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Solaterra : l’innovation en matière d’énergies renouvelables dans le Massif Central

Solaterra : l’innovation en matière d’énergies renouvelables dans le Massif Central

Développeur de projets multi-énergies, Solaterra œuvre en particulier dans la mise en place d’unités de méthanisation et de parcs éoliens. Dirigée par Julien Calabre et David Peters, cette jeune entreprise clermontoise souhaite contribuer à la réalisation des objectifs fixés par l’Europe en matière d’énergies renouvelables d’ici à 2020 pour étendre son activité.


Solaterra est née de la rencontre de deux professionnels. Julien Calabre, 30 ans, est géographe et cartographe. Il a longtemps été consultant indépendant dans le domaine de la cartographie et des énergies renouvelables. C’est lors de cette activité qu’il rencontre David Peters, 43 ans, issu du conseil en environnement dans le secteur agricole. Ils décident de s’associer. « C’est une société que nous avons créée pour porter des projets d’énergies renouvelables dans leur totalité car nous avions chacun des compétences différentes et complémentaires. Julien a des compétences en cartographie, énergies renouvelables et gestion de projets tandis que moi je m’occupe des questions réglementaires et agricoles, gestion des procédures et rédaction des dossiers», souligne David Peters.

Solaterra voit donc le jour en 2010. Initialement, l’entreprise travaille sur des projets d’installation de centrales photovoltaïques au sol. Deux ont vu le jour dans le département de l’Allier. Aujourd’hui, Solaterra porte des projets d’énergies renouvelables au sein de différentes filières. L’entreprise travaille beaucoup sur l’éolien et la méthanisation territoriale. « Notre objectif consiste à développer ces projets pour le compte de partenaires tiers, comme le groupe Vol-V, partenaire historique de Solaterra, ainsi que notre propre compte. Notre activité couvre l’identification des sites d’implantation jusqu’à l’obtention de l’ensemble des autorisations administratives qui permettent de mettre en œuvre l’installation. Nous travaillons sur la phase amont des projets et nous nous associons avec des partenaires énergéticiens, dont le métier est la production d’énergies renouvelables, qui eux vont pouvoir réaliser les investissements, la construction et l’exploitation des unités que nous aurons conçues ensemble. »

Nous répondons à des objectifs européens qui ont été fixés et qui consistent à porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale à l’horizon 2020

Solaterra est un développeur de projets. Il existe beaucoup d’intervenants dans le domaine des énergies renouvelables et l’entreprise de Julien Calabre et de David Peters joue un rôle d’interface entre tous ces acteurs. Actuellement, l’éolien et la méthanisation représentent 90 % de l’activité de Solaterra. La méthanisation s’appuie sur une dégradation de la matière organique par des bactéries en absence d’oxygène. « Nous intervenons sur un seul type de projet, à savoir des projets collectifs, territoriaux, qui visent à associer à la fois les agriculteurs, les industriels et les collectivités qui ont un intérêt à mutualiser ce gisement local de matières organiques pour produire du biogaz. Celui-ci sera valorisé de deux manières : soit en l’injectant sur le réseau de gaz naturel, soit en faisant de la production combinée d’électricité et de chaleur. » Une unité de méthanisation moyenne a un gisement de matières entrantes de l’ordre de 20 000 tonnes par an et va générer entre 150 et 200 mètres cubes de méthane par heure, ce qui correspond à l’équivalent de chauffage fioul/gaz de 600 maisons .

L’éolien représente quant à lui une part de 40 % dans l’activité de Solaterra. « Nous répondons à des objectifs européens qui ont été fixés et qui consistent à porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale à l’horizon 2020. Concrètement, nous avons encore une grande marge de développement en particulier sur l’éolien car l’objectif français est de 25 000 mégawatts installés pour 2020 et nous sommes à environ 7 000 mégawatts réalisés ce qui donne une idée du travail qui reste à accomplir dans ce domaine.  C’est une filière qui reste en plein essor même si nous avons aujourd’hui des contraintes réglementaires et de l’opposition locale dans les projets qui freinent un peu le développement.»

Le rayon d’action de Solaterra s’étend sur le grand Massif-Central : l’Auvergne, le Limousin, le sud de la région Centre, une partie de Rhône-Alpes et Bourgogne ainsi que sur le Lot et l’Aveyron. L’entreprise compte 3 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 150 000 € par an. « L’implantation en Auvergne s’est faite car nous sommes sur un territoire central et qui présente une diversité des ressources naturelles. Etant donné que nous avons une vocation a être un développeur de projets multi-énergies, nous avons cherché un territoire qui présentait cette diversité et ce potentiel de ressources énergétiques variées et le Massif Central dispose de ce potentiel là. Nous sommes très attachés au fait que l’Auvergne fasse partie des régions ayant une politique dynamique en matière d’énergies renouvelables. »

A court terme, l’objectif pour Solaterra est de mener à bien le développement des projets les plus avancés, deux en méthanisation et trois en éolien dont les dossiers devraient aboutir en 2015. Au-delà, l’entreprise souhaite pouvoir porter entre 5 et 10 projets d’unités de méthanisation territoriale et participer à la mise en place de 50 mégawatts en éolien, ce qui représente un parc d’environ 25 éoliennes réparties en plusieurs installations. Solaterra envisage également de développer d’autres énergies renouvelables comme la petite hydraulique qui est une filière peu connue mais très intéressante. De manière globale, Solaterra promeut une approche territoriale intégrée, allant du diagnostic à la réalisation de projets, en relation avec les acteurs et collectivités locales engagés dans ce processus. Cette vision s’inscrit parfaitement dans la démarche de territoires à énergie positive (TEPOS) qui constitue le modèle énergétique de demain, à savoir l’objectif de réduire ses besoins d’énergie au maximum, par la sobriété et l’efficacité énergétiques, et de les couvrir par les énergies renouvelables locales.

 



Publi-rédactionnel

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