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Industrie

Confinement | La qualité de l’air s’en serait améliorée

Confinement  | La qualité de l’air s’en serait améliorée

A la veille de la Journée de la qualité de l’air, les partenaires du ballon (Airparif, le CNRS, Generali, et Aérophile) se réunissent pour mettre en commun leurs observations sur la qualité de l’air de cette dernière année et plus particulièrement, sur l’impact exact du confinement sur la pollution à Paris.


Durant le confinement, il y a eu à Paris une baisse sensible des principaux polluants, notamment des NOx et des PM ultrafines. Eu égard aux conditions anticycloniques de cette période, c’est probablement un important épisode de pollution de l’air qui a pu être évité.

La qualité de l’air s’améliore de manière tendancielle pour bon nombre de polluants. Néanmoins, elle reste un enjeu, notamment en Ile-de-France avec 5 polluants pour lesquels les franciliens sont exposés à des niveaux au-delà des recommandations de l’OMS et de la réglementation française et européenne. Cette situation est particulièrement prégnante à Paris et dans l’agglomération parisienne, compte tenu de la densité d’habitation et de trafic. C’est la première préoccupation environnementale des franciliens.

“Les concentrations ne diminuent cependant pas pour l’ozone, polluant de l’air et gaz à effet de serre, et pour le dioxyde de carbone, gaz à effet de serre. Les niveaux d’ozone augmentent en effet à l’échelle de tout l’hémisphère Nord. Et ce polluant est aussi impacté par les canicules plus fréquentes qui conduisent à davantage d’épisodes de pollution en été”, selon Karine Léger, Directrice Générale d’Airparif.

Les règlementations nationales et européennes sur les précurseurs d’ozone (oxydes d’azote et hydrocarbures) peuvent toutefois expliquer une moindre intensité de ces épisodes au regard de l’historique, et notamment de 2003, et ce malgré de records de température comme en 2019.

La diminution des activités malheureusement liée au confinement a permis une amélioration notable de la qualité de l’air.

Pour le dioxyde d’azote, polluant majoritairement lié au trafic routier, une baisse de – 20 % à – 35 % selon les semaines a été observée, et pouvant atteindre – 50 % en proximité immédiate de certains axes. En revanche, l’impact était moindre sur les particules -7 % du fait de conditions météorologiques peu dispersives sur toute la France et favorable à la formation de particules secondaires, mais aussi du fait de sources d’émissions toujours présentes, comme le chauffage les premières semaines, et notamment du chauffage au bois, et l’agriculture.

Sur des polluants non règlementés à ce jour, mais pour lesquels l’ANSES recommande de renforcer la surveillance, comme les particules ultrafines (qui peuvent être aussi petites qu’une molécule d’ADN), une baisse de -30% des concentrations a été constatée, ainsi que pour les émissions de CO2, gaz à effet de serre.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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