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Retour sur le Sommet de l’Elevage 2014 !

Retour sur le Sommet de l’Elevage 2014 !

Le Journal de l’éco est parti à la rencontre de Fabrice Berthon, commissaire général du Sommet de l’élevage. Ce dernier est revenu sur les grands chiffres de cette manifestation et sur les projets de développement pour cet événement majeur qui se tiendra l’année prochaine encore à la Grande Halle de Clermont-Cournon les 7,8 et 9 octobre 2015.


Le Journal de l’éco : Pourrions-nous revenir sur les grands chiffres du Sommet de l’élevage 2014 ?

Fabrice Berthon : Une étude a été réalisée par la Fédération Nationale des Salons de France, qui s’appelle maintenant UNIMEV, en collaboration avec la CCI de Paris qui avait fait une étude sur l’impact des salons en France. A partir de cette étude, ils ont établi des modèles pour mesurer cet impact sur l’économie locale. Nous avons pu extrapoler à partir de cette étude et l’appliquer au Sommet de l’élevage et il en ressort que les retombées économiques sont de 12 millions d’euros pour les exposants et de 12 millions d’euros concernant les visiteurs. 1 301 exposants étaient présents cette année pour près de 100 000 visiteurs.

Le Journal de l’éco : Quelles sont les incidences sur l’avenir du Sommet suite à l’annonce faite d’un projet d’extension du site côté nord, qui consisterait à transformer 3 hectares, actuellement en parking, en surface d’exposition ?

Fabrice Berthon : Cela va permettre au Sommet de l’élevage de continuer son développement en accueillant plus encore d’exposants, notamment à l’international, et en augmentant mécaniquement le nombre de visiteurs, puisque l’un ne va pas sans l’autre.

Le projet d’extension est définitivement confirmé

Le Journal de l’éco : Ce projet d’extension est-il définitivement confirmé ?

Fabrice Berthon : Oui. Le président du Conseil régional l’a confirmé. Les travaux vont se dérouler sur les deux années à venir.

Le Journal de l’éco : Certains chiffres avancés par nos confrères dans la presse font état d’un coût compris entre 3 et 15 millions d’euros pour cette extension. Vous confirmez ?

Fabrice Berthon : Non. Ce sera beaucoup plus modeste. La première tranche, pour 2015, aura un coût compris entre 1 et 1,5 million d’euros. Pour les chiffres définitifs, nous devons attendre des études plus précises qui sont en cours de réalisation.

Le Journal de l’éco : Cela signifie t-il que le Sommet – dans le cadre de cette réalisation – resterait à Clermont-Fd et ne menacerait plus de quitter la région pour s’implanter sur Lyon ?

Fabrice Berthon : Oui, bien sûr. Dans la mesure où le parc expo s’adapte aux besoins de développement, il n’y a aucune raison de déménager à Lyon. Notre désir est de rester ici. Clermont-Ferrand par rapport à l’activité de l’élevage est plus le centre de gravité de cette économie que Lyon. Stratégiquement, Clermont-Ferrand est mieux placée, donc il est mieux d’y rester.

Plus d’animations induit plus d’exposants et donc plus de visiteurs

Le Journal de l’éco : Puisque nous parlons de développement, quelles pourraient être les évolutions du Sommet pour qu’il conserve sa place dans les grands salons mondiaux ?

Fabrice Berthon : Nous pouvons envisager de développer plus de concours d’animaux. Nous sommes déjà parmi les plus grands événements mondiaux en présence d’animaux. Plus d’animations induit plus d’exposants et donc plus de visiteurs.

Le Journal de l’éco : Est-il envisageable de passer à 4 jours d’exposition au lieu de 3 actuellement ?

Fabrice Berthon : C’est une hypothèse. Notre volonté au niveau de l’organisation est de le faire mais nous n’y passerons que si ce désir est partagé par la majorité des exposants. Pour le moment, la majorité ne désire pas les 4 jours. A nous d’argumenter et de dire aux exposants que ce format de 3 jours entraine actuellement une certaine saturation. Nous ne pouvons accueillir plus de visiteurs que les 100 000 que nous avons accueillis cette année. Le passage à 4 jours aurait déjà pour effet de mieux repartir les visiteurs. Et au total des entrées, nous aurions certainement plus de visiteurs.

Le Journal de l’éco : Le Sommet est-il une manifestation avant tout professionnelle, dont le succès se mesure aux contacts commerciaux entre professionnels sur place ou bien le succès de la partie “visiteurs grand public” fait elle partie de l’objectif de la manifestation ?

Fabrice Berthon : Le Sommet est avant tout un rendez-vous professionnel puisque 90 % des visiteurs sont des professionnels de l’agriculture. C’est stratégique, c’est volontaire, c’est voulu. Néanmoins, s’il existe des salons professionnels qui n’ouvrent pas leurs portes au grand public, ce n’est pas notre cas.

Le Sommet est surtout un lieu de contacts commerciaux

Le Journal de l’éco : On en parle rarement dans la presse, plutôt orientée “grand public”, parlons de la partie “business” du Sommet : comment se déroule cette partie, comment se rencontrent les professionnels, comment signent-ils des contrats ?

Fabrice Berthon : Le Sommet est surtout un lieu de contacts commerciaux. Les sociétés reçoivent des clients potentiels, nouent des contacts. Nous avons d’ailleurs des chiffres assez précis qui font état de 100 contacts utiles en moyenne par exposant, soit 130 000 contacts réalisés en 3 jours. Ils ne seront sans doute pas tous finalisés en affaires, mais une bonne partie le sera. Il est difficile de chiffrer tout cela mais nous pouvons estimer l’impact de ces contacts à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Le Journal de l’éco : Le Sommet est un salon très international. Comment en assurez vous la promotion dans le monde ?

Fabrice Berthon : Pour avoir le label « international », il faut avoir au moins 10 % d’exposants venus d’autres pays. Nous en avons 20 %. Nous avons eu 4 000 visiteurs venus de 80 pays et nous assurons la promotion en utilisant la presse professionnelle à travers le monde. La plus grande part de nos investissements promotionnels sont consacrés à l’Europe mais aussi aux grands pays d’élevage que sont le Brésil, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, le Canada ou encore l’Argentine. Nous avons un réseau d’une vingtaine d’agents à l’étranger qui assurent la promotion du Sommet. Nous travaillons aussi avec les réseaux institutionnels français tels que UBI France ou l’ADEPTA qui est une association qui assure la promotion internationale des secteurs agricoles.

Le Journal de l’éco : Avez-vous un retour de ce que l’on dit de l’Auvergne, lorsque vos représentants dans le monde parlent de notre région ?

Fabrice Berthon : Nous avons le plaisir de voir des délégations qui, non seulement parlent de l’Auvergne, mais parlent de Cournon d’Auvergne. Je pense que le maire de la Ville pourrait être fier de savoir que dans plus de 80 pays sa ville est connue. Nous avons bien sûr de bons retours parce que nous organisons aussi pour les délégations étrangères des visites sur le terrain. Cette année, ce sont plus de 24 visites en 3 jours qui se sont organisées dans des exploitations agricoles mais également dans des entreprises. Cela permet aux étrangers de visiter et certains sont même tellement séduits par nos paysages de l’Auvergne qu’ils reviennent à titre personnel pour passer des vacances.

 



Un article de Thomas Fauveau

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