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Emploi, Formation, RH

Les Informels de l’APEC à Clermont-Ferrand : « Le plus grand obstacle c’est soi-même »

Les Informels de l’APEC à Clermont-Ferrand : « Le plus grand obstacle c’est soi-même »

Jeudi 24 mars 2016 se tenait la première soirée Les Informels de l’APEC à Clermont-Ferrand. Près de 80 personnes échangeaient sur le thème de l’évolution professionnelle des cadres. Petit changement comme changement radical étaient évoqués.


66 cadres de tous secteurs professionnels avaient répondu à l’invitation de l’APEC. Certains en poste, d’autres en recherche de nouveaux challenges. Mais tous avec un point commun : l’envie de se positionner différemment sur le marché du travail. Avec pour fil conducteur 6 témoins, la soirée Les Informels se déroulait sur un principe éprouvé par le speed-dating. Les participants ne pouvaient s’asseoir qu’à 3 tables rondes sur les 6 disponibles. Après une présentation rapide des 6 témoins, chacun était invité à rejoindre une première table pour 30 minutes.

Maria, le début d’une reconversion

Table 3, c’était le témoignage de Maria. Issue de la communication événementielle, Maria a débuté sa reconversion professionnelle pour être en phase avec elle-même. « Quand on n’est plus en phase avec son travail, on s’épuise » explique-t-elle. Maria évoque son parcours, et notamment la musique. Chanteuse professionnelle, Maria a, aujourd’hui, la double casquette de formatrice. Installée au sein de la couveuse Co-agir, elle cumule avec bonheur les deux activités. L’une complétant l’autre au gré des contrats. Quand un participant lui demande quel est le plus grand obstacle qu’elle a rencontré, elle répond sans hésiter : « Moi ! Il faut apprendre à s’accepter, à accepter son évolution. Ce n’est pas toujours évident. Ça peut prendre du temps ! »

Lydie, une reprise d’études à 43 ans

Autre table, autre parcours mais toujours la même envie. Celle d’être en accord avec soi-même dans sa vie professionnelle. Lydie est arrivée en Auvergne en 1997 pour suivre son conjoint. Diplômée en droit, elle découvre la difficulté à trouver un poste fixe dans la région qui corresponde à sa formation. En 2002, elle décroche enfin un CDI. Son entreprise connaît des restructurations et son poste se modifie peu à peu. Lydie choisit de négocier une rupture conventionnelle. Au bout de quelques mois, c’est en discutant avec une petite nièce qu’elle a le déclic : elle va reprendre des études. Avec un objectif : obtenir un bac+5. Son but ? « Apporter une compétence complémentaire à mon parcours pour élargir le champs de mes possibilités. » Elle l’avoue elle-même, elle ne sait pas tout à fait quel sera son futur poste. Mais elle sait déjà qu’elle a fait le bon choix. Et termine, en insistant sur l’importance de l’entourage : « Il faut que la famille et notamment le conjoint soit d’accord avec ce changement. En reprenant les études, on évolue. Et il faut que l’entourage soit prêt à l’accepter. »

Olivier, l’envie de construire quelque chose

« J’étais le plus beau, le meilleur. Mais j’étais payé 50% de moins que la concurrence. Et sans partie variable. » C’est par ses mots que débute la table ronde. Responsable de secteur dans la restauration collective, Olivier a tenté une négociation salariale avec son patron pendant 2 ans. En vain. Il choisi de partir et son contrat se termine le 9 novembre 2015. Son objectif ? « A 40 ans, je n’avais rien construit de concret. Je me suis donné 6 mois pour trouver ma voie. » C’est sur le salon Eurêka, quelques jours plus tard, qu’Olivier entrevoit une idée. Là, il voit des franchisés heureux de témoigner de leur réussite, parler de leur métier avec enthousiasme. Il se renseigne auprès de différentes enseignes et en sélectionne une. Olivier a signé son contrat fin décembre 2015. Sa franchise ouvrira à Clermont-Ferrand le 1er juin prochain.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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