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Décideur

Se saisir de l’inscription au patrimoine mondial « Unesco »

Se saisir de l’inscription au patrimoine mondial « Unesco »

Le Département du Puy-de-Dôme, la Cpme 63 et le Journal de l’éco co-organisent, le 12 mars prochain 18h30 à l’Esc Clermont, l’événement autour de l’inscription de la Chaîne des Puys faille de Limagne au patrimoine mondial de l’Unesco. Il s’agit d’une soirée collaborative exceptionnelle pour mettre en valeur l’attractivité et le développement maîtrisés de notre territoire. Elle se déroulera en présence de nombreuses personnalités des secteurs publics et privés et sera ponctuée de témoignages, d’idées, d’une table ronde et de projets.


Être inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco est une opportunité que les auvergnats doivent saisir. Ailleurs en France, et depuis longtemps, d’autres territoires ont saisi cette chance et transformés l’essai comme l’on dit en Auvergne.

L’exemple de Dijon est remarquable ! La ville, capitale de Bourgogne-Franche-Comté compte deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Il y a le secteur sauvegardé du centre-ville, avec ses ruelles, ses murets historiques, son architecture exceptionnelle, mais également … une inscription plus culturelle, « immatérielle » comme le disent les spécialistes… au titre de « cité de la gastronomie universelle ».

La valeur universelle exceptionnelle
Tous les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial doivent présenter une valeur universelle exceptionnelle. Cela signifie que le bien a une importance culturelle et/ou naturelle, tellement exceptionnelle, qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité. À ce titre, la protection permanente de ce patrimoine n’incombe pas seulement à l’État partie ou au gestionnaire du bien, mais à l’humanité toute entière.

Pour satisfaire à cette condition, le bien, qui est donc à lui seul le candidat au patrimoine mondial, doit présenter des caractéristiques précises d’authenticité et d’intégrité. Il doit également faire l’objet d’une étude comparative avec les biens déjà inscrits à travers le monde pour que soit démontré son caractère unique.

Dans la newsletter « dijonbeaune.fr », notre confrère Dominique Bruillot, interrogeait l’ancien adjoint au patrimoine auprès du maire de Dijon à l’époque, Jean-Pierre Gillot.

En 2004, il était adjoint au patrimoine auprès de François Rebsamen. Jean-Pierre Gillot était aux prémices d’une aventure qui, tout en reprenant un vieux thème ressassé plus ou moins régulièrement depuis le début des années 90 (on parlait alors de vignobles, pas encore de climats), allait conduire ces derniers jusqu’à leur reconnaissance par l’Unesco.

« Parmi les changements notoires, Dijon décroche le jackpot avec la prise en compte de la centaine d’hectares de son centre historique. Ce qui, conjugué au rôle revendiqué par la ville de la (très attendue) Cité de la Gastronomie en tant que site de promotion du Repas gastronomique des français (lui-même inscrit au Patrimoine mondial), permet de s’appuyer sur une double référence Unesco.

« Il faudra malgré tout gérer cela de façon culturelle et citoyenne, le tourisme étant le prolongement de cette approche, pas l’inverse » prévient avec sagesse Jean-Pierre Gillot.

Pour peu que l’on veuille l’anticiper et l’organiser, pour l’ancien adjoint au maire, l’inscription de Dijon à la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’Unesco a de nombreux avantages non immédiats, mais réels dans le temps. Jean-Pierre Gillot l’expliquait en 10 points sur le seul périmètre du terroir viticole, si cher à la Bourgogne.

1. Un autre regard de la communauté internationale sur le territoire directement concerné. Ce regard immédiat, modifie la vision d’avenir qui en sera désormais faite. Là est l’intérêt pour le long terme.
2. Cette inscription sur la liste du patrimonial va circuler dans l’ensemble des états de la planète. Elle permet de sortir du local et même du national, nous sommes dans la partie mondiale.
3. Nous n’aurons plus à garder pour nous cette valeur universelle aujourd’hui reconnue. Notre devoir est désormais de la faire partager et la faire connaître à l’ensemble de la planète.
4. Cela obligera à plus de respect pour nos paysages urbains et viticoles, à des méthodes de culture plus respectueuses de l’environnement.
5. C’est la garantie d’une protection renforcée de nos paysages.
6. La signalétique sera réglementée, aussi bien pour la publicité que dans les entrées des villes et des villages, le long des routes, etc…
7. L’œnotourisme sera le premier bénéficiaire de cette inscription, avec une forte augmentation des visiteurs.
8. Cela nous entraînera dans la mise en œuvre de l’interprétation des climats et leurs attributs. A quoi bon se féliciter d’un tel classement si rien n’est fait sur place pour que le visiteur, porteur d’une autre culture, soit à même de comprendre les climats.
9. Cette démarche favorise déjà le décloisonnement entre élus, professionnels et syndicalistes, il aboutit au décloisonnement des disciplines du monde de la vigne en passant par l’histoire des hommes et des différents milieux de vie.
10. Globalement, c’est une nouvelle attractivité pour notre territoire, les lieux inscrits sont attractifs commercialement et une formidable ouverture touristique sur un réseau « patrimoine mondial » à l’échelle de la future Bourgogne/Franche-Comté. » (à l’époque).

Les biens français du patrimoine mondial de l’UNESCO
La France compte 43 biens inscrits au patrimoine mondial : 39 biens culturels, 3 biens naturels et un bien mixte. L’inscription d’un bien sur la Liste du patrimoine mondial et les obligations qui lui sont attachées découlent d’une convention internationale de l’UNESCO, la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972, ratifiée par la France en 1975.

Protection et gestion des biens inscrits au patrimoine mondial
La sous-direction des monuments historiques et des espaces protégés coordonne la protection et la gestion des biens culturels français inscrits au patrimoine mondial, qu’ils soient constitués d’un seul monument ou, pour les biens les plus récents, de territoires étendus ou d’éléments disséminés sur plusieurs territoires.

Elle veille notamment à l’élaboration et à la modification des périmètres d’inscription, à l’adéquation des dispositifs de protection avec les limites des biens et leurs zones tampons, et au suivi des projets et aménagements susceptibles d’avoir un impact sur la valeur universelle exceptionnelle des biens.

En liaison avec un réseau de correspondants dans chaque direction régionale des Affaires culturelles (DRAC), elle s’efforce de trouver, en lien avec les gestionnaires et les collectivités territoriales concernées, toutes les solutions permettant d’assurer le maintien de la valeur universelle exceptionnelle de chaque bien inscrit.

C’est maintenant aux Auvergnats d’agir
Le 12 mars, cette soirée événement co-organisée par le Département du Puy-de-Dôme, la Cpme 63 et le Journal de l’éco, à l’Esc Clermont, autour de l’inscription de la Chaîne des Puys faille de Limagne au patrimoine mondial de l’Unesco est l’occasion unique d’imaginer à plusieurs la suite de cette inscription.

Au cours de la table ronde, des idées nouvelles seront exposées. Toutes seront issues de la réflexion de nombreux acteurs du territoire, dont Vous ! Partagez vos idées de valorisation économique de l’inscription Unesco ! Déposez les en ligne, nous les transmettrons anonymement lors de la conférence.

Des personnalités témoigneront de cet intérêt à se saisir de l’inscription de la chaîne des puys faille de Limagne au patrimoine mondial de l’Unesco. On peut citer, Jean-Yves Gouttebel, président du Département du Puy-de-Dôme et vice-président de l’Assemblée des Départements de France, Eric Gold, Sénateur du Puy-de-Dôme, Anne-Gaëlle Baudoin-Clerc, Préfète du Puy-de-Dôme, Olivier Bianchi, président de Clermont Auvergne Métropole et maire de Clermont-Fd, Fanny Agostini, animatrice de l’émission Thalassa sur France Télévision et François Asselin, président national de la CPME (confédération des petites et moyennes entreprises).

Il s’agit d’une soirée collaborative exceptionnelle pour mettre en valeur l’attractivité et le développement maîtrisés de notre territoire. Elle sera ponctuée de témoignages, d’idées et de l’évocation de vos projets.

Inscription à la conférence cliquez

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Un article de Marc-Alexis Roquejoffre

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