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Marc Halévy : L’état de la France.

Marc Halévy : L’état de la France.

Le Socialisme est enfin mort en France ! Le clivage gauche-droite est obsolète. Tout le monde commence à en convenir. Le « nouveau » grand clivage binaire actuel – puisqu’il faut que tout soit binaire pour être compréhensible par les masses votantes – se poserait, selon certains comme Jérôme Sainte-Marie, entre libéralisme et souverainisme.
C’est peut-être vrai ailleurs. Ce ne l’est certainement pas au plan français. La France est antilibérale dans ses gènes ; il n’y a pas de force libérale en France … et c’est ce qui la tue.


En France, il n’existe qu’une seule idéologie, bien archaïque : le social-étatisme avec un versant souverainiste, il est vrai, surtout incarné par le Front National (le camp de Marine Le Pen), et avec un versant plus économiste scindé entre bourgeoisisme (le camp de François Fillon) et progressisme (le camp d’Emmanuel Macron).

Quant à l’ancienne « gauche », elle est enfin morte. Le parti socialiste, comme le parti communiste naguère, est entraîné dans la tombe par l’incroyable masses de ses échecs, de ses incuries, de ses « idéaux » puérils, de ses arithmétiques électorales, de ses manipulations rhétoriques, de ses magouilles financières, …

Désormais, cette « gauche » (les camps des Jean-Luc Mélenchon et autre Benoît Hamon, suivis de toutes les casseroles gauchistes) est réduit à la portion congrue. Il n’y a plus que les syndicats comme la CGT, Sud ou FO qui, parce qu’ils profitent de lois et de subsidiations honteusement iniques, cadeaux empoisonnés de De Gaulle, puissent saboter le pays au nom de ridicules slogans crypto-marxistes portés par des groupuscules insignifiants.

Bref : la « gauche » est morte et bien morte, enfin !

Le libéralisme (c’est-à-dire l’anti-étatisme, rappelons-le) est inconnu, ici. Le social-étatisme, lui, hésite entre économisme (bourgeois ou social) et souverainisme. Si le crétinisme populaire fait triompher le souverainisme frontiste, c’en est fini de la France qui ne pèse plus rien, depuis longtemps, à l’échelle continentale et mondiale. De plus, au contraire de l’Angleterre qui a entraîné la Grande-Bretagne dans le Brexit et qui croit pouvoir compter sur l’appui économique du grand frère américain, la France ne pourra se retourner vers rien ni personne, et elle s’effondrera rapidement.

Si la sagesse française choisit l’économisme (un économisme très relatif, sous contrôle d’un Etat fonctionnaire et bureaucratique aussi omnipotent qu’archaïque), à la condition expresse de renoncer à son jacobinisme et de s’intégrer profondément dans une fédération européenne forte et unifiée, la France a une chance de s’en sortir et de redresser plus de 35 ans de débilités politiciennes et partisanes à courte vue (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et, pis que tous, Hollande).

Ce ne sera pas tant l’élection présidentielle qui sera déterminante. Mais bien plutôt les élections législatives. Même présidente, sans la Chambre et le Sénat à sa botte, Marine Le Pen serait totalement impuissante.

Retrouvez les chronique de Marc Halévy

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Une rubrique de libre opinion du Journal de l’éco

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