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Services aux entreprises

La Maison Innovergne mobilise l’échange autour du thème des fonds d’investissements publics

La Maison Innovergne mobilise l’échange autour du thème des fonds d’investissements publics
Crédit Photo : Maison Innovergne

Qu’est-ce qu’un fonds d’investissement ? En quoi consiste concrètement le recours à celui-ci pour un dirigeant d’entreprise et quel est l’accompagnement qui en découle ? Voici des questions que la Maison Innovergne a mises au cœur de son actualité


La Maison Innovergne, fédération d’acteurs publics, a pour mission l’accueil et l’accompagnement des porteurs de projets innovants en Auvergne (créateurs, laboratoires et entreprises), en leur facilitant l’accès à des ressources dédiées et en leur proposant une action coordonnée de ses partenaires (Etat, Région Auvergne, CCI Auvergne, Clermont Université, Clermont Communauté, Auvergne Bpifrance, INPI, BUSI, ADEME).

Alors que les instruments financiers publics se développent de plus en plus pour répondre aux besoins grandissants des entreprises, l’appel à un fonds d’investissement reste encore un sujet délicat pour les entreprises, qui méconnaissent les tenants et aboutissants d’une telle démarche.

Mercredi 25 février 2015, la Maison Innovergne a été à l’origine de l’organisation d’une conférence intitulée : « Comment faire appel à un fonds d’investissement public ? », qui s’est tenue à la Pépinière d’entreprises, rue Jean Claret à Clermont-Ferrand.

Ouverte à tous les acteurs du développement économique régional, elle a accueilli une soixantaine de participants, partenaires publics et entrepreneurs. Cette manifestation comptait les principaux intervenants en matière de fonds d’investissement public : SOFIMAC PARTNERS, K Auvergne (CCI Auvergne) et Bpifrance.

L’intervention a débuté par les équipes de SOFIMAC PARTNERS, société multirégionale et indépendante,  spécialisée dans l’intervention en fonds propres et quasi fonds propres des PME non cotées depuis 38 ans. Basée à Clermont-Ferrand et présente également à Lyon, Limoges et Orléans, cette société privée gère plus de 240 millions d’euros d’actifs à travers 20 fonds. Pauline Maillard, chargée d’affaires JEREMIE Auvergne, précise : « Nous sommes également gestionnaire du dispositif JEREMIE Auvergne, fonds d’investissement abondé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et la Région Auvergne. Nous mettons en œuvre notre expertise et proximité territoriale pour investir ces fonds publics au service du développement économique régional.»

L’objectif de l’intervention de SOFIMAC PARTNERS était de présenter le fonds JEREMIE Innovation et le fonds JEREMIE Mezzanine, volets de soutien à l’innovation et au renforcement des fonds propres en région Auvergne, mais également de développer l’aspect opérationnel de la gestion de tels fonds.

Yoann Ribay, Directeur des investissements, a ainsi présenté JEREMIE Innovation et mis l’accent sur la démarche d’investissement et l’accompagnement des chefs d’entreprises dans lesquels le fonds investit : « Une fois l’entreprise détectée, nous établissons un diagnostic poussé et une décision « GO/NO GO » doit ensuite être prise à l’unanimité par l’équipe d’investissement technologique. Lorsque le Comité a donné son accord et que les aspects juridico-financiers ont été négociés, la phase de suivi débute». Hubert Hamadou, Chargé d’affaires, a complété ces propos en présentant le dispositif JEREMIE Mezzanine, « nous avons réalisé 11 investissements, parfois assez atypique comme le financement d’une coopérative laitière. Aujourd’hui, c’est une très belle réussite et cette réussite repose sur un partenariat fort entre l’investisseur et les managers. »

Le dispositif K Auvergne a ensuite été présenté par Luc Noël de la CCI du Puy-de-Dôme : « Nous avons constaté qu’il y avait un trou dans la chaîne de financement, au-delà de l’intervention des Business Angels et avant celle du capital-risque, sur des tickets d’intervention de 150K€ à 500K€ ». L’objectif de K Auvergne est d’épauler les PME auvergnates pour à la fois développer leurs projets et lever des financements. Il a la particularité d’intervenir dans des tailles d’entreprise ou des domaines d’activité peu recherchés par les investisseurs classiques (TPME, sous-traitants,…). Les investisseurs sont des souscripteurs à l’Impôt Sur la Fortune, regroupés sous forme de Holding, qui souhaitent participer au développement des PME-PMI. « Les investisseurs ne se font pas connaître, le respect de l’anonymat est très important pour eux. »

« L’objectif principal de ce dispositif est de créer la première marche de l’investissement pour ensuite passer le relais à  d’autres investisseurs. » Le montant de sortie de l’investissement est prévu initialement, peu importe la plus-value générée. « Nous ne sommes pas là pour combler un manque de trésorerie mais véritablement pour accompagner le développement de l’entreprise. Le recours à K Auvergne permet de faire effet de levier sur le financement bancaire, ce dispositif fait vraiment partie d’un plan de financement ».

Enfin, Bpifrance est venu présenter ses outils en termes de capital innovation et capital développement. Banque Publique d’Investissement émanant du regroupement d’OSEO, CDC Entreprises, FSI et FSI Régions, Bpifrance accompagne les entreprises de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, du crédit aux fonds propres. Détenue à 50% chacun par l’Etat et la Caisse Des Dépôts, elle s’organise autour de deux pôles : Bpifrance Investissement et Bpifrance Financement. Avec ses métiers organisés autour de l’innovation, les fonds propres, le financement, la garantie et l’export, elle propose un continuum de financement à chaque étape clé du développement des entreprises.

Les interventions en capital innovation de Bpifrance s’inscrivent dans des fonds nationaux ciblés, telles que le Fonds Ambitions Numériques ou encore le Fonds Maladies rares. « Nous intervenons dans des activités non rentables mais à fort potentiel de croissance » souligne Yannick Izoard, Délégué Innovation.  Bpifrance intervient également de manière indirecte en souscrivant à des fonds technologiques nationaux ou régionaux. « Nous avons 4 fonds et nous souscrivons dans environ 95% des fonds liés à l’innovation et gérés par des sociétés de gestion. »

Bpifrance est également spécialisé dans l’investissement en fonds propres, patient et minoritaire, pour des sociétés en développement, en phase de transmission ou en sortie de crise. Denis Talaron, Directeur Adjoint d’investissement, précise : « Nous intervenons dans des sociétés matures qui souhaitent se développer ou se transmettre, et dans des sociétés à dimension familiale qui cherchent de l’accompagnement. » Avec des investissements par filière, sectoriels ou généralistes, Bpifrance dédient des fonds propres à l’investissement régional, « il faut savoir que 90% des décisions sont prises en région. »

Denis Talaron conclut alors : « En Auvergne, l’offre est là, il faut ensuite créer le besoin et cela passe par des contacts et des échanges. »

La conférence s’est terminée sur des questions du public, largement orientées sur les aspects opérationnels de la démarche d’investissement, allant de la durée de traitement d’un dossier à la négociation de sortie du fonds de l’entreprise. Questionné sur ce dernier sujet, Yoann Ribay a précisé : « La valorisation de l’entreprise est une question de négociation, il y a une prise en compte de différents paramètres pour donner de la crédibilité au projet, un regard sur l’avenir et les ambitions, ainsi qu’une observation des pratiques du secteur d’activités. »

Les échanges se sont ensuite poursuivis entre les intervenants et les participants désireux d’exposer leur situation professionnelle, d’initier un contact ou de créer un partenariat.

C’est là une initiative réussie de la Maison Innovergne qui crée une occasion de débat sur un sujet relativement complexe et permet ainsi de mieux se familiariser au panel d’outils dont dispose la région Auvergne pour répondre aux besoins des entreprises du territoire.

L’intégralité des interventions est disponible sur le site internet de la Maison Innovergne



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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