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Industrie

Luxfer | Pour la reprise de l’usine à Gerzat

Luxfer  | Pour la reprise de l’usine à Gerzat

Depuis près d’un an, l’usine Luxfer à Gerzat, dans la périphérie nord de Clermont-Ferrand, est à l’abandon. Faute d’acheteurs, le site avait été contraint de cesser sa production de bouteilles d’oxygènes, dont la plupart à usage médical, indispensables en ces temps de crise sanitaire. Olivier Bianchi, président de Clermont Auvergne Métropole, Jean Albisetti, maire de Gerzat, et Christine Pirès Beaune, députée du Puy-de-Dôme, se sont associés pour appeler à la nationalisation de l’usine.


Jusqu’à sa fermeture l’an dernier en l’absence de repreneurs, le site Luxfer de Gerzat était le seul de l’Union Européenne bénéficiant de ces compétences, de l’outil industriel et du savoir-faire de ces 136 salariés.

En ces temps de crise sanitaire, les élus estiment que l’inactivité de l’usine pourrait conduire à une pénurie de bouteilles d’oxygènes de la même manière que cela a été le cas pour les masques et gels hydroalcooliques.

Ainsi, pour garantir l’indépendance du pays en matière de bouteilles d’oxygène et répondre aux besoins urgents en matériel médical, les élus ont appelé l’Etat à réévaluer dans les plus brefs délais les conditions de nationalisation et de relance de cette usine. En effet, une première demande auprès du ministre de l’économie avait été rejetée.

Dans cette démarche, Olivier Bianchi a fait part de sa volonté d’investir un budget de 15 millions d’euros sur le site et d’envisager des modalités d’acquisition dès lors que l’Etat prendra la décision de conduire une action pour permettre le redémarrage des activités de l’usine.

En cette période de crise sanitaire liée à la propagation du Covid-19, la reprise du site de Gerzat pourrait permettre de répondre aux besoins immédiats de matériel médical ; mais également éviter des pénuries similaires à l’Italie, l’Iran ou la Chine.

Dans un communiqué, la CGT appelait « à la responsabilité de l’Etat français en nationalisant définitivement l’usine de Gerzat », précisant que les anciens salariés de l’usine étaient prêts à apporter leur aide, et attendent le feu vert de l’Etat pour redémarrer ses productions.

Une collaboration des élus locaux avec l’Etat et les anciens salariés de l’usine permettrait donc une reprise de l’activité de l’usine Luxfer de Gerzat et ainsi une production de matériel médical indispensable en cette période exceptionnelle.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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