webleads-tracker

Etudes, conseil, expertise

(VIDEO) L’association FCE Auvergne remet le prix de l’innovation à Sophie Ansiaux, directrice de Procesys

La délégation Clermont-Ferrand/Auvergne des Femmes Chefs d’Entreprises a reçu ses invités le lundi 3 mars à l’hôtel Mercure du Centre Jaude. Pour l’occasion, Jean-Marc Monteil, président du Conseil de développement du Grand Clermont et Philippe Laurent, d’Auvergne Nouveau Monde, sont intervenus.


Sophie Ansiaux, directrice de la jeune entreprise Procesys, a reçu des mains de Marie-Claire Dufour, présidente des Femmes Chefs d’Entreprises Clermont-Ferrand/Auvergne, le prix de l’innovation 2014. Né d’un projet porté par l’université d’Auvergne, Procesys est lauréat en 2010 du concours régional d’entrepreneuriat étudiant présidé par EDF et remporte déjà le prix du « Projet d’entreprise innovante ». Créé en octobre 2012, Procesys est soutenu par la pépinière d’entreprise Pascalis depuis avril 2013. Sophie Ansiaux est la plus jeune membre de la délégation Clermont-Ferrand/Auvergne des Femmes Chefs d’Entreprises.

La soirée du 3 mars à l’hôtel Mercure a vu ensuite l’intervention de Jean-Marc Monteil, président du Conseil de développement du Grand Clermont. Cet organe consultatif composé de membres issus des milieux économiques, culturels et associatifs, participe depuis 2003, par ses réflexions, à l’avenir des Grands Clermontois. Jean-Marc Monteil qui y préside depuis juin 2012, travaille avec les membres du nouveau Conseil de développement sur l’attractivité du territoire à l’horizon 2020-2025.

Jean-Marc Monteil a donc insisté sur le vieillissement de la population qui touche notre territoire et, pour y pallier, sur la nécessité de faire de l’Auvergne une région attractive pour les nouvelles populations. Pour ce faire, il est absolument indispensable d’organiser notre environnement pour permettre des gouvernances efficaces. Nous manquons, selon lui, d’une gouvernance intégrée, ce qui est par exemple criant dans le cas du tourisme. Afin d’attirer les compétences, il faut organiser le Grand Clermont avec des infrastructures à la hauteur des populations que l’on souhaite accueillir. C’est le cas pour les hôpitaux, car notre population vieillit mais cela ne se limite pas à cela ; il faut également de bonnes universités et de bonnes infrastructures.

Jean-Marc Monteil est revenu également sur le manque de coordination dans la recherche entre le public et le privé, ce qui s’avère fort préjudiciable pour le développement. Une entreprise telle que Michelin qui investit près de 600 millions d’euros par an dans la recherche et le développement, fait de la chimie avec les universités du monde entier mais pas avec celles de Clermont-Ferrand. Est-ce compréhensible ? L’idée serait donc de créer un METALAB : un dispositif dans lequel se retrouveraient les acteurs du public et du privé pour œuvrer au développement. Quoi qu’il en soit, rien n’est jamais acquis. Il faut maintenir le développement dans tous les domaines : culture, sanitaire, économique, social, etc. Nous avons des compétences. Si nous ne faisions pas ce que nous faisons en Auvergne, il y aurait un appauvrissement de la France. Bref, si nous avons un potentiel industriel important, il reste un important travail de développement à faire.

Philippe Laurent, président d’Auvergne Nouveau Monde, a insisté quant à lui sur la notion de « marketing territorial ». Le produit, c’est le territoire. Il faut essayer de travailler sur une identité commune puisqu’elle est un outil de positionnement. Le marketing territorial facilite la fédération, permet de se démarquer davantage de ses concurrents et renforce les arguments autour d’un territoire. « Auvergne Nouveau Monde » est une nouvelle marque à partager. Initialement commandé par l’ARDTA (1), le concept au départ axé sur le tourisme s’est développé peu à peu à l’ensemble des forces vives du territoire pour constituer in fine un travail complet sur l’identité de l’Auvergne. « Auvergne Nouveau Monde » doit permettre de positionner le territoire comme symbole d’un monde plus humain où l’on peut mieux se réaliser et s’épanouir. Il est aujourd’hui possible d’accueillir de nouvelles populations dans un cadre favorable, avec une nature accueillante et sans surpopulation. Un atout énorme. Les Auvergnats sont proches de la nature, ont l’amour du travail bien fait, sont attachés à la notion de partage et font preuve d’une grande créativité.

« Auvergne Nouveau Monde » c’est 500 adhérents et 4 collèges qui s’attachent à développer des actions pour faire évoluer la perception du territoire. L’Auvergne doit combler son différentiel « Image plus – attractivité moins » qui renvoie à un problème de perception. « Auvergne Nouveau Monde » est là pour doper le rayonnement de l’Auvergne au niveau national et international. D’où la nécessité de mettre en place une méthodologie. Il faut fédérer les budgets pour construire des actions communes avec une charte graphique spécifique qui va venir venir renforcer l’attractivité.

Ces diverses réflexions ont mené les 150 participants de l’événement, organisé par l’association FCE Auvergne, jusqu’à un débat fait de questions/réponses. La soirée s’est terminée par un cocktail durant lequel se sont poursuivis les échanges.

(1) ARDTA – Agence Régionale de Développement des Territoires d’Auvergne

[nivo_slider source=”post” link=”image” size=”570×400″ limit=”20″ effect=”fade” speed=”600″ delay=”3000″]


Un article de la rédaction du Journal de l’éco

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !