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Industrie

RENOVA a choisi l’Auvergne pour implanter son premier site industriel à l’étranger.

RENOVA a choisi l’Auvergne pour implanter son premier site industriel à l’étranger.

Renova, le groupe portugais spécialisé dans les produits liés à l’hygiène (papier hygiénique, mouchoirs en papier, essuie-tout), connu pour ses rouleaux de papiers toilette aux couleurs acidulées, renforce son activité sur le marché français en s’implantant à St-Yorre, en Auvergne.


 Une stratégie de conquête du marché européen

Renova a choisi l’Auvergne pour concrétiser son ambition de s’implanter hors du Portugal avec pour objectif de se rapprocher de ses clients et réduire ses coûts de logistique. Selon Paulo Pereira Da Silva, PDG de Renova, ” l’internationalisation est une stratégie de l’entreprise et l’opération en France est un pari essentiel dans cette stratégie.”

Avec un Chiffre d’Affaires de 140 Millions d’euros (en 2014), 2 usines au Portugal, 600 collaborateurs, Renova n’est certes pas un “poids lourds” face aux industriels américains du secteur mais sa production annuelle de 100.000 tonnes de papier et sa capacité d’innover et de surprendre ont imposé la marque de papier hygiénique RENOVA dans 70 pays. Renova dispose de bureaux au Portugal, en Espagne, en France et en Belgique. Il est présent en Espagne, en France, en Belgique, mais aussi aux Etats-Unis, au Japon et en Corée du Sud. Le groupe portugais dispose également d’un site de vente en ligne de ses produits, tant pour les professionnels que pour les particuliers. Le marché du papier toilette est dominé par les marques de grands distributeurs (65 %) dont le géant scandinave propriétaire de Lotus.

Ce nouvel investissement sur le territoire français, premier site de production industrielle hors du Portugal ” permettra d’améliorer significativement la capacité de réponse de Renova à la demande de l’ensemble du marché du centre et du nord de l’Europe» précise le communiqué.

La littérature au service du développement économique

Lire est certainement l’activité humaine la plus porteuse de bénéfices mais lorsque ses bienfaits trouvent leur prolongement dans l’économie locale cela provoque des rencontres étonnantes. C’est en lisant un ouvage d’Eric Orsena, «  Petit Précis de mondialisation » que Sonia Lopez, chargée de mission de l’Agence régionale de développement économique (Arde), a eu l’idée de contacter le groupe papetier portugais Renova dont le PDG confie à l’écrivain qu’il cherche à délocaliser une partie de son activité pour des raisons de logistique. « Ca a fait tilt » réagit Sonia Lopez qui établit illico un contact avec l’entreprise pour lui proposer de s’implanter en Auvergne. La veille économique, cette aventure en est la preuve, est autant un état d’esprit qu’une méthodologie bien construite. Sonia Lopez explique ainsi sa réactivité : « L’Auvergne n’a pas une attractivité naturelle alors il nous faut aller chercher les investisseurs.” , une variante du fameux ” on n’a pas de pétrole mais on a des idées“.

A l’Arde c’est un travail en équipe : ” nous avons étudié leur cahier des charges et nous sommes mis en quête d’un site correspondant à leurs besoins précis . Nous étions en concurrence avec 2 régions, Champagne Ardenne et Centre, très bien placées pour le marché du Bénélux qui intéressait Renova. Il a fallu faire vite et faire mieux.

C’est le site de Saint Yorre qui finalement a eu la préférence. Son argument majeur : le positionnement géographique de l’Auvergne et son réseau autoroutier qui la placent au coeur des marchés français et européens. Une situation géographique idéale pour une entreprise qui veut rationaliser sa logistique.

Renaissance d’une friche industrielle

Fermée en décembre 2013, l’usine Candia de la coopérative laitière Sodiaal vient d’être rachetée par Renova. Cette implantation  entraînera la création d’une trentaine d’emplois, dans un premier temps. Outre la situation, la qualité du foncier bâti en bon état, la proximité de l’Allier a été un atout décisif dans la négociation : grande consommatrice d’eau, l’accès à cette ressource est fondamental pour l’industrie papetière.

L’équipe-projet de l’Arde accompagnant Renova n’a eu aucun mal à se mobiliser : le sous-préfet de Vichy, les structures d’Etat décentralisés, la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement ( DREAL), la Direction Départementale des territoires (DDT), la Mairie de Sait-Yorre, Vichy Val d’Allier Développement ont été très réactifs. A partir d’un forage appartenant à la commune de Saint Yorre, une canalisation alimentant directement l’usine a été co-financée par la ville de Saint Yorre et la communauté de communes Vichy Val d’Allier pour un investissement de 460.000 euros.

Cette entente a été la clef de la réussite « On a travaillé collectivement sans arrière pensée politique. C’est rassurant pour l’investisseur car il faut créer un climat de confiance. Il ne suffit pas de mettre en œuvre une métodologie de projet rigoureuse, la dimension humaine a toute sa place dans le montage de ce type de projet. Michelin développement a fourni une aide précieuse, comme toujours à nos côtés : non seulement ils amènent des aides mais essentiellement une sécurité,”

De fait le projet depuis le premier contact en juin 204 aura été mis sur pieds en 6 mois et bouclé en 1 an. “Ca a été un travail au quotidien” mais la réussite est là avec une promesse de reprise des salariés de Candia via un contrat de revitalisation que Sonia Lopez qualifie de « bouffée d’oxygène pour ce territoire meurtri”.

L’ouverture est prévue pour la fin de l’année. Le groupe Renova y produira essentiellement ses gammes de papier toilette et d’essuie-tout, pour le marché français ( à hauteur actuellement d’environ 10% de ses ventes) et les pays du Nord de l’Europe.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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