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Sylvain Tillon : échouer pour mieux rebondir

Sylvain Tillon : échouer pour mieux rebondir

A 35 ans, Sylvain Tillon, lorsqu’il présente son parcours, donne l’impression d’avoir vécu plusieurs vies. En l’espace d’une décennie à peine, il créé 4 sociétés (dont Sydo et Tilkee) et écrit plusieurs livres dont “100 conseils pratiques pour couler sa boîte”. Pour lui, il n’existe pas de recette magique pour créer son entreprise. La détermination et le soutien d’un entourage bienveillant suffisent. Et quand bien même le projet tomberait à l’eau, l’important est de savoir rebondir et apprendre de ses erreurs.


Sylvain Tillon a endossé la veste de chef d’entreprise et plus d’une fois. En l’espace d’une décennie à peine, il a, en effet, créé 4 sociétés (dont Sydo, Tilkee et Invox toujours en activité) et écrit plusieurs livres. Une sorte d’instabilité libératrice et nécessaire à son épanouissement.

A tout juste 20 ans et à peine sorti de l’école de commerce EMLyon, Sylvain Tillon se lance dans l’aventure de la création d’entreprise. Ce qui au départ était un défi devint en réalité une révélation. “Cette première expérience m’a énormément (dé)formé !

Le salariat, très peu pour lui. Toujours en quête de nouveaux challenges, il fuit la routine : “Ce qui m’éclate c’est d’apprendre au quotidien, de progresser avec mes équipes, de voir mes collaborateurs évoluer… et de vivre de nouveaux défis !

 Aujourd’hui, je suis inemployable dans une entreprise traditionnelle. Pourtant, avec mon parcours d’école de commerce, c’était assez illogique de m’engager dans une voie entrepreneuriale. J’avais tout de même prévenu lors de mes entretiens pour entrer en école de commerce que je voulais créer une entreprise… un jour. L’opportunité s’est présentée à l’âge de 20 ans, quand j’ai pitché mon projet virtuel face à un jury de professionnels. La voie normale était de partir en stage. Et comme tout le monde me disait que mon projet ne tenait pas la route, ça m’a donné la force de me lancer.

Des défis, il en a plein la tête. Le prochain en lice : “Racheter une entreprise. C’est en projet actuellement… Le défi sera de travailler avec des collaborateurs que je n’ai pas choisis (et qui ne m’ont pas choisi non plus), de les faire évoluer sans les brusquer, d’apprendre d’eux aussi et de progresser tous ensemble. J’ai hâte de vivre cette aventure !

 

Créer sa boîte : “pas de recette magique pour réussir”

Suivez votre intuition, n’écoutez pas trop les conseils ! Il n’y a que vous qui êtes assez dingue pour croire en votre projet. Alors, foncez !” Le dynamisme de Sylvain Tillon parle de lui-même. Malgré plusieurs échecs dont la fermeture de sa première société Lucyf’Hair, il a toujours su trouver la force pour rebondir et apprendre de ses erreurs.

Ce sont des copains entrepreneurs qui avaient déjà échoué qui m’ont aidé à me relever. J’en profite pour remercier Guilhem Bertholet et Ludovic Rérolle, notamment. C’est aussi un prof, complètement fou qui m’a offert l’opportunité de créer un cours sur cet échec, Régis Goujet. Ce cours a été une véritable thérapie !”

Même s’il soutient qu’il n’existe pas de recette magique pour réussir, Sylvain Tillon nous livre, à demi-mot, son conseil n°1 : “On a l’impression qu’un entrepreneur « doit » travailler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an. Pourtant, pour avoir essayé, je me suis fatigué. Je n’étais plus efficace, je n’avais plus d’idée… Donc ce n’était absolument pas productif pour mon entreprise ! Désormais, je prends au moins 6 semaines de vacances chaque année et je me débrouille pour être injoignable au moins 3 semaines sur les 6 afin de vraiment me reposer.”

 

“100 conseils pratiques pour couler sa boîte”, un livre où autodérision et optimisme sont à l’honneur

Quand on demande à Sylvain Tillon pourquoi il a co-écrit, avec Thomas Pons, son livre “100 conseils pratiques pour couler sa boîte” : “Parce qu’il n’y a pas de recette universelle pour réussir. Je déteste les gourous qui disent avoir les clés du succès. Par contre, il y a des erreurs facilement reproductibles qu’on peut éviter. Et même s’il faut faire ses propres erreurs, j’espère que ce bouquin aidera certains entrepreneurs à identifier les plus grossières pour ne pas les reproduire !”

Un livre dont la préface est signée Xavier Niel en personne, le fondateur de Free.

 Je ne connais pas Xavier Niel. Mais avec mon co-auteur, Thomas Pons, c’était une évidence que Monsieur Niel soit notre préfacier. Nous lui avons donc envoyé un simple mail pour lui présenter le projet et lui demander de le préfacer. Trois semaines plus tard, nous avons reçu sa réponse. Et il nous a simplement dit : « OK, pour quelle date souhaitez-vous cette préface ? ». Nous n’en revenions pas ! Comme quoi, parfois, il suffit de tenter sa chance.

 

“Entreprendre, c’est aussi accepter l’échec”
Son intervention aux Trophées de l’éco Innovation Clermont Auvergne

Sylvain Tillon interviendra lors de la Grande soirée de remise des Trophées de l’innovation Clermont Auvergne le 7 décembre prochain à l’ESC Clermont. En témoin de cérémonie, il assurera la levée de rideau en présentant aux quelque 500 personnes attendues son plaidoyer : entreprendre, c’est aussi accepter l’échec. Car même s’il considère que “l’aventure est très excitante” (on apprend tous les jours, on peut changer le monde…), les créateurs d’entreprise ont “plus de chances de [se] planter que de réussir“.

Ce n’est pas obligatoirement très grave si on a su s’entourer pour éviter un échec douloureux financièrement. J’essaierai de présenter les différentes possibilités de rebond suite à un échec et de montrer comment capitaliser sur ses erreurs pour trouver un emploi salarié ou re-créer une nouvelle entreprise. Et je ne cesserai de rappeler qu’il n’y a pas de recette magique pour réussir…”

Les Trophées de l’éco, c’est une super initiative de mettre en avant quelques entreprises innovantes. Pour autant, ce n’est pas un gage de réussite. Gagner des trophées, c’est bien. Mais trouver des clients, c’est encore mieux ! Alors j’espère que cette cérémonie permettra aux entreprises récompensées de trouver de nouveaux partenaires dans la salle !

Catty Boirie



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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