webleads-tracker

Actu

UE : où en est l’élargissement aux pays des Balkans ?

UE : où en est l’élargissement aux pays des Balkans ?

Le 17 avril 2018, la Commission européenne a proposé aux Etats membres de l’Union européenne d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et la Macédoine. Cette décision se fonde sur « les progrès réalisés par les deux pays ».


Deux nouveaux pays viendront-ils élargir l’Union européenne ? La Commission européenne propose au Conseil d’ouvrir les négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine, comme l’a déclaré la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini lors d’une conférence de presse à Strasbourg où le Parlement européen est réuni en session plénière. Il faut rappeler que l’Albanie a obtenu le statut de candidate à l’entrée dans l’UE en 2014 alors que les négociations sur l’adhésion avec la Macédoine sont bloquées depuis plusieurs années en raison du contentieux entre la Grèce et Skopje concernant l’ex-république yougoslave.

Des réticences à accepter de nouveaux Etats membres

Un grand nombre de responsables à Bruxelles espèrent que les Etats de l’Union européenne donneront leur feu vert à des négociations d’adhésion avec l’Albanie mais aussi avec la Macédoine afin de donner un nouvel élan à un élargissement vers les pays Balkans occidentaux. Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne, a d’ailleurs plaidé ce 17 avril devant le Parlement européen pour que des perspectives d’intégration européenne soient apportées à la région des Balkans de l’Ouest.

« Si nous ne nous ouvrons pas à des pays de cette région hautement complexe et à l’histoire tragique, et si nous ne leur traçons pas des perspectives européennes, nous allons assister à un retour de la guerre que nous avons connue dans les années 1990 », a-t-il ajouté.

Toutefois, le commissaire autrichien Johannes Hahn reconnaît qu’il y a encore « des réticences dans les Etats membres à accepter de nouveaux membres ». A titre d’exemple, l’UE a démarré les pourparlers d’adhésion avec la Serbie début 2014 et avec le Monténégro en 2012. En novembre 2017, le président de la Commission européenne avait estimé que les deux pays deviendraient membres de l’UE « avant 2025 ». Cependant, de nombreux problèmes freinent actuellement la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo. En effet, la déclaration d’indépendance unilatérale de ce dernier n’est toujours pas reconnue par cinq pays membres de l’UE : l’Espagne, Chypre, la Grèce, la Slovénie et la Roumanie. Concernant la candidature de la Bosnie-Herzégovine et du Kosovo, « des progrès sont encore nécessaires », affirme Federica Mogherini. La Turquie aimerait elle aussi s’inviter dans l’UE. Néanmoins, Ankara s’éloigne de plus en plus de l’Union Européenne, en particulier dans les domaines de l’Etat de droit et des droits fondamentaux. Les négociations avec Ankara ont démarré en 2005 et portent actuellement sur 16 des 33 chapitres.

« La Turquie est un pays candidat, un partenaire déterminant pour l’UE et un acteur clef, mais le moment n’est pas venu d’ouvrir un nouveau chapitre dans les négociations », a soutenu Federica Mogherini.

Un Sommet européen à Sofia peu concluant

Un Sommet européen avec les pays Balkans occidentaux s’est déroulé le 17 mai à Sofia. Pas un mot sur l’élargissement mais de nouvelles promesses d’investissements dans les infrastructures et une priorité : la sécurité et la lutte contre les migrations. Le sommet européen UE-Balkans se solde finalement par un bilan politique quasi-nul, bien loin des espérances qu’il avait suscité.

Il faut également rappeler que Emmanuel Macron s’était montré dubitatif lors de son discours devant les eurodéputés le 17 avril, au Parlement de Strasbourg. « Je ne défendrai un prochain élargissement que lorsqu’il y aura un approfondissement et une amélioration de notre Europe », a-t-il souligné.

Les pays membres de l’UE vont-ils passer de 28 ou 27 lorsque le Brexit sera effectif à 29 ? Il semble que ce projet se concrétise. Pour autant, il ne faut pas oublier que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne avait bouleversé les marchés alors « préoccupés par plus de ralentissement de l’économie mondiale », soulignait dernièrement Michael Hewson, analyste CMC Markets également spécialisé dans le swing trading. Effectivement, la sortie et l’entrée d’un nouveau pays membre au sein de l’UE ne sont pas sans conséquence. Les effets du Brexit devraient s’observer sur le long terme.



Publi-rédactionnel

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !