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Troubles musculo-squelettiques (TMS) : conseils précieux pour vos salariés

Troubles musculo-squelettiques (TMS) : conseils précieux pour vos salariés

Dans le monde professionnel, les conditions de travail participent à la bonne marche de l’entreprise, c’est pourquoi le service des Relations Humaines doit jouer son rôle dans le bien-être et la santé de ses salariés. Tous les travailleurs sont concernés par des problèmes selon leur poste ; les employés de bureau à cause de la sédentarité, les ouvriers à cause d’une position physique… Dans tous les cas, ce sont toujours les postures prolongées et les mouvements répétitifs qui provoquent des douleurs musculo-squelettiques, à l’origine de nombre d’arrêts maladie. Tour d’horizon.


TMS : un sujet essentiel pour les RH

Les entreprises doivent aujourd’hui prendre en compte cette souffrance au travail qui engendre une perte de productivité pour elle, et une ambiance détériorée parmi le personnel. Les entreprises de plus de onze salariés ont obligation de fournir “le document unique” chaque année. Cette mesure a pour objet d’évaluer le risque professionnel (EvRP) dans un souci de prévention.

L’évaluation des risques professionnels est prévue par le Code du Travail. Ce “document unique” constitue l’outil de base grâce à son actualisation régulière qui permet de suivre la situation des risques encourus par les salariés dans l’exercice de leur travail. Les employeurs, responsables de la santé et la sécurité de leur personnel, peuvent se faire aider dans la réalisation de ce document.

Troubles musculo-squelettiques : quels Français touchés ?

Parmi les risques physiques, un grand nombre de salariés apparaît concerné par ce problème de santé. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) touchent l’appareil locomoteur, membres supérieurs et inférieurs. Ils sont en progression depuis plus de vingt ans, et peuvent devenir chroniques, engendrant un handicap durable. La prévention, comme le diagnostic précoce, s’avère particulièrement nécessaire. Les TMS sont la première cause d’indemnisation pour maladie professionnelle. Depuis 2002, les TMS font l’objet de surveillance épidémiologique de la part de la Santé Publique. Le bilan de l’année 2016, réalisé par l’Assurance Maladie, a fait ressortir le fait que 87 % des maladies professionnelles étaient des TMS. La perte en journées de travail mais aussi en qualité de vie est considérable.

Ces maladies touchent muscles, tendons et nerfs ; le syndrome du canal carpien représente 45 % des TMS dans les statistiques. On retrouve également cervicalgie, TMS de l’épaule et cou, tendinite au niveau du coude, lombalgie, lésion des ligaments et du ménisque, douleur sciatique… Une quinzaine de maladies est ainsi recensée.

Les professions à risque n’incluent pas seulement les travailleurs manuels, ouvriers du BTP, de l’industrie métallurgique, automobile, textile et agro-alimentaire. On trouve également les travailleurs non salariés – artisans et commerçants, ainsi que les professions libérales du paramédical. Les métiers du bois, de la propreté et des services associés sont également exposés, mais aussi les esthéticiennes ou coiffeurs, ainsi que les métiers de la puériculture et de la petite enfance.

Les gestes et mouvements répétitifs sont à l’origine de ces maux, mais aussi les gestes précis et fins dans le secteur de l’horlogerie, par exemple, ou encore le port de charges plus ou moins lourdes. Tous ces facteurs “bio-mécaniques” finissent par provoquer des TMS sur la durée, en particulier dans la population active âgée de plus de 40 ans.

Plus récemment, les employés de bureau viennent grossir le nombre des victimes de TMS, à cause du maniement de la “souris”, de la dactylographie ou encore la position assise prolongée devant un écran. Conclusion ? Tous les secteurs d’activité sont potentiellement concernés par ce problème de santé publique.

L’indispensable prévention et assistance des entreprises

Dans le but de réduire le coût humain et financier des TMS, plusieurs organismes, gouvernementaux et privés, se proposent de conseiller et d’assister les entreprises. Les travailleurs indépendants, afin de prévenir les TMS qui les touchent, peuvent également être accompagnés. Mais comment éviter et combattre la perte de productivité qu’ils engendrent ? Une réflexion sur l’organisation du travail ainsi que sur l’ergonomie des postes de travail peut être une solution. Les premiers changements apportés concernent alors l’environnement matériel. Par exemple, un siège assis-debout permettant une position plus adaptée au confort des lombaires devant l’écran d’ordinateur. Le changement de posture à intervalles réguliers prévient le problème, en variant la tension des muscles et tendons, au lieu de la laisser s’accumuler jusqu’à entraîner la douleur.

Ce réaménagement doit être accompagné par l’information et la formation des salariés au moyen de brochures fournies par les organismes publics et privés, ou bien de stages. C’est le moyen d’apprendre quels gestes et postures adopter, les mouvements pour prévenir et soulager la douleur tout en renforçant le sentiment d’appartenance à une équipe. Le facteur psychologique doit également être pris en compte, car la douleur est démotivante, que le stress engendré vient aggraver.

Les exercices visant à l’échauffement musculaire avant l’effort, la musculation des lombaires, les pauses relaxation, les mouvements de yoga, tai-chi-chuan et Qi-Gong, sont proposés par des mutuelles obligatoires d’entreprise comme EOVI MCD dans des ateliers “gestes et confort du dos” ou des ateliers sportifs à leurs adhérents. La loi impose depuis 2016 une assurance complémentaire santé pour tous les salariés, quelle que soit la taille de la société : il peut être intéressant de tirer profit de cette obligation en matière de santé à travers des ateliers dits de prévention et promotion de la santé permettant aux salariés de faire face à ce type de maladies.



Communiqué de presse

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