webleads-tracker

Art, Culture, Divertissements & Loisirs

Un hymne à la liberté personnelle !

Un hymne à la liberté personnelle !

L’asservissement par les pouvoirs et la convivialité…


En nos temps de “tentation totalitaire” de tant de politiques en mal de légitimité, il est vital que le principe de subsidiarité triomphe à tous les niveaux, dans toutes les sphères tant politiques qu’économiques ou noétiques.
Le principe en est simple : tout problème doit être résolu au niveau local, là où il se pose, par les gens auxquels il se pose. Si ceux-là échouent et que le problème persiste, alors, et seulement alors, le problème est pris en charge par l’échelon immédiatement supérieur (en prenant garde qu’il ne ‘agisse pas d’une évacuation paresseuse des problèmes “vers le haut”).

Où que le problème soit résolu, il doit l’être en conformité avec une charte constitutionnelle globale qui précise la finalité du faire-ensemble (la vocation collective) et les modalités acceptables de résolution (l’écologie collective).
Cette charte se limite à exprimer “l’esprit” de quelques grands principes et laisse à chacun le droit, le devoir et le soin de les interpréter, de bonne foi, au mieux des circonstances particulières.

Aujourd’hui, de plus en plus, généralisation de l’assistanat oblige, la résolution des problèmes de la vie (et, pire, ceux de la mort) sont pris, doivent être pris en charge par d’autres. On évacue les problèmes. On se refile la patate chaude de mains en mains.
Bien peu de nos contemporains s’assument eux-mêmes tant on leur à répété, jusqu’à la nausée, que l’Etat et les services publics sont là pour tout résoudre, moyennant impôts et votes.
Mais au-delà de ces vils problèmes techniques, la vraie question est celle du “vivre-ensemble”, avec les homosexuels, avec les musulmans, avec les migrants, avec les “différents”.

Désolé : le principe sociétal n’est pas la “vivre-ensemble”, mais bien le “faire-ensemble”.
On ne vit pas ensemble ; chacun ne vit qu’à l’intérieur de lui-même ; la vie est une expérience intime, non partageable ; la vie est un processus interne qui peut entrer en résonance avec d’autres processus de vie, voire entrer en fusion avec eux, mais ces cas égrégoriques sont rares. Pour l’homme de la rue, peu enclin à la mystique communautaire, il n’y a pas de “vivre-ensemble” et il n’y en aura jamais : chacun vit en soi et pour soi. Cependant, l’interdépendance foncière qui relie bien des hommes entre eux au quotidien, dans la vie réelle telle qu’elle est concrètement vécue (je ne parle donc pas d’une vision mystique et holistique d’une vie cosmique qui relie intimement et secrètement tout ce qui existe), cette interdépendance appelle un “faire-ensemble” c’est-à-dire implique des finalités et des modalités de collaboration entre les hommes non pas au service de fumeux idéaux transcendantaux, mais simplement au service des nécessités et contraintes de la vie quotidienne, banale et réelle.

Les litanies actuellement à la mode sur le “vivre-ensemble” véhiculent, en fait, une idéologie et un idéalisme gauchisants du primat du social sur le personnel, primat que l’on déguise souvent sous les oripeaux chatoyants et sympathiques de la “convivialité” : les vieux mythes de l’Eden communautaire, du kibboutz pionnier, de la cellule communiste, de la tribu primitive (merci, Monsieur Claude Lévi-Strauss), de la fraternité de comptoir, de l’amicale des non-membres d’amicales, du comité des fêtes de quartier, etc.

Laissez-moi vivre ma vie et ne venez à mon “aide” que lorsque j’en ai vraiment besoin et que je vous le demande !

Voir plus de chroniques de Marc Halévy

marc-halévy-300x82



Une rubrique de libre opinion

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !