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Institutions, collectivités

Se développer à l’international

Se développer à l’international

La meilleure façon de se développer à l’international est de s’appuyer sur les entreprises françaises qui y sont déjà. Le Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur et les grandes entreprises internationales ont développé un réseau pour aider les futurs exportateurs à pénétrer des marchés étrangers.
A l’initiative de l’association fBS Alumni (réseau des anciens étudiant de l’Ecole Supérieur de Commerce) et des Dirigeants Commerciaux de France (DCF) de Clermont-Ferrand, l’ESC leur a ouvert ses portes pour une rencontre avec les chefs d’entreprise Auvergnats.


Oser l’export

Exporter c’est « promouvoir le savoir-faire français » et pour cela il est important d’avoir des commerciaux qui représentent le « lien direct avec les acheteurs ». Pourtant en France, où parler d’argent est tabou, on souffre d’un cruel déficit de culture commerciale. C’est un métier d’expertise, de conseil dont il faut faire la promotion auprès des chefs d’entreprise, des élèves, des institutions » reconnait  le Secrétaire général des DCF de Clermont-Ferrand. Pour pallier ce déficit, la sortie d’un « livre blanc » pour le développement de la culture commerciale, est désormais en ligne sur internet (à télécharger ICI).

Les DCF qui organiseront du 8 au 12 juin la semaine nationale de la performance commerciale pour récompenser l’excellence commerciale des entreprises, ont créé 4 catégories dont une dédiée à la performance à l’international. Alors osons  l’export encouragent les DCF ; des outils et des conseils existent pour préparer son développement dans le monde entier.

Des entreprises Auvergnates ouvrent la voie

Patrick OZOUX, PDG de Michelin Développement et Président du Comité Auvergne des Conseillers du Commerce Extérieur de la France et Arnaud THIOLLIER, Directeur associé d’ALT-GROUP BABYMOOV, sont tous deux Conseiller du Commerce Exterieur France (CCEF).

Patrick Ozoux a représenté Michelin en Egypte, en côte d’Ivoire, en Suisse et a passé 9 ans en Belgique avant de prendre la direction de Michelin Développement. Aujourd’hui il accompagne les entreprises Françaises installées sur les bassins d’emploi où Michelin est implanté. Pour le groupe « il s’agit d’être un acteur du développement économique et de l’emploi sur les territoires grâce au parrainage des compétences en partageant notre expertise » confie Patrick Ozoux. Les outils d’aide sont à la fois techniques et financiers. Leur mise en oeuvre auprès d’entreprises en création ou en développement dans le secteur industriel ou service aux entreprises est conditionnée par la création d’emplois en CDI. Moyennant quoi Michelin propose 2 types d’aides : une aide technique, en mettant à disposition un expert pour élaborer une analyse et construire des préconisations ; une aide financière sous la forme d’un prêt bonifié sur 5 ans ou des primes à l’emploi. Ces aides ont un effet levier reconnu.

Depuis 1990 Michelin a octroyé 62 millions € de prêts et accompagné 21 000 emplois dont le taux de pérennisation à 6 ans est de 70%. Ces aides sont accessibles aux entreprises qui proposent un développement à l’export, à la condition que des créations d’emploi lui soient associés.

Un réseau mondial au service des entreprises à l’export

Or Michelin n’agit pas seul. En tant que président du Comité Auvergne des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CRCCEF) c’est au sein d’un réseau mondial de 4300 entrepreneurs bénévoles dans 146 pays que Patrick Ozoux peut exercer efficacement sa mission auprès des entreprises Françaises. Ces Conseillers, nommés par les pouvoirs publics, sont entièrement bénévoles. Leur rôle est de conseiller les entreprises françaises à l’export et d’accueillir les entreprises qui veulent s’implanter à l’étranger grâce à l’expertise acquise par ceux qui sont partis. Au cœur des marchés internationaux les conseillers spéciaux apportent leurs connaissances de terrain. Ils permettent aux PME d’appréhender l’ensemble des aspects d’une stratégie export, de mobiliser les relais susceptibles de faciliter leur développement international en mettant leur pratique des marchés à leur service. Chefs d’entreprises ou cadres des grandes entreprises, derrière leur culture du  » travailler ensemble pour construire une intelligence collective » ce qui est en jeu c’est l’envie « de promouvoir l’attractivité de la France ».

Babymoov, se développer à l’international

Depuis 1998, Babymoov crée des produits pour faciliter la vie des  parents au quotidien et consacre 5% de son chiffre d’affaires à l’innovation. Pour développer ses nouveaux produits, l’entreprise a mis en place un processus original basé sur l’observation des comportements des familles (éventuellement en équipant des parents de caméras gopro lors de la réalisation d’actes bien spécifiques comme donner le bain aux nourrissons) ou même des bébés. La crèche Babymoov ouverte aux salariés de l’entreprise et également aux entreprises de la zone est aussi un laboratoire d’idées, un véritable terrain d’observation en milieu naturel pour étudier le comportement des bébés et des personnels qui les ont en charge.

Tout comme les 1500 autres CCE de France, Arnaud THIOLLIER, Directeur associé d’ALT-GROUP BABYMOOV, a été choisi pour son expérience à l’international car cette jeune entreprise (moins de 20 ans) connait une  importante progression à l’international. Elle réalise 40% de son chiffre d’affaires hors de France : « C’est l’axe qui tire la croissance vers le haut. Nous sommes présents dans 40 pays et avons des filiales en Allemagne, en Grande-Bretagne, Belgique, Espagne, Hong-Kong et aux USA. Notre objectif est de réaliser 50% de notre chiffre d’affaires à l’international ».

Mais passer d’une société qui exporte à une société qui existe à l’international implique un changement radical de culture : « C’est devenu un projet d’entreprise car il concerne tous les services » avec des problématiques spécifiques au pays d’accueil qui appellent un développement de produits répondant à leurs besoins ou leur mode de vie.   Un exemple, en Asie, il est important de répondre à la problématique de la protection contre la pollution pour les enfants. Il faut aussi s’adapter aux modèles économiques :  » En Asie, la Corée du sud est notre 1er marché grâce notamment au télé-achat qui est très développé.  En Chine, le marché internet est hyper important, donc les clés du succès est d’être hyper performant sur internet. Il n’y a pas de règle. Il faut connaître les marchés et pour cela il faut se faire aider. On a la chance d’avoir beaucoup d’organismes en France comme le CCCEF qui sont des dirigeants qui aident bénévolement d’autres chefs d’entreprise. C’est un réseau de correspondants très efficace » conseille  Arnaud THIOLLIER.

Un réseau de partenaires

A l’échelon local, en partenariat avec les Chambres de Commerce et d’Industrie, Business France (ex UBIFRANCE) contribue à développer la démarche export des entreprises en leur apportant le conseil et le soutien  jusque sur le terrain pour  faciliter l’accès aux marchés. L’Agence française pour le développement international des entreprises compte 1 400 collaborateurs multiculturels dans le monde dédiés à l’accompagnement des PME et ETI à l’export.

Parmi les dispositifs de soutien, le Volontariat International en Entreprise (VIE) offre la possibilité, pour des jeunes entre 18 et 28 ans, d’effectuer une mission de 6 à 24 mois au sein d’une entreprise française à l’étranger. Toute entreprise souhaitant se doter de compétences pour développer un marché ou réaliser une étude avant de définir sa stratégie peut bénéficier d’un VIE.

Un dispositif sous utilisé en Auvergne regrette Patrick Ozoux, pour qui l’accompagnement des PME à l’international est un engagement de toute une vie.

En savoir plus :

Voir le site du  Comité National  des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CNCCF)

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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