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Sciences, Santé

INRA, le projet PHENOME

INRA, le projet PHENOME

Yannick Neuder, Vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, délégué à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation, s’est rendu à l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) où Jean-Baptiste Coulon, Président du centre, lui a présenté le dispositif Phénome.


Phénome comme phénotypage 

Les progrès récents, réalisés dans la connaissance du génome des plantes de grande culture, ont placé les chercheurs devant de nouveaux défis. Toutefois, le phénotypage des plantes est coûteux et prend du temps, un temps précieux qu’ils n’ont pas, face à la nécessité de développer de nouvelles variétés adaptées aux stress climatiques. Pour répondre à ces enjeux, l’INRA participe au projet PHENOME, une infrastructure de phénotypage haut-débit avec un réseau de 9 plateformes, destinées à caractériser des collections de génotypes de différentes espèces pour leur réponse aux changements climatiques.

Les objectifs principaux du projet PHENOME sont le développement de nouveaux capteurs, méthodes d’analyse statistique et bases de données, compatibles avec les millions de données qui seront générées et la diffusion de ces nouvelles techniques et méthodes vers la communauté française de phénotypage (sociétés semencières, instituts techniques, recherche publique).  Son ambition est également de faciliter l’émergence de PME françaises, impliquées dans le développement de méthodes de phénotypage.

La plateforme Phéno3C

Installé sur le site de Crouël, un des deux sites principaux du centre Inra Auvergne-Rhône-Alpes, le dispositif Pheno3C est un outil expérimental unique en France et en Europe. La plateforme de Clermont-Ferrand fonctionne en conditions semi-contrôlées : les plantes sont cultivées au champ en micro-parcelles où deux facteurs clés du changement climatique sont contrôlés : la concentration en CO2 de l’air et la disponibilité en eau du sol. Son objectif principal est d’étudier la tolérance des plantes de grande culture aux contraintes climatiques.

Phéno3C est composé de quatre unités, chacune équipée d’un abri-mobile se déplaçant automatiquement en cas de pluie. Un système d’irrigation permet l’ajustement de la réserve en eau du sol sur la base de scénarios climatiques fins. Deux des unités seront équipées d’un système d’enrichissement de l’air en CO2 (FACE). Les parcelles expérimentales (20 x 25 m) peuvent accueillir chacune environ 100 micro-parcelles différentes, ce qui permet de tester simultanément un nombre important de génotypes. Au total, en tenant compte des 4 parcelles expérimentales couvertes et des 4 parcelles témoins, 800 micro-parcelles seront étudiées chaque année. Le dispositif sera complété par des outils de phénotypage à haut débit.

La région investit dans la recherche

D’un montant total de 6 millions d’euros, l’infrastructure du projet est cofinancée à hauteur de 4 millions d’euros par le programme investissement d’avenir et de 2 millions d’euros par le Fond Européen de Développement en Région (FEDER), avec le soutien de la région Auvergne. Un complément budgétaire d’un montant de 1 million d’euros, permettant la finalisation de l’outil de recherche, est prévu au titre du Contrat de Plan Etat Région (CPER 2015-2020) sur la base d’un financement FEDER (60%),  Région Auvergne (20%)  et  INRA (20%).

Le Centre INRA de Clermont-Ferrand – Theix est un acteur majeur de la recherche en région Auvergne, représentant 15 % des forces scientifiques régionales.  Le projet porté par l’INRA s’inscrit dans le domaine d’innovation stratégique « production agricole durable », de la politique de spécialisation intelligente de la Région Auvergne.

Pendant la visite de Yannick Neuder, Caroline Bevillard, conseillère régionale du Puy-de-Dôme, nous a confié que l’objectif de cette rencontre est de conforter le partenariat avec la région autour de 3 missions : ” faire reconnaître le savoir académique, organiser la gouvernance et transférer le savoir et l’innovation en terme d’employabilité.”

INRA – Centre Auvergne-Rhône-Alpes



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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