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Etudes, conseil, expertise

WISIP : deux jeunes chercheurs clermontois développent les caméras du futur !

Fabio Dias-Real et Nicolas Roudel sont des trentenaires dynamiques ayant trouvé la voie de la création d’entreprise après leurs parcours de recherche au sein de l’Institut Pascal, rattaché à l’Université Blaise Pascal et au CNRS. Ils décident alors de créer Wisip, jeune entreprise innovante spécialisée dans le développement de solutions intégrées pour le traitement d’images et les applications de vision artificielle telles que des caméras intelligentes, des solutions de navigation par vision pour la robotique et le développement sur-mesure de systèmes de vision.


Après un long parcours universitaire, Fabio Dias-Real et Nicolas Roudel ont à cœur de « concrétiser leurs acquis scientifiques dans le domaine de la vision intelligente », et créé leur « spin off » en février. Clermont Communauté les a « bien aidé  en finançant leurs salaires pendant l’année précédente, année nécessaire à la maturation de leur projet au sein de l’Université »

La rencontre d’un investisseur privé leur a permis de « s’émanciper de la tutelle académique » et de « voler de leurs propres ailes rapidement ». Certes, ils sont toujours en « phase de concrétisation avec des clients potentiels. L’aide de l’incubateur BUSI leur a été précieuse pour élaborer leur business plan et l’organisation administrative de l’entreprise sous statut de SAS ». Leur plus grande difficulté « est restée le montage juridique lié à la propriété intellectuelle issue de l’Université, leur formation scientifique et leurs expériences préalables ne les ayant pas du tout préparés à cette problématique . »

WISIP est un « développeur de systèmes de vision intelligente : des caméras spéciales pour des applications de recherches scientifiques, mais aussi pour le multimédia, le tri de produits alimentaires, la mesure de produits industriels ou le transport de marchandises à l’intérieur d’usines et d’entrepôts sur le modèle de ce qui a été fait par l’Université en collaboration avec Ligier sur le transport des personnes VIPA : un chariot de transport non plus piloté par un homme, un câble ou des ondes radio mais capable de reconnaître son environnement et de s’y adapter ! »

Très au fait des recherches internationales et universitaires dans ce domaine, Fabio Dias-Real et Nicolas Roudel peuvent aussi « apporter leur expérience à tout partenaire intéressé par une veille technologique ou une expertise dans le traitement des images», la France est ici plutôt en pointe aux côtés de l’Allemagne.

Forts d’une petite équipe de 4 personnes, assurés du financement de leur activité à court terme grâce à l’ apport en capital de leur investisseur initial, Fabio Dias-Real et Nicolas Roudel envisagent « une nouvelle embauche en 2015 et le développement de nouveaux produits, comme par exemple une étude européenne sur les moyens d’étude du plancton.  »

Ils avancent grâce au soutien des acteurs socio-économiques : le service de valorisation de l’Université, l’incubateur BUSI, les enseignants et la direction de l’Institut Pascal, leur investisseur, leurs collaborateurs et le Conseil régional par une bourse pour le transfert de technologie. Ils se préoccupent  de faire « connaître leur existence à travers une brochure de présentation, la visite de salons professionnels comme récemment INNOROBOT à Lyon, même si leur site Internet est encore en chantier. »

En regardant le chemin parcouru, «  l’installation de leur structure dans des locaux propres, l’acquisition de leur propre matériel électronique de laboratoire, les embauches » , Fabio Dias-Real et Nicolas Roudel ont encore du mal « à se sentir 100 % dans la peau de chefs d’entreprises » et cherchent à « se rapprocher du monde industriel  en adhérant, par exemple, à VIAMECA. » Pourtant, on les sent fiers de montrer les possibilités technologiques de haut niveau en robotique, électronique de leur région d’adoption.



Un article de Guy Chapnel

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