jeux jusqu’aux espaces extérieurs. Cette expertise globale a permis d’assurer des bases solides sur chacun des sites : un système de transport fluide, des flux distincts entre les différentes populations, une exploitation facilitée et efficace et des services adaptés.

Des impacts positifs pour la communauté et sur l’environnement

Conformément au droit français de l’environnement, tous les projets devront faire l’objet d’une étude d’impact environnemental, condition préalable à la délivrance des autorisations de construire. Cette étude est soumise à un processus de consultation publique (enquête publique) qui permet d’informer la population et de recueillir son avis. Dans le cadre de la règlementation française, tout permis peut être contesté devant le juge. Le litige est alors tranché dans un délai global maximal de douze mois. Cependant, dans le cadre des Jeux, le processus sera facilité par l’adoption de la « Loi olympique et paralympique », permettant de réduire les délais et d’asseoir juridiquement les projets.

Les procédures d’appels d’offres

La SOLIDEO sera en charge d’assurer et de piloter les procédures d’appel d’offres liés à la construction et la livraison des sites des Jeux, qu’ils soient construits par des entités publiques ou privées. La SOLIDEO veillera à ce que les procédures d’appels d’offres respectent les principes de durabilité de Paris 2024, ainsi que la réglementation relative aux marchés publics français et européens. En fonction de la complexité du projet, la procédure d’appel d’offres pourra s’étendre au maximum sur une année. Différentes procédures d’appel d’offres sont à disposition des acteurs publics et permettent de s’adapter au mieux aux spécificités de chaque projet. De nouvelles procédures, telles que le dialogue compétitif, permettent notamment d’optimiser le projet au fur et à mesure de sa conception. L’ensemble des entreprises du territoire français est appelé à réfléchir, puis répondre à ces appels d’offre en fonction des compétences et technologies proposées. Ces jeux s’annoncent comme un appel d’air économique, réel, pour les entreprises innovantes.

Un réseau électrique renforcé

Le réseau existant d’alimentation électrique de Paris et sa région devrait permettre de répondre aux besoins électriques supplémentaires des Jeux de Paris 2024. Cependant, afin de répondre aux exigences du CIO, des groupes électrogènes couplés, avec des capacités redondantes, seront installés sur chaque site pour la diffusion audiovisuelle, la technologie, l’éclairage des terrains et les autres services technologiques critiques, ainsi que les fonctions sensibles (telles que la sécurité ou les accréditations). Les systèmes ASI (Alimentation Sans Interruption) permettront d’assurer l’alimentation en électricité pendant une éventuelle rupture momentanée de courant, soit pendant la bascule entre deux lignes du réseau principal d’alimentation, soit le temps que les groupes électrogènes de secours prennent le relais en cas de défaillance du réseau principal d’alimentation électrique. Les systèmes ASI seront utilisés principalement pour la diffusion, la technologie, l’éclairage des terrains et pour d’autres services essentiels.


La 4G au service de tous les sites

Tous les sites de Paris 2024 sont déjà raccordés aux réseaux de télécommunications fixes et mobiles, par des liaisons sécurisées et redondantes, garantissant une continuité de service et une fiabilité optimale. Ils disposent d’accès fibre très haut débit et sont couverts par le réseau mobile 4G, sachant que des accès Wi-Fi haute performance sont également en cours de généralisation dans les sites existants. Les experts estiment que les infrastructures sont adaptées pour supporter tout type de trafic (voix, vidéo ou données), y compris en situation de forte affluence. Cette situation optimale est déjà le résultat du plan France Très Haut Débit, initié depuis 2013 et qui vise à couvrir l’intégralité du territoire par les technologies de dernière génération.


Près de 4 milliards d’euros de budget

Le budget du Comité d’organisation des Jeux (COJO), initialement estimé à 3,2 milliards d’euros, a été revu à la hausse, à 3,6 milliards. Tous les observateurs annoncent néanmoins que l’enveloppe augmentera très probablement. Ces milliards seront financés par les impôts publics, les sponsors et autres investisseurs privés. Le budget prévisionnel se ventile ainsi : 3,2 milliards d’euros pour le volet opérationnel, financé par un subside du Comité international olympique (CIO) et les ventes de billets, auxquels il faut ajouter 3 milliards d’euros pour les infrastructures, dont 1 milliard pour les constructions spécifiques aux JO (rénovation du Stade de France, construction de la piscine, etc.), et 1,92 milliard pour le village olympique, dont la construction devrait être au moins en partie prise en charge par des investisseurs privés. Les organisateurs peuvent mettre 57 000 chambres d’hôtel à disposition sur la période des Jeux, c’est plus que les 40 000 demandées par le CIO. Du côté de la billetterie, Paris 2024 est resté prudent en se basant sur un taux de remplissage des enceintes de 85% (et 75% pour les Jeux Paralympiques), alors qu’il a dépassé les 95% pour les JO de Londres de 2012. Par ailleurs, le comité d’organisation insiste sur l’accessibilité en proposant la moitié des billets à un prix inférieur à 50 euros et un prix de départ de 15 euros (et même 10 euros pour les Jeux Paralympiques). Paris 2024 assure que ces Jeux devraient être « les plus durables de l’histoire », avec une « réduction de 55% de l’empreinte carbone par rapport aux Jeux olympiques et paralympiques de Londres en 2012 », jusqu’alors la référence en la matière.

Marc-Alexis Roquejoffre



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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