webleads-tracker

Commerce

Cruzilles : une confiserie auvergnate à la conquête des marchés étrangers !

Cruzilles : une confiserie auvergnate à la conquête des marchés étrangers !

Le moins que l’on puisse dire est que l’entreprise Cruzilles fait partie du patrimoine entrepreneurial auvergnat. Fondée en 1880, cette confiserie produit et commercialise des pâtes de fruits, des écorces d’agrumes, des fruits confits, des marrons glacés et des confitures haut-de-gamme. Rencontre avec Roland Gibert, président directeur général de Cruzilles, qui évoque, pour le Journal de l’éco, l’activité de l’entreprise et ses axes de développement à l’international.


Le Journal de l’éco : M. Gibert, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Roland Gibert : J’ai repris la société Cruzilles il y a maintenant 5 ans, en mars 2009, après un parcours professionnel assez varié puisque je suis ingénieur et que j’ai travaillé durant 22 ans dans la grande industrie, notamment dans l’industrie chimique. J’ai aussi dirigé deux PME dans le secteur de l’emballage ce qui m’a donné le goût de l’entrepreneuriat et ce qui m’a poussé à reprendre une entreprise à mon compte.

Le Journal de l’éco : Comment en êtes-vous arrivé à reprendre l’entreprise Cruzilles ?

Roland Gibert : C’est un concours heureux de circonstances. Je cherchais une entreprise qui avait du potentiel et positionnée sur des produits à forte valeur ajoutée. En développant des contacts à Clermont-Ferrand, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un qui m’a mis en contact avec le propriétaire précédant qui voulait partir à la retraite. Nous avons assez rapidement conclu l’affaire.

Le Journal de l’éco : Présentez-nous la société Cruzilles.

Roland Gibert : Cruzilles est une société ancienne et fait partie du patrimoine entrepreneurial de Clermont-Ferrand puisqu’elle a été créée en 1880. Elle est la dernière représentante d’un métier qui était à l’époque très développé puisqu’il y avait plus de 20 entreprises sur le même secteur de la confiserie. Nous faisons des pâtes de fruits, des fruits confits, des marrons glacés et des confitures. Nous sommes positionnés vraiment sur le haut-de-gamme. Nous exerçons un métier de savoir-faire et nous vendons des produits de plaisir gustatif fabriqués avec des produits naturels.

Le Journal de l’éco : Pouvez-vous nous donner quelques chiffres clés ?

Roland Gibert : 80 personnes travaillent au sein de la société. Nous sommes en développement régulier de 5 à 6 % par an. Chaque année, nous investissons suffisamment pour augmenter nos capacités de production et maintenir notre haut niveau d’exigence qualité. Nous innovons beaucoup puisque nous sortons tous les ans entre 5 et 10 produits nouveaux. Nous vendons par le biais de 2 900 boutiques à travers la France et notre chiffre d’affaires est de 8,2 millions d’euros.

Le Journal de l’éco : Que dire de la concurrence ?

Roland Gibert : En Auvergne, la pâte de fruits est une tradition donc il y a beaucoup de petits artisans mais à notre échelle nous sommes les seuls. Et en associant la production de pâtes de fruits et de fruits confits nous sommes les seuls en France.

Le Journal de l’éco : intéressons-nous à l’exportation…

Roland Gibert : Nous exportons dans 27 pays. Et cela ne date pas d’hier puisqu’il faut avoir en tête l’histoire de la confiserie en Auvergne. Déjà au XIXe siècle, toute l’Europe venait dans les stations thermales en Auvergne pour se refaire une santé et en profitait pour fréquenter les salons de thés et ses confiseries. Une fois rentrés chez eux, les personnes continuaient à apprécier les produits auvergnats. Ainsi, en Grande-Bretagne, nous exportons depuis fort longtemps et c’est notre débouché principal.

Le Journal de l’éco : quels sont vos autres marchés à l’international ?

Roland Gibert : Le second marché où nous exportons est le Japon où nous vendons des tranches d’orange pour les chocolatiers. Nous vendons beaucoup aussi aux Emirats-Arabes Unis avec Dubaï où nous fournissons les grands hôtels et les chocolatiers. Nous vendons également en Suisse, en Belgique et au Canada. C’est assez diversifié.

Le Journal de l’éco : quels sont vos axes de développement à l’international ?

Roland Gibert : Nous souhaiterions nous développer sur la Russie, sur l’Espagne et sur les Etats-Unis où aujourd’hui nous ne sommes pas présents du tout.

Le Journal de l’éco : quelle part de votre production représente l’exportation ?

Roland Gibert : L’export représente 13 % de notre chiffre d’affaires.

Le Journal de l’éco : quelles actions menez-vous pour vous développer à l’international ?

Roland Gibert : La première action est de participer à des salons. Nous avons aussi une équipe de 3 personnes qui ne travaillent qu’à l’export et qui ont pour mission de suivre les clients et de trouver des distributeurs. Nous avons pour le moment une vingtaine de distributeurs qui démultiplient notre force commerciale. Nous faisons aussi du démarchage en direct avec une personne qui est en voyage dans tous les pays pour démarcher les gros potentiels. Et, pour la première fois, nous avons pris quelqu’un, in situ, en Angleterre pour être vraiment au cœur du marché qui est le plus intéressant pour nous et le plus porteur.

Le Journal de l’éco : alors, justement, ce système est un V.I.E, en quoi cela consiste t-il ?

Roland Gibert : Le Volontariat International en Entreprises (V.I.E), permet aux entreprises françaises de confier à un jeune, homme ou femme, jusqu’à 28 ans, une mission professionnelle à l’étranger durant une période modulable de 6 à 24 mois, renouvelable une fois dans cette limite. Notre V.I.E se trouve à Londres pour prospecter. Cela va faire bientôt un an que ce système est en place. Nous commençons à avoir des retours et nous avons maintenant une bonne étude de marché qui nous permet de mieux cibler nos efforts. Suite à cette expérience, nous allons peut être embaucher une personne supplémentaire à l’exportation mais cette fois sur le long terme.

Le Journal de l’éco : avez-vous pu bénéficier de l’aide de la Région pour mener vos actions ?

Roland Gibert : l’Agence régionale de développement économique d’Auvergne (ARDE) nous a aidé pour la mise en place du V.I.E. Nous avons été aussi reconnus comme entreprise du patrimoine vivant et, à ce titre, nous bénéficions d’aides pour la participation à des salons.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !