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Semaine d’action patronale : Libérons l’entreprise !

Semaine d’action patronale : Libérons l’entreprise !
Jean-Pierre Lavigne (CGPME Puy-de-Dôme), Jean-Yves Resche (Medef Puy-de-Dôme) et Jean-Luc Helbert (UPA)

Il n’est pas dans l’habitude des représentations patronales de communiquer ensemble. Profitant de la semaine d’action nationale organisée du 1er au 5 décembre, les dirigeants du Medef Puy-de-Dôme, de la CGPME Puy-de-Dôme, rejoints par la troisième organisation patronale représentative, l’UPA (artisans), ont souhaité prendre la parole afin d’expliquer clairement les enjeux de leur mobilisation !


Côte à côte Jean-Yves Resche, Jean-Pierre Lavigne, et Jean-Luc Helbert ont tenu à faire œuvre de pédagogie afin d’expliquer clairement pourquoi ils sont particulièrement remontés sur de nombreux sujets.

Dans une période de compétitivité en berne, les patrons Auvergnats ne manquent pas de sujets d’inquiétudes. Après avoir rencontré Michel Fuzeau, Préfet de la région Auvergne, les 3 présidents ont tenu une conférence de presse afin de présenter “la réalité du compte pénibilité, de la loi Hamon, du temps partiel de 24 heures minimum par semaine, de l’obligation d’informer les salariés en cas de cession d’entreprise…”

Remotivés par les chiffres publiés par baromètre mensuel OpinionWay réalisé pour Axys Consultants où 58% des Français déclarent comprendre ce mouvement et 42% le soutenir, les représentants patronaux n’ont pas hésité à faire usage de qualificatifs assez directs pour parler des problèmes touchant les entreprises. Ainsi pour Jean-Luc Helbert les textes régissant le compte pénibilité sont tout simplement ubuesques !

Malgré la mise en oeuvre du CICE et du pacte de responsabilité, synonyme de 41 milliards  de baisse de prélèvements d’ici à 2017, par sa lenteur d’entrée en application l’ensemble de ces dispositifs a  échoué à rétablir la confiance, surtout que parallèlement s’accumulent de nouvelles contraintes.

Jean-Yves Resche a tenu  à  souligner combien l’ensemble des événements organisés lors de cette semaine d’action avait un but pédagogique “Notre démarche est  apolitique. Les textes et mesures contestés ont été décidés lors de cette mandature pour beaucoup mais également sous la précédente pour certains ».

Pour le Président du Medef Puy-de-Dôme « La France est un grand pays, plein de talents, d’énergie, de potentiels. Tous les jours, nous oeuvrons pour développer nos entreprises et créer ainsi richesses et emplois. Mais La situation économique de notre pays ne s’améliore pas, et les difficultés s’accumulent sur les entreprises françaises étouffées par une accumulation de charges, de contraintes, de taxes et de sanctions. Il est indispensable de changer de posture.

Nous constatons une incohérence entre les discours et les actes du gouvernement: au-delà des promesses contenues dans le Pacte de responsabilité qui entreront en vigueur entre 2015 et 2017, des dispositifs variés sont annoncés qui vont compliquer la vie des chefs d’entreprise.

Une prise de conscience des élus est indispensable. Notre mobilisation est constructive, importante et doit permettre de faire de la pédagogie sur les difficultés rencontrées au quotidien par les chefs d’entreprises »

Ce sont 11 points différents qui ont été détaillés par les 3 Présidents revenant, notamment, sur l’obligation  d’information des collaborateurs préalablement à toute cession ou transmission d’entreprise. « Une communication qui va mettre en péril dans les prochaines semaines de nombreuses opérations de cession d’entreprises » selon le Président du Medef Puy-de-Dôme.
Réclamant l’abrogation pure et simple d’une loi « complexe, en in adéquation avec l’objectif fixé et allant à l’encontre du principe de simplification”.
Pour Jean-Yves Resche : « La transmission d’une entreprise à ses salariés est avant tout une question de formation, d’accompagnement et de financement et non d’information préalable. »

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A la pointe des attaques portées figure le décret pénibilité « tout simplement inapplicable dans la vraie vie » selon Jean-Yves Resche pour qui « Il faudra un contrôleur derrière chaque salarié».
Pour le Président du Medef Puy-de-Dôme « Nos députés n’ont pas remarqué que depuis Henri Ford les façons de travailler avaient changées »

Selon Jean-Luc Helbert “Un artisan du bâtiment devra ainsi comptabiliser différemment, tout au long de la journée, les heures d’un salarié exposé au soleil et celles d’un autre travaillant à l’ombre. ».
Une position ferme d’opposition partagée par les présidents de syndicats professionnels également présents à l’occasion de cette conférence : Gilles Chatras pour la CAPEB ou bien encore Martine Varischetti pour la FNCF. La proposition avancée par l’ensemble des syndicats patronaux est claire : Abrogation de la loi et mise en place d’accords de branches.

Le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) n’a pas été non plus épargné de critiques, notamment  pour son caractère « sélectif » qui en prive près de la moitié des 1,3 millions d’artisans et d’indépendants.
Jean-Pierre Lavigne a  insisté sur la notion de “cadeau” offert aux entreprises « On parle de 40 milliards mais seulement 8 ont été réellement redistribués. De plus, même de façon cumulée nous ne faisons que retrouver la situation de 2007. On redonne d’un coté ce que l’on à pris de l’autre. »

Taxes et charges continuent d’augmenter…

Entre 2011 et 2013 les prélèvements obligatoires ont augmenté de 36 milliards. Cette hausse a été ralentie de 5 milliards en 2014, et en 2015, le CICE et les premiers effets du Pacte de responsabilité permettront de ralentir encore de 7 milliards la hausse des prélèvements obligatoires. Cependant, selon l’avis partagé entre les 3 présidents « diverses taxes et charges continuent d’augmenter pour les entreprises, et ce en dépit des annonces, contrecarrant ainsi les effets attendus de la politique en faveur de la compétitivité. »

Les contraintes liées à l’ouverture des dimanches pour les petits commerçants, les nouveaux « effets de seuils » dissuadant des chefs d’entreprise de se développer de peur des obligations engendrées (représentants du personnel, CHSCT…) entraînant une complexité administrative et un coût non négligeable, les minimas de temps partiel de 24 heures… l’ensemble de ces mesures à également été   contestées lors de cette conférence de presse.

Pour les 3 dirigeants patronaux, la situation des finances publiques françaises fait partis des plus préoccupantes de l’Union européenne et les mesures correctrices adoptées en Conseil des ministres le 12 novembre dans le cadre du projet de loi de finances rectificative n’apportent aucune réponse sérieuse et pérenne en matière de dépenses publiques et de relance de l’activité et de conclure qu’il « Il est indispensable de baisser les dépenses publiques de fonctionnement. »

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Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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