webleads-tracker

Agri, agro, véto

Sylviculture : Sylvain Lallias cultive les forêts de Laprugne

Sylviculture : Sylvain Lallias cultive les forêts de Laprugne

A seulement 20 ans, Sylvain est devenu entrepreneur dans le domaine de l’exploitation forestière à Laprugne, dans l’Allier. Ce projet lui a permis d’assouvir son rêve ; celui de travailler en pleine nature.


« J’espère que mes parents seront fiers de moi », confie Sylvain Lallias, jeune créateur de l’entreprise ETF. Depuis le 10 décembre 2013, cet amoureux de la forêt n’a pas touché terre. Après avoir longtemps réfléchi, il a mené à bien le souhait de se mettre à son compte. Aujourd’hui submergé par le travail, il ne compte plus les heures.

« J’ai planifié des chantiers pour quasiment trois ans », se réjouit-t-il. Humble et modeste, le jeune homme mesure tout de même les enjeux et les risques de son avenir professionnel. « Pour l’instant, j’ai beaucoup de travail mais je ne sais pas si cela va durer. En tout cas, je suis soutenu par mon ancien maitre d’apprentissage, qui me fait bénéficier de son expérience. ».

Après avoir obtenu son BEP travaux forestiers, puis son Bac pro conduite et gestion de chantiers forestiers, il a terminé par une école de transports. Sylvain obtient ainsi les permis nécessaires à l’utilisation des engins d’exploitation. C’est en travaillant en alternance, pendant six mois, aux côtés de son maitre d’apprentissage qu’il décide de créer son affaire. Au total, il lui aura fallu seulement quatre années d’études pour monter son projet.

« La création du dossier a été l’étape la plus difficile. J’ai dû le reconstituer plusieurs fois et fournir bon nombres de documents. » Malgré tout, au bout de quatre mois et avec l’aide de son entourage, Sylvain Lallias fait ses premiers pas en tant que chef d’entreprise fin 2013.

Aujourd’hui, ses principaux clients sont les propriétaires de scieries du Puy-de-Dôme et de l’Allier, auxquels il fournit le bois qu’il abat seul. « Je fais également un peu de plantation forestière, quand c’est la saison », ajoute-t-il. Malgré la forte concurrence, Sylvain mise sur la qualité du travail et la fidélisation de ses clients. Dans sa région natale considérablement boisée, et plus particulièrement à Laprugne, il tente de créer son propre réseau, par le bouche-à-oreille, mais aussi en mettant sa carte de visite à disposition des clients des commerces voisins.

« Je n’ai pas encore pu réfléchir à mes futurs projets, étant donné la masse de travail actuelle et l’organisation de ma récente entreprise. Je sais que je souhaiterai me lancer dans l’abattage mécanisé et acquérir un matériel plus performant. Plus tard, je pense élargir mes prestations au bois de chauffage ».

Pour le jeune commerçant, la difficulté est de pouvoir parvenir prochainement à vivre de son activité. Actuellement, il perçoit l’Aide à la Création d’Entreprise qui lui permet une déduction de certaines charges pendant un an et constitue également un dossier de subvention de 50 % pour le petit matériel.

Finalement, on peut dire que le projet de Sylvain Lallias, bien qu’ambitieux, démarre sur les chapeaux de roues et le comble au plus haut point. « Je fais un métier qui me plaît et qui me permet de voir évoluer la nature et les parcelles de mes plantations. Je pense qu’il ne faut pas hésiter à se lancer lorsque l’on est bien épaulé », conseille-t-il.


 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !