webleads-tracker

Art, culture, divertissement

Un nouvel élan pour le Parc animalier d’Auvergne

Un nouvel élan pour le Parc animalier d’Auvergne
Pascal Damois et Rémy Gaillot, co-dirigeants du Parc animalier d’Auvergne

Situé à la sortie du village d’Ardes-sur-Couze, le Parc Animalier d’Auvergne a fait l’objet de nombreux aménagements. Et pour cause, le zoo, anciennement nommé le Parc animalier et de loisirs du Cézallier, a été repris en 2012 par deux entrepreneurs avertis, Rémy Gaillot et Pascal Damois.


Repreneurs du Parc animalier et de loisirs du Cézallier créé en 1984, Rémy Gaillot et Pascal Damois ont tous deux un passé d’entrepreneur.

Repreneur d’APIC en 2006, entreprise parisienne spécialisée dans la création et l’importation d’objets et textiles publicitaires ainsi que de cadeaux d’affaires, Pascal Damois a choisi de revenir à ses premiers amours : les animaux. En 2012, il décide de revendre sa société à ses salariés et de partir à la conquête de nouveaux défis. Il propose à Rémy Gaillot, alors à la tête de la société Muzéo SAS, spécialisée dans la décoration d’hôtels, de s’associer à son projet de création d’un zoo.

« J’ai toujours été passionné par les animaux et les grands espaces. Pascal est arrivé alors que je cédais ma société en me proposant ce projet. Cela a tout de suite fait « tilt ». Avant le rachat du parc, nous avons passé 2 ans à visiter près de 80 parcs en France, Europe et même dans le monde (on a été jusqu’aux Etats-Unis et en Asie) pour essayer de comprendre le milieu des parcs animaliers et les différentes sortes de parcs. Nous nous sommes portés acquéreurs du Parc animalier du Cézallier car il possède beaucoup de potentiel. », se souvient Rémy Gaillot.

Du Parc animalier du Cézallier au Parc animalier d’Auvergne

La reprise du parc du Cézallier par Rémy Gaillot et Pascal Damois  a été largement soutenue par les acteurs économiques et touristiques (Sancy Val d’Allier, Chambre de Commerce et d’Industrie du Puy-de-Dôme, Conseil général du Puy-de-Dôme, Conseil régional d’Auvergne et Auvergne Nouveau Monde.)

« Au départ, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Puy-de-Dôme nous a très bien accompagnés et nous a fait bénéficier du dispositif d’accompagnement des entrepreneurs qui viennent s’installer dans le département. On s’est également présenté au maire d’Ardes-sur-Couze qui nous a présenté des élus, des acteurs économiques et touristiques de la région. Notre volonté était vraiment de nous entourer des acteurs d’autres réseaux afin de porter la réussite de notre projet. », explique Pascal Damois. « Auvergne Nouveau Monde a été le premier à nous aider et à nous allouer une petite subvention pour financer nos allers retours entre nos lieux de résidence d’époque et l’Auvergne pendant que l’on négociait, que l’on rencontrait les banques, les acteurs économiques et politiques. C’est un dispositif qu’il était particulièrement agréable de trouver en arrivant en Auvergne. », ajoute Rémy Gaillot.

Rémy Gaillot et Pascal Damois ont bénéficié d’un soutien financier ce qui leur a permis de couvrir 20 % du prévisionnel avec une subvention totale de 265 000 € versée par le Conseil général et le Conseil régional.

En 2012, le Parc animalier et de loisirs du Cézallier devient « le Parc animalier d’Auvergne ». Un changement de nom bien réfléchi. « Nous sommes partis du constat que le « Parc animalier du Cézallier » n’était pas connu sous son vrai nom mais plutôt sous le nom « Parc animalier d’Ardes-sur-Couze ». Il était donc plus stratégique de changer de nom d’autant plus qu’au niveau du référencement, le mot « Auvergne » bénéficie d’une meilleure optimisation sur les moteurs de recherche. Concernant notre nouvelle signature « Vers les sommets du monde », nous voulions garder cette identité de montagne et valoriser la faune sauvage venue des quatre coins du globe. », explique Pascal Damois.

Nouveaux propriétaires, nouveau nom, nouvel élan…

Singes, girafes, antilopes, zèbres, hippopotames, lions, tigres, gloutons, loups, chamois, bouquetins, rennes… Sur ses 25 hectares, le parc accueille près de 400 animaux répartis en plus de 70 espèces issues des 5 continents. Son cadre exceptionnel, culminant à 700 m d’altitude, lui permet de reproduire les conditions naturelles des espèces représentées et d’assurer de la même façon le bien-être des animaux. Le parc propose une réelle immersion dans la nature et le monde animal.

Afin d’offrir une telle prestation, les deux associés ont investi 1,4 million d’euros de travaux sur deux ans ; 70 % du budget étant consacré aux entreprises locales auvergnates. Des aménagements qui ont permis une croissance de 140 % et l’arrivée de 70 000 visiteurs en 2013. Rémy Gaillot et Pascal Damois ont également créé 10 emplois sur les 12 personnes embauchées à plein temps.

« Il y a avait une réelle nécessité de compléter l’offre. Pour cette  raison, nous avons  construit de nouveaux enclos pour les girafes et les takins. L’offre d’animaux est beaucoup plus importante avec l’arrivée de 15 nouvelles espèces. Nous avons également réalisé des investissements pour augmenter le temps de visite de nos visiteurs : création de 2,5 km de nouveaux chemins, d’aires de jeux, d’un espace pédagogique, d’une nouvelle boutique et d’un nouveau pont d’alimentation sur les hauteurs du parc. Nous avons augmenté nos standards animaliers pour offrir aux animaux des enclos de nuit plus grands pour, par exemple, les lémuriens et les primates. Nous avons également créé un nouvel espace de quarantaine pour les animaux, une nouvelle cuisine animalière ainsi qu’une clinique vétérinaire.

Nous avons ouvert notre offre auprès des écoles, des centres de loisirs et des associations avec la création d’un programme pédagogique pour les classes « découverte ». Nous avons également développé une offre pour les comités d’entreprises avec des offres week-end ainsi qu’une offre séminaire sur 2, 3 ou 4 jours. »

L’association La passerelle : « recréer une passerelle entre l’homme et l’animal »

Souhaitant jouer le rôle de gardien du patrimoine animalier, le Parc animalier d’Auvergne a créé l’association « La Passerelle » dont Julien Pierre, 2e ligne de l’ASM, est le président. Objectifs : « participer à la reproduction et à l’élevage des animaux en voie de disparition (milan riyal, chauve-souris, panthère des neige, etc.) ou appartenant à des programmes européens d’élevage (EEP) ». L’association soutient également les programmes de conservation de la faune auvergnate et sauvage tel que le projet ANOULAK porté par une chercheuse française dans le centre-est du Laos qui étudie les espèces de gibbons, notamment les gibbons à joues blanches, l’une des 25 espèces les plus menacées au monde.

« La Passerelle est quelque chose qui nous a guidé depuis le début de notre projet. Nous cherchons depuis le début à réconcilier l’Homme et l’animal. Ainsi, dans notre collection animalière, nous avons gardé les animaux qui s’inscrivent à la fois dans la logique des sommets du monde mais aussi des animaux « passerelles » c’est-à-dire des animaux qui peuvent jouer le rôle d’ambassadeur de la faune sauvage auprès du grand public pour attirer l’attention sur des espèces plus en danger. », confie Rémy Gaillot.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !