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SPIRENT – Des opportunités IoT haut de gamme attendent les fournisseurs de services mobiles

SPIRENT – Des opportunités IoT haut de gamme attendent les fournisseurs de services mobiles



Une petite partie mais néanmoins substantielle du marché de l’IoT demande une communication à haute fiabilité. Avec la bonne approche, ce serait une mine d’or pour les fournisseurs de services mobiles existants, explique Brion Feinberg, directeur technique de la branche Analyse de Spirent. 

Les préoccupations concernant l’Internet des objets (IoT, Internet of Things) sont fortement centrées sur deux facteurs essentiels : a) la population colossale et b) la diversité. Dans quelle mesure la même infrastructure peut-elle prendre en charge des utilisateurs aussi différents que des appareils de mesure intelligents, des dispositifs de surveillance de la circulation, des appareils médicaux, des véhicules autonomes et des transactions financières à haute vitesse, pour n’en citer que quelques uns ? 

Il faut d’abord séparer cette population en deux grandes catégories. En haut se trouvent les dispositifs connectés hautement critiques, comme les moniteurs cardiaques, les systèmes de commande industriels et les véhicules autonomes, chacun ayant des besoins très spécifiques de fiabilité et de performances. Et en bas, un nombre bien plus grand de dispositifs moins exigeants, comme les dispositifs de surveillance de la circulation et les appareils domestiques intelligents. On s’est concentré jusqu’ici sur cette catégorie basse, parce qu’elle représente peut-être les neuf dixièmes du marché. Si la catégorie haute n’en constitue que 10 pour cent, sur les 13 mille milliards de dollars prédits d’ici 2019, elle reste une opportunité considérable.

Les fournisseurs de services mobiles sont bien placés pour exploiter cette opportunité, car ils ont non seulement leur propre spectre, mais également l’expérience de la gestion de grands réseaux pour fournir une fiabilité élevée. Pour aborder ce marché IoT lucratif, ils doivent se différencier des services « au mieux » en offrant des performances et une sécurité réseau exceptionnelles. (Il est également plus sensé d’aborder la complexité en développant d’abord des solutions pour la population plus limitée des dispositifs les plus intelligents, puis en reprenant un peu la technologie pour développer des solutions plus simples et plus économiques pour les dispositifs de la catégorie inférieure.)

Que faut-il pour fournir une communication IoT fiable et à hautes performances pouvant assurer les SLA des applications même les plus critiques ? Il faut d’abord un moyen de détecter un comportement anormal qui pourrait indiquer un défaut dans le système, ou un dispositif qui fonctionne mal, ou même un logiciel malveillant. Mais ce n’est possible que si l’on sait ce qu’est le comportement normal.

Considérez le smartphone : un appareil extrêmement complexe dont les schémas de comportement varient fortement d’un utilisateur à l’autre. Mais nous avons des années d’exrience de ce qu’est ou n’est pas le comportement normal d’un smartphone. Si un smartphone donné rencontre, ou provoque, des problèmes de connectivité, le moniteur peut accéder au code IMEI (International Mobile Equipment Identity) de l’appareil et, à partir de la marque et du modèle, savoir rapidement si le téléphone fonctionne correctement ou non. 

Mais lorsqu’un fabricant de dispositifs IoT aujourd’hui a besoin d’une solution de connectivité rapide, il va plus facilement acheter un module de connectivité IoT universel tout prêt. Les données IMEI indiqueront alors qu’il s’agit, par exemple, d’un module Telit particulier, mais cela ne dira pas quel genre de dispositif il relie au réseau. Il pourra s’agir d’un détecteur de fumée, d’un parcmètre, d’un cardiomètre ou d’un autre type de dispositif inconnu. Alors quel sorte de comportement normal devra-t-on attendre ? 

Il y a un besoin urgent de mécanismes pour reconnaître les dispositifs IoT et surveiller leur communication : fréquence de connexion, combien d’octets à combien de destinations différentes, etc. Idéalement, il faudrait des dispositifs qui fournissent eux-mêmes les mesures de base permettant de déterminer les ICP réseau. Donc les telcos feraient bien d’insister sur l’auto-reporting, ou au moins de proposer des incitations comme des coûts de certification moindres pour encourager son adoption. L’ensemble du secteur doit reconnaître l’importance de faire en sorte que les données de performances de communication effectives des dispositifs soient accessibles. Nous devrions également accélérer la reconnaissance de catégories standard de dispositifs et de paramètres de fonctionnement types, afin que les systèmes de surveillance automatisés puissent reconnaître un comportement anormal, comme un réfrigérateur qui enverrait des e-mails de spam.

Si l’on concevait, implémentait et intégrait une grande population de systèmes divers pour construire quelque chose d’aussi complexe qu’une « ville intelligente », même les dispositifs les plus simples pourraient déclencher des problèmes non anticipés. Que se passerait-il après une coupure de courant sans l’activation d’une sorte de « retrait aléatoire » pour réduire le risque de surcharge du réseau à la reconnexion simultanée de milliers de dispositifs ? Sans une compréhension détaile de tous les éléments connectés, de leurs besoins en communication et de leur schéma de trafic attendu, la surveillance du réseau serait un cauchemar.

Des travaux sont déjà en cours pour élaborer des normes adéquates. L’Open Mobile Alliance développe un protocole Lightweight Machine to Machine (OMA LWM2M) pour la gestion des dispositifs IoT simples ayant des ressources de traitement limitées. Un autre protocole simple de la couche application est le Constrained Application Protocol (CoAP) qui est en cours d’extension avec l’augmentation du nombre et de la diversité des applications M2M. La connectivité seule ne suffit pas : nous devons également faire en sorte que l’identité et le comportement des dispositifs ne soient pas cachés aux systèmes de gestion et de surveillance du  réseau. 

Connecter des millions de dispositifs simples relativement vulnérables et assurer en même temps une connectivité très fiable pour les dispositifs hautement critiques est un défi. La bonne nouvelle est que des solutions et des méthodologies sont déjà employées pour assurer les plus hauts standards de connectivité tout en surveillant et en gérant automatiquement des réseaux aussi complexes et exigeants que ceux qui desservent des milliers de smartphones. La technologie est disponible, mais elle ne peut fonctionner que si le réseau lui parle. Nous avons déjà des outils de développement qui peuvent permettre aux fabricants d’améliorer la communication entre les dispositifs et la gestion.

La proposition de valeur de l’IoT sur le long terme réside dans l’intégration des données de nombreuses sources diverses. Pour que ces données diverses aient une utilité, il serait bien de commencer par faire en sorte qu’aucun dispositif connecté ne soit invisible aux fonctions de gestion et de surveillance. Les opérateurs de réseau mobile existants, avec leur expérience de la fourniture de services de communication de haute qualité, devraient prendre les devants.

 

 



Une news de Suzana biseul


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