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«Le Leadership & l’art d’innover »

«Le Leadership & l’art d’innover »

Sous l’impulsion de Carine Gaffory et d’Henri Meeuwessen, leurs présidents respectifs, Les sections de l’ANDRH Auvergne et Bourbonnais ont organisé leur premier séminaire commun, au Cavilam à Vichy, le 28 juin 2016 sur un thème crucial : « Le Leadership & l’art d’innover ». Le sujet a été magistralement traité par Christian Monjou Agrégé de l’Université, enseignant chercheur à Oxford, spécialiste des civilisations anglo-saxonnes et Professeur de chaire supérieure en khâgne au Lycée Henri IV à Paris


Pour Pablo Picasso « Tout acte de création est d’abord un acte de destruction ».  Il ne peut pas avoir d’innovation sans surprise, subversion ou transgression et pour cela il faut tolérer un minimum de désordre dans l’entreprise.

L’évolution du monde condamne sans appel les entreprises qui tournent le dos à l’innovation et prennent ainsi le  risque de disparaître corps et âme. Cela dit, il est difficile de demander à des gens de changer et de renoncer aux compétences qu’ils ont mis du temps à acquérir car c’est une réelle humiliation que de devoir désapprendre pour réapprendre. Pour les aider à dépasser cet obstacle il faut l’exemplarité d’un leader qui s’expose et montre qu’il a lui-même fait ce travail. En effet, pour que les gens ne consentent à changer  il faut d’une part que le leader leur dise là où il veut aller et que d’autre part il ne sorte pas indemne du changement auquel il les invite.

Une entreprise, c’est d’abord et avant tout une intuition prophétique à partir de laquelle l’entrepreneur met en place un process et il est inévitable que tôt ou tard il y ait une dérive iconique : autrement dit, que l’entreprise serve le process au lieu que le process ne serve l’entreprise. A ce stade seul le leader est en capacité de transgresser le process qu’il a mis en place afin de libérer  ses collaborateurs et leur permettre d’oser « saloper et détruire l’existant ». A ce stade il faut bien comprendre que le leader doit à la fois rassurer et déranger. Il faut donc, une fois avoir repéré et libéré les innovateurs, qu’il les protège de tous ceux qui s’opposent au changement. Pour leur permettre de transgresser l’existant le leader doit cultiver patiemment un climat d’attention et porter sur eux un regard attentionné et confiant. Il les amène ainsi à prendre confiance en eux, à développer un supplément d’engagement et libère ainsi leur geste du magma organisationnel afin qu’ils puissent « trouver ce qu’ils ne savaient même pas qu’ils cherchaient ».

Le leader est un tisserand plus qu’un pasteur. Il croise sans cesse des compétences diverses au service du collectif. Il doit travailler sur lui sans relâche pour gérer avec agilité son masque et son visage en passant de l’un à l’autre. C’est à ce prix qu’il fonde son autorité de leader et fait grandir ses collaborateurs. En cultivant un strabisme divergeant tourné vers l’intérieur et l’extérieur il se fait comprendre aisément tout étant à la fois déstabilisant et rassurant.

C’est ici que le détour sur l’art porte tout son sens quand on comprend que lorsque l’on regarde un miroir on regarde son visage alors que lorsque l’on regarde un tableau on regarde son âme. Comme l’artiste le leader va s’employer à repérer dans l’entreprise les actes de destruction. Il prend le risque de sortir de sa tour d’ivoire et de marcher au milieu des autres pour comprendre au plus près du process la plasticité du réel.  Il s’autorise ainsi avec ses collaborateurs à prendre le risque de faire un geste et d’adopter une posture pour « travailler ensemble les mains dans la cambouis sans perdre la capacité à rêver d’autre chose ».

Dans ce contexte nouveau et déstabilisant Christian Monjou invite les Responsables des RH à se positionner auprès du leader comme des « fous du roi ». Leur rôle consiste dès lors à rapporter la réalité quand la vérité de la communauté tend à devenir dogmatique, à empêcher les conseillers de devenir des courtisans et à rappeler au leader la nécessité d’un regard anamorphique. Ce faisant, en aimant tout autant le leader que la communauté qu’ils servent, ils se situent dans une posture instable et complexe sur la ligne de crête et le leader se doit en retour de les protéger.

Avec un humour encourageant et bienveillant,  Christian Monjou invite les Responsables des RH à renouer avec le génie de leur âme d’enfant et à oser dire : « ce soir on improvise !» tout en gardant à l’esprit que seuls improvisent juste ceux qui ont énormément travaillés sur eux-mêmes

Présidente de l’ANDRH Auvergne : Carine GAFFORY

Présidente de l’ANDRH Bourbonnais : Henri MEEUWESSEN

Les partenaires de cette action :

  • Adisseo,
  • Acto,
  • Adecco,
  • AG2R La Mondiale,
  • Consilhom,
  • Fidal,
  • NSmanagement,
  • PerfHomme 

L’ANDRH : la première association apprenante en RH

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ASSOCIATION LOI 1901, CRÉÉE EN 1947, L’ANDRH EST LA PLUS GRANDE COMMUNAUTÉ DE PROFESSIONNELS DES RESSOURCES HUMAINES EN FRANCE.
Créée en 1947, l’ANDRH est une association loi 1901 au service des professionnels des ressources humaines représentant les entreprises et organisations de tous secteurs d’activité et de toutes tailles, publiques et privées, nationales et internationales. Avec plus de 5 000 membres, organisés en 80 groupes locaux, dont 18 en Ile-de-France, elle est la plus grande communauté de professionnels des ressources humaines en France. Depuis plus de soixante-cinq ans, l’ANDRH anticipe et accompagne l’évolution des métiers des ressources humaines et est devenue, au fil des années, la communauté de référence dans le débat RH.



Communiqué de presse du Journal de l’éco

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