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Commerce

Développement | L’escargot comme marque de fabrique

Développement | L’escargot comme marque de fabrique
Mickael Vial a reçu le soutien de Vichy Communauté Développement

Mickael Vial est héliciculteur et élève donc des escargots. Installé depuis 2014 à Nizerolles, dans l’Allier, cet ancien entrepreneur dans le bâtiment élève 300.000 gastéropodes chaque année et commercialise des produits aussi variés que savoureux, sous la marque « Via l’escargot ». Après son premier Salon de l’Agriculture en février dernier, l’heure est à présent aux projets de développement.


C’est au pied de la Montagne Bourbonnaise que Mickael Vial a décidé de se lancer dans une aventure un peu folle. « Tout est parti d’une blague d’un proche, qui un jour de ras-le-bol, m’a lancé un ‘’Si ça continue je vais élever des escargots’’.

Alors gérant d’une entreprise de bâtiment dans le second œuvre depuis une dizaine d’années, cette idée a germé en moi. Je me suis intéressé aux escargots, j’ai lu beaucoup de choses sur le sujet, je suis allé visiter des exploitations et après m’être assuré que ce proche ne voulait pas vraiment se lancer dans ce projet, j’ai débuté l’aventure », se souvient l’héliciculteur. Mais la logistique restait lourde et j’ai donc créé un laboratoire, à côté de l’élevage, en 2017 », explique Mickael Vial, secondé par sa famille dans ce lourd quotidien d’éleveur.

Un élevage atypique qui attire les curieux
S’il choisit parfois de gérer la reproduction de ses escargots sur place, cette année, Mickael Vial va acheter les bébés escargots avant de les élever dans des grands parcs d’avril aux mois de septembre-octobre. 300.000 gastéropodes en moyenne, qui font la curiosité de nombreux visiteurs de passage ou venus spécialement.

« Je ne refuse jamais une visite quand je le peux, car les gens sont vraiment intrigués par ce genre d’élevage, même s’il y en a environ 400 en France aujourd’hui. Certains groupes viennent même spécialement ! » se félicite l’éleveur, qui réalise l’élevage, la transformation et les expéditions sur place et lui-même.

Au total en ce moment, une dizaine de recettes et produits sans colorants ni conservateurs, sont proposés à la vente, avec possibilité d’envoi en frais ou surgelés : escargots en coquille, en croustille, en gougère, courts bouillonnés sous vide ou en boudin blanc, sans oublier la spécialité made in « Via l’escargot », la Toastinette d’escargots à tartiner, imaginée pour l’apéritif et pour faire apprécier ce met si particulier, à ceux qui ont du mal avec sa texture.

Commercialisés d’abord essentiellement en vente directe, dans les salons et marchés, ces produits sont aujourd’hui de plus en plus disponibles dans des magasins locaux en circuit court, ou même en GMS. « On retrouve nos recettes dans la boutique du Fumage Artisanal du Sichon, mais aussi à Cora-Vichy, Carrefour Cusset. Je travaille aussi avec de nombreux restaurateurs qui nous font confiance pour leurs menus, comme La Fontaine et Le Pré (deux étoiles) », explique Mickael Vial.

De nouvelles perspectives de développement
2020 doit ainsi être une année de restructuration du parc et du bâtiment de production, avec l’aménagement d’une maison pour agrandir le stockage et la réalisation d’une salle de pause dédiée. Un gros travail de terrassement est également en cours, pour positionner les 1.000m² de parcs d’élevage sur un terrain lui appartenant.

Mais la grande nouveauté se dessinera dans quelques mois, avec l’arrivée d’autruches sur le domaine de cet éleveur décidément très atypique. « J’ai découvert cette viande d’une tendreté incomparable. De plus il n’y a que 52 producteurs d’autruches en France, alors pourquoi ne pas essayer de relever ce nouveau défi ? », précise celui que rien n’arrête et qui doit d’abord suivre 6 mois de stage dans un élevage du Périgord, pour confirmer ses aptitudes dans la gestion de ces animaux exotiques. Après avoir reçu sa certification de qualité pour un élevage, Mickael Vial compte là aussi faire de la transformation de produits.

Une nouvelle activité, qui demandera de l’aide, ce qui le pousse à chercher à embaucher quelqu’un sur la production, et la vente des différents produits sur les salons et marchés.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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