webleads-tracker

Commerce

Sandrine Fourier reprend le flambeau de l’institut “Beauté nature” à Lurcy-Lévis

Sandrine Fourier reprend le flambeau de l’institut “Beauté nature” à Lurcy-Lévis

Lurcy-Lévis ne compte pas plus de 2 100 habitants et, cependant, quand le salon de coiffure et d’esthétique « Beauté coiffure » a été mis en vente, Sandrine n’a pas hésité à postuler à son rachat. Une décision mûrement réfléchie, un choix de vie qui l’enthousiasme.


Entreprendre, un vrai challenge

Qu’il s’agisse de reprise ou de création, le principal obstacle rencontré par bon nombre d’entrepreneurs est la réticence des banquiers à les accompagner. Cette règle a bien faillit jouer en la défaveur de Sandrine, repreneur d’une entreprise prospère de coiffure et d’esthétique avec une clientèle fidèle : « Je suis esthéticienne mais comme je n’avais pas de diplôme de coiffeuse et que le chiffre d’affaires se fait davantage sur le salon de coiffure que sur l’esthétique, les banquiers craignaient que j’échoue ». Finalement, sa persévérance a été récompensée : Sandrine a finit par convaincre la banque de la suivre dans ce projet car elle avait un atout de poids : un savoir-faire reconnu. Depuis 4 ans, elle avait gravi les échelons dans ce salon jusqu’à devenir le bras droit de la propriétaire. «  C’est mon employeur qui m’a proposé de reprendre l’entreprise. C’est elle aussi qui m’a épaulée pour les démarches administratives. Elle a toujours été là pour me conseiller et je sais que je peux encore compter sur elle si j’ai besoin. J’avais travaillé dans plusieurs salons, fait des stages, suivi des formations en soins visage et corps pour connaître les nouveautés dans l’esthétique. J’étais sûre de moi. Pour la partie coiffure, j’ai appelé deux anciennes collègues en leur disant que je voulais travailler avec elles et j’ai aussi une apprentie coiffeuse qui est déjà esthéticienne. Ça m’a pris 6 mois pour faire aboutir mon dossier et seulement 15 jours de fermeture pour le passage de relais. »

Un esprit jeune

Voilà donc comment, depuis le 18 février 2014, Beauté Nature, salon de coiffure et d’esthétique, a changé de propriétaire et si l’aménagement intérieur façon pagode indonésienne demeure, l’esprit en a été renouvelé avec une équipe jeune très motivée.

Sous l’impulsion de la nouvelle « patronne », une jolie blondinette de 28 ans, deux nouvelles coiffeuses ont intégré le salon et de nouveaux tarifs ont été mis en place : « Ça a été ma première modification : c’est un très beau salon, très chaleureux, luxueux même, mais l’ancienne propriétaire pratiquait des prix un peu élevés pour pouvoir toucher une très large clientèle. J’ai mis en place de nouveaux tarifs et proposé un rabais de – 20 % aux moins de 20 ans qui n’ont pas les moyens de se faire coiffer ou de recevoir des soins esthétiques.  Mon concept : prouver que tout le monde a le droit de se faire coiffer ! »

Ce n’est pas la seule innovation : un espace « enfants » a été créé pour les mamans qui peuvent bénéficier de soins et se relaxer tout en surveillant du coin de l’œil leurs enfants occupés à jouer ou à regarder la télévision mise à leur disposition.

La diversification pour séduire la clientèle

Quand Sandrine était encore employée au salon, celui-ci se prolongeait par une boutique de vente de tabac et de fleurs. Si cette polyvalence apportait un complément financier intéressant, interrompre un soin pour aller servir un client perturbait les employées comme les clientes : « les clientes se sentaient délaissées parce qu’on allait faire de la vente et c’est compréhensible alors j’ai fermé la boutique, le local a été vendu et je propose des accessoires de mode, des petits bijoux, de la maroquinerie pour compenser la perte. Il n’y a pas grand chose alentour, nous sommes dans la campagne, pour les petits cadeaux de dernière minute, c’est pratique. »

Enfin, à l’affut de tout ce qui peut faire prospérer son activité, Sandrine vient de conclure des partenariats avec des établissements hôteliers haut de gamme en proposant des soins à domicile dans les SPA de ces beaux établissements. Les clients du château de Béguin à Lurcy Lévis, du manoir du Mortier à Meaulne et du château d’Ygrande font souvent appel à elle et ce complément s’avère porteur.

Des projets de développement

Sans concurrence sur l’esthétique, Beauté nature est le seul salon à Lurcy Lévis. Elle ne craint pas non plus la concurrence du second salon de coiffure en cherchant à se situer sur un segment de clientèle plus jeune. Tarifs étudiés, produits « bio », marques prestigieuses et produits à petits prix, promotions, animations sont à l’ordre du jour comme en témoigne sa page facebook, très branchée, très vivante.

Pour communiquer, un site Internet (en cours de construction), mailings et SMS, page Facebook sont les outils qu’elle utilise, avec efficacité.

Pourtant, Sandrine pense déjà aux évolutions qu’elle souhaite pour son entreprise : « la cabine solarium va probablement disparaître du fait de la législation. A ce moment-là, je pense qu’il faudra que je propose autre chose. Un hammam, un SPA correspondent à une demande croissante d’une clientèle. Cela pourrait s’avérer rentable. »

Mais pour l’instant, Sandrine garde les yeux rivés sur les chiffres du mois : «  je suis très contente du résultat. Bien sûr, on a toujours des peurs bleues comme ce mois-ci où les charges arrivent mais on s’accroche et on travaille. ». Un travail un peu en solitaire car elle n’a pas de collègues avec lesquelles échanger en dehors des sessions d’examens où elle côtoie les autres membres du jury pour les CAP et BP esthétique au lycée Thérèse Desteumaux à Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre).



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !