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Industrie

Projet Eco-Titanium, c’est en Auvergne que s’inventent les technologies de demain

Projet Eco-Titanium, c’est en Auvergne que s’inventent les technologies de demain

L’information n’est pas passé inaperçue : le Premier Ministre Manuel Valls en personne est venu poser la première pierre du bâtiment destiné à abriter le projet Eco-Titanium.


Une usine unique en Europe

C’est en Auvergne sur la commune de Saint‐Georges‐de‐Mons que la construction de la première usine en Europe de recyclage de titane de qualité aéronautique vient de débuter. EcoTitanium produira des alliages de titane de qualité aéronautique aptes à être forgés par UKAD, co‐entreprise d’Aubert & Duval (groupe ERAMET) et d’UKTMP International. Ce projet de recyclage de titane aéronautique permettra à l’industrie aéronautique européenne de disposer d’une nouvelle voie d’approvisionnement en matière première indépendamment des marchés dominés par l’industrie américaine et russe.

Le cycle de qualification d’Eco Titanium démarrera en 2017. Le début de la production industrielle est prévu en 2018. A plein régime la production sera de plusieurs milliers de tonnes de lingots d’alliages de titane et c’est plus de 62 emplois hautement qualifiés qui seront créés. Ce projet vient ainsi consolider le pôle de compétences métallurgiques de ce bassin d’emploi de la région des Combrailles.

Un enjeu stratégique

Actuellement, les chutes nobles de titane produites en Europe sont recyclées sous forme de lingots mais ce sont les industriels américains qui les collectent et les transforment avant de les réinjecter dans le circuit. La société UKAD, plus connue des Auvergnats sous le nom Aubert & Duval et son partenaire UKTMP (l’un des leaders de la production d’éponge de titane à finalité aéronautique), exploite aux Ancizes une usine de transformation par forgeage de lingots d’alliages de titane pour les marchés de l’aéronautique, du médical, de l’énergie et de la défense. le projet EcoTitanium, portera la première usine de recyclage de titane de qualité aéronautique construite à proximité immédiate de l’usine UKAD existante. Les matières premières de l’usine seront principalement des déchets de type chutes massives et copeaux de titane aéronautique, en provenance notamment de constructeurs aéronautiques (BOEING, AIRBUS, SAFRAN, ROLLS ROYCE) et de leurs sous‐traitants en Europe.

Les experts de la filière estiment que d’ici 2020 les besoins en titane seront de plus de 100 kt de lingots, principalement pour les secteurs de l’aéronautique, du médical, de l’énergie et de la défense qui devraient connaître une croissance de 5% par an chacun.

Un projet à 48,7 M€

Les actionnaires d’EcoTitanium sont au nombre de trois : UKAD, le porteur industriel du projet (43,5 %), l’Etat Français, (41,3%), dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir opérés par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et le Crédit Agricole Centre France (15,2%), par l’intermédiaire de sa filiale de prise de participation, CACF Développement. Cette usine qui mettra en œuvre des technologies nouvelles pour ce type d’application, notamment un four de fusion plasma, sera également exemplaire en matière de lutte contre les gaz à effet de serre.

Une usine qui intègre une démarche de développement durable

A plein régime cette filière permettra d’éviter le rejet de 100 000 t de CO2 en comparaison avec la filière classique d’élaboration par la voie minerais. Ce n’est pas son seul apport aux objectifs définis dans le Grenelle de l’environnement.  Dans son mode de fonctionnement  Eco Titanium a privilégié la mise en œuvre de contrats en économie circulaire avec ses clients . Le principe de l’économie circulaire est que le client retourne les chutes produites lors de l’usinage des lingots de titane, en amont de la filière de recyclage. L’intérêt pour le client est environnemental mais aussi monétaire : le prix des lingots fournis par EcoTitanium restera inférieur au prix du marché. Ce principe permet également de limiter l’utilisation de ressources naturelles d’où le soutien de l’Etat dans le cadre des Investissements d’Avenir sur les axes recyclage et valorisation des déchets. Aubert & Duval a étudié la faisabilité technico‐économique du projet et l’a soumis à l’ADEME qui s’est montrée intéressée et a acté le principe d’une participation financière dans le capital de la société EcoTitanium.

Avec ce projet l’Auvergne prouve qu’elle est bien une terre d’innovation où les industriels inventent l’usine du futur.

En savoir plus sur Le Programme Investissements d’Avenir (ADEME) Sites internet :                          www.gouvernement.fr/investissements‐d‐avenir‐cgi



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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