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Formation, éducation

Six pépites pour prouver l’excellence des formations supérieures en Auvergne

Six pépites pour prouver l’excellence des formations supérieures en Auvergne

Sur le thème L’Auvergne, terre fertile pour l’éclosion des cerveaux, Auvergne Nouveau Monde a organisé au sein du salon INFOSUP une soirée “Les Pépites de l’enseignement sup » en collaboration avec les deux universités, l’IFMA, l’école nationale supérieure de Chimie de Clermont-Ferrand, le groupe ESC Clermont, Vetagro Sup et l’Onisep.


L’enseignement supérieur en Auvergne

Clermont-Ferrand, ville universitaire internationale, fête à chaque rentrée ses étudiants en les invitant à découvrir les activités et ressources de la ville. Animations gratuites, tarifs préférentiels, édition d’un guide pratique, tout est mis en œuvre pour montrer que la ville sait accueillir les 40 000 étudiants qui fréquentent les universités et les écoles clermontoises. L’enseignement supérieur est sans conteste un vecteur d’attractivité pour la métropole et pour le territoire auvergnat. Ce qui fait la réputation de Clermont-Ferrand ce sont des formations d’excellence, des filières spécialisées référencées à un niveau international, des laboratoires de recherche, une ambiance propice à l’éclosion de projets innovants.

L’Université Blaise Pascal fait d’ailleurs partie des 21 universités françaises classées dans le prestigieux classement de Shanghai en 2014.

Lors du salon sur les formations du supérieur d’Infosup, Auvergne Nouveau Monde a organisé une soirée afin de découvrir les “pépites” venues de France et d’ailleurs pour étudier en Auvergne et qui ont trouvé une expertise inédite et les moyens de développer leurs projets académiques. Chaque « pépite » a ainsi pu témoigner de l’excellence de la formation, de la recherche et de l’économie auvergnate au sein d’entreprises et de laboratoires mondialement connus.

Les « pépites » du Nouveau Monde

Six «pépites» sont venues témoigner de leur expérience au cours d’une soirée devant un peu plus d’une centaine d’auditeurs et, animée par Olivier Rollot, blogueur et journaliste spécialiste de l’enseignement supérieur pour qui « c’est complètement “has been” d’aller dans une grande capitale pour étudier ».

• Noémie Mermet, gagnante du concours Ma thèse en 180 sec’, chercheuse en neurosciences au laboratoire Neurodol de l’université d’Auvergne ;

• Louise Schmitt, ingénieure diplômée de l’IFMA, responsable planification qualité Europe pour la gamme Tourisme chez Michelin ;

• Rachod Boonsin, doctorant à l’ENSCCF, dont la thèse porte sur l’éclairage LED nouvelle génération, en partenariat avec la start-up Revlum ;

• Diego Landivar, docteur en économie, dont les travaux de recherche portent sur le Web Mining, le Big Data et la Cartographie informationnelle au sein du Groupe ESC Clermont ;

• Antoine Zuber, chercheur chez Limagrain il a intégré la coopérative céréalière après avoir été formé à l’ENITA

• Ben Van Wyk de Vries, enseignant-chercheur du laboratoire Magma et Volcans de l’université Blaise Pascal ;

Noémie Mermet, époustouflante !

La lauréate du concours international francophone « ma thèse en 180 secondes » est une virtuose du verbe. Non seulement elle a une tête bien faite mais aussi un talent incomparable pour faire comprendre à des néophytes les concepts scientifiques les plus abruptes. Son sujet de recherche, L’allodynie est une douleur que l’on pourrait qualifier de « sans cause », déclenchée par un simple effleurement, normalement indolore. C’est à Clermont-Ferrand, au sein du laboratoire Neuro-Dol que cette jeune jurassienne de 24 ans poursuit désormais sa recherche sur les mécanismes de la douleur : « Clermont-Ferrand est réputée au plan international pour la recherche sur la douleur. Après ma licence en biologie et physiologie à Besançon,  je suis allée à Lyon pour intégrer un Master en neurosciences. La renommée du laboratoire Neuro-Dol associé à l’Inserm m’a poussée à reprendre ma valise pour postuler à l’offre de thèse sur la douleur de l’Université de Clermont-Ferrand. Ils avaient besoin d’une spécialiste formée à l’électro-physiologie et ça a été ma chance. J’avais aussi besoin de fuir le bruit et la pollution, ici  je me sens bien. »

Son regret, devoir partir à l’étranger en post doc avec l’espoir de revenir à Clermont, terre fertile pour l’éclosion de talents

Membre de l’association « Auver-Brain » qui regroupe des chercheurs et des étudiants elles est parfaitement à l’aise dans l’animation de conférences ludiques, d’ateliers de débats et expositions pour partager les avancées de la recherche en Neurosciences et ses implications pour la société.  Elle prendra part, du 16 au 22 mars 2015 à la semaine européenne du cerveau.

Louise Schmitt, l’Auvergnate de New-York

Eduquée entre Versailles et New-York, Louise Schmitt a trop voyagé pour se contenter d’une vie sédentaire. Lorsqu’elle choisit d’intégrer l’IFMA (Institut de Formation en Mécanique Avancée) en 2005, c’est pour aborder un cursus tourné vers l’international : « L’IFMA est une école à dimension internationale comprenant des stages et des années de césure pour que les étudiants puissent se confronter à différentes formes d’organisation ».

A la fin de ses études, après un passage par l’Espagne et la Suède, Michelin ouvre ses portes à cette brillante ingénieure en tant que « développeur cru », avec pour fonction l’industrialisation de différents modèles de pneus pour les véhicules de tourisme. « J’aime vivre en Auvergne et en plus j’ai décroché le job dont je rêvais  : une multinationale pour voyager, travailler dans l’industrie, travailler dans une entreprise avec des gens de différents horizons. ».

Cinq années plus tard et de nombreux voyages, elle devient responsable de planification qualité pour la gamme de pneus tourisme ce qui l’amène à animer un réseau d’experts produits, procédés, matériaux et méthodes dans l’Europe entière.

Ce retour vers ses origines auvergnates (elle est bel et bien descendante d’une famille auvergnate ! ) est pour elle un choix de vie qui la comble. La mondialisation, l’innovation et le succès ne se trouvent pas qu’à New York !

Rachod Boonsin, prendre racine en Auvergne

C’est grâce à un consortium de plus de 70 écoles d’ingénieurs françaises dont l’objectif est de former des cerveaux à vocation internationale que Rachod Boonsin, après un Bachelor of Sciences à l’université de Bangkok, quitte la Thaïlande pour la France. Il a le choix entre plusieurs villes mais c’est à Clermont-Ferrand qu’il choisit d’étudier l’ingénierie, en intégrant l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie. : « Cette école illustre le rayonnement de Clermont-Ferrand, grâce un recrutement à l’international, mais aussi avec l’aide des travaux en soutien et le tissu industriel Auvergnat . Plusieurs de mes amis travaillent chez Michelin. ». Sa spécialité, l’éclairage LED qui est un domaine en pointe sur Clermont. Rachod Boonsin est diplômé de l’ENSCCF depuis 2012 avec une spécialisation dans les Matériaux Hautes Performances. Il prépare une thèse financée par le Conseil Régional dans le cadre d’une « bourse innovation ». Sa recherche porte sur le développement de luminophores organiques sans terres rares pour l’éclairage éco-énergétique à base de LEDs, une recherche qu’il effectue en partenariat avec 3 entreprises : Sibylux, Fji Elecrtic et une jeune start’up Clermontoise innovante : RevLum.

Diego Landivar : “parce que nous étions pauvres”

Originaire de La Paz en Bolivie, c’est un brillant élève qui débarque sur la sol français pour intégrer l’Ecole Normale Supérieure et la Sorbonne où il obtient un DEA d’économie. Il poursuit ensuite ses études à Clermont, au CERDI (Centre d’Etudes et de Recherches sur le Développement International), pour réaliser son doctorat en économie grâce à une bourse du CNRS. Il ne quittera plus Clermont,  quand il est recruté par l’ESC, en 2012, en tant qu’enseignant-chercheur. Spécialiste du « big data »,  il analyse les débats diffusés sur internet et les réseaux sociaux car il a fait de la rumeur, des controverses, des scandales et complots son sujet de recherche. Dans ce cadre il travaille au développement d’outils de prévision d’anticipation de cartographies et d’analyse de situations critiques en exploitant les données glanées sur le net : « Quand j’étais enfant, à la Paz, les gens de la Banque Mondiale venaient nous étudier parce que nous étions pauvres. Donc devant ces gens qui voulaient notre développement parce qu’ils nous considéraient comme pauvres, nous nous sentions comme des souris de labo. C’est un peu une revanche pour moi d’étudier l’économie du développement et de rechercher sur le web les expressions subjectives, les engueulades, les controverses, pour étudier la société. » Sur ce registre, à force de nous observer, il considère qu’en France nous avons « une culture du chaos et de l’engueulade ».

Au sein du laboratoire de recherche Origens Media Lab, spécialisé dans l’aspiration et le traitement de données sur le web, il développe des innovations technologiques permettant d’anticiper et de gérer des situations de crise.

Ce qui l’a attiré à Clermont-Ferrand, c’est la capacité de ce territoire à « impulser une dynamique d’innovation. L’ESC Clermont est dotée d’un ancrage territorial et s’impose une obligation de rayonnement à l’international pour préparer les étudiants aux enjeux mondiaux. »

Antoine Zuber, le régional de l’étape

Responsable Projets marquage moléculaire pour la qualité des semences chez LIMAGRAIN EUROPE, cet Aurillacois d’origine a réalisé tout son parcours à Clermont-Ferrand : master 1 de génie moléculaire à l’Université Blaise Pascal, Ingénieur des techniques agricoles à l’ENITA et Master 2 élaboration et amélioration de la production végétale.

Un beau cursus qui l’a conduit à travailler chez Limagrain comme chercheur en amélioration végétale.

Peut-être sera-t-il l’inventeur des semences de demain. En attendant, s’il n’a pas voulu quitter l’Auvergne, c’est parce qu’il poursuit une carrière à l’international chez Limagrain, un des plus grands producteur de semences au monde et qui compte plus de 8 600 collaborateurs ( 1500 en Auvergne) dont plus de 1 800 chercheurs dans une quarantaine de pays. Limagrain consacre 200 M€, soit 13,5 % de son chiffre d’affaires à la recherche.

Ben Van Wyk de Vries, pour un classement de la chaîne de Puy au patrimoine de l’UNESCO

Enseignant-chercheur du laboratoire Magma et Volcans de l’université Blaise Pascal, ce volcanologue a parcouru et parcourt encore le monde entier mais c’est à Clermont-Ferrand qu’il a décidé de se fixer depuis 17 ans. Leader dans le domaine de la tectonique des volcans, spécialiste du géopatrimoine, ses travaux ont notamment porté sur les risques naturels au Nicaragua, et sur l’implication des habitants dans la gestion des risques géologiques. S’il enseigne dans plusieurs universités mondiales,  (Mexique, Pérou, Philippines,  Etats-Unis), c’est à Clermont-Ferrand qu’il concentre son activité comme coordonnateur du master international INVOGE (International Geological Master in Volcanology and Geotechniques) qui attire de nombreux chercheurs en Auvergne : « C’est important pour l’Auvergne et pour les Auvergnats de partir ailleurs pour promouvoir leur université et attirer les gens d’ailleurs pour les intégrer. La mobilité, l’échange, la dynamique que créent ces ambassadeurs font partie de notre richesse ».

Venu presque par « accident » à Clermont-Ferrand, il est le Britannique le plus connu des Puydomois pour avoir défendu le projet de classement de la chaîne de Puy au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Avec plus de 600 formations dans tous les domaines l’enseignement supérieur en Auvergne propose des formations parfois uniques en France. Les relations internationales sont au cœur de leur projet : Clermont Université a établi un réseau et des partenariats avec des universités du monde entier afin d’affirmer sa place dans l’enseignement et la recherche et ainsi créer les conditions d’un enseignement supérieur d’excellence. Ces 6 témoignages ne nous permettent pas d’en douter.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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