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Art, culture, divertissement

(Vidéo) Création de l’institut de conservation-restauration d’œuvres d’art du Château de Parentignat

Objectifs du semestre mené par l’équipe projet (1 chef de projet, 3 tuteurs et 11 étudiants issus de disciplines variées – architecture, psychologie, valorisation du patrimoine, tourisme, histoire de l’art et géographie) du Centre Michel Serres (pôle innovation de la Comue heSam Université – 14 établissements membres) : Étudier la préfiguration de l’installation d’un institut de conservation-restauration d’œuvres d’art au sein du Château de Parentignat. Un projet mené avec le support du Centre Michel Serres – pôle innovation d’heSam Université

Crédit vidéo : Thomas Fauveau – Le Journal de l’éco


Constats :

– Château de Parentignat (monument historique privé de 4.000 m2, ouvert au public essentiellement l’été) est distingué de deux étoiles par le Guide Vert Michelin notamment pour son site exceptionnel (architecture du château, parc à l’anglaise) et sa collection de meubles et tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles (grands peintres français).

– La conservation-restauration est un enseignement qui a vu le jour en France il y a moins de 50 ans, est basée sur la pratique et mêle des connaissances pluridisciplinaires au carrefour des sciences et de l’art, discipline reconnue à l’échelle européenne mais ne disposant pas encore d’une école doctorale européenne.

– Accueil depuis 20 ans pour des « Universités d’été » d’étudiants en conservation-restauration au sein des espaces non affectés du Château de Parentignat (Aile Nord et Communs notamment).

– Volonté des propriétaires de transmettre cet objet patrimonial pour pérenniser le potentiel abrité, l’adapter aux usages contemporains et favoriser une démocratisation des différentes formes que revêt le Patrimoine.

Lignes directrices de l’avant-projet présenté le 11 Février 2015 : Développement de 4 pôles

  • Pôle Recherche avec l’institut de conservation-restauration de portée internationale, en créant le 1er atelier d’expérimentation d’Europe (développement de nouvelles techniques notamment pour l’art contemporain) qui serait aussi une clinique pour œuvres d’art (diagnostics voire restauration au côté de spécialistes professionnels, académiques et d’étudiants), en favorisant l’émergence du futur doctorat européen dans cette discipline, en organisant des séminaires, des workshops et modules de formation continue.
  • Pôle Musée avec la collection du château, son architecture patrimonial, son parc, l’ensemble, agrémenté de nouvelles salles d’exposition ; cela permettra de revisiter le monument historique sous un jour nouveau, notamment en s’intéressant à la matérialité des œuvres (étude des matériaux, présentation de restaurations, analyses physico-chimiques) en plus des approches plus classiques liées à l’iconographie et à l’histoire de l’art ; au final c’est un véritable éveil à la préservation du patrimoine qui sera proposé en cohérence avec l’institut.
  • Pôle Festival qui fédèrera les activités de la programmation évènementielle du château autour de la transmission du patrimoine et auquel s’ajoutera durant l’été 3 temps forts : 1 concours de création pour les jeunes et étudiants, 1 concours à destination des artisans d’art et enfin la réalisation d’une œuvre participative grand public.
  • Pôle Numérique qui prolongera les limites physiques de Parentignat en regroupant des outils d’expérimentation et de découverte pour toutes les catégories de publics de façon à devenir un moteur d’innovation aux processus de la conservation-restauration : pour les chercheurs, une collecte des travaux sur la restauration d’œuvres d’art ou encore l’animation des réseaux de chercheurs ; pour les professionnels, des ressources documentaires avec notamment une matériauthèque et l’échange aux travers de forums sur des nouveaux procédés de restauration ; pour le grand public, le moyen de créer numériquement des œuvres, de se renseigner sur la restauration.

L’implantation de l’institut de conservation-restauration d’œuvres d’art, prévu initialement dans l’Aile Nord du château, une autre solution alternative a également été abordée pour investir les communs et donner une plus grande autonomie logistique à cet institut. Au final, ces visions prospectives permettront d’affiner le chiffrage du projet d’ensemble qui sera évidemment réalisé en plusieurs phases. On peut imaginer amorcer les premières étapes clés du projet avec un ou deux millions d’euros.

Prospectives : l’année 2015 sera consacrée à la finalisation de l’évaluation financière du projet et à la consolidation des partenariats institutionnels et privés. On pourrait imaginer un début des travaux pour l’institut en 2016 pour une livraison en 2017. Le festival débuterait dès l’été 2016 en parallèle avec le lancement du pôle numérique. L’ajout de salles d’exposition et la création de salles de conférences et de chambres d’hébergement pour les séminaires interviendraient en 2017.



Communiqué de presse

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