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Commerce

Anya Pâtisseries à Clermont-Ferrand : la cuisine orientale au service de la convivialité

Anya Pâtisseries à Clermont-Ferrand : la cuisine orientale au service de la convivialité

La cuisine est une question de tolérance pour Fatima Meziane. Avec Anya Pâtisseries, elle invite à ouvrir notre appétit pour l’orient avec ses plats salés et sucrés. Couscous, tajines, cornes de gazelle ou makrouds, des valeurs sûres mais cuisinées par un savoir-faire garanti par cette dirigeante de 44 ans. Au-delà du service, c’est la curiosité du client qui l’intéresse et surtout de lui faire goûter des mets qu’il ne connaît pas.


“C’est une passion qui a commencé il y a 15 ans. J’aidais des copines en cuisine pour des mariages ou des baptêmes. Aimant particulièrement la cuisine et la pâtisserie, l’envie d’en faire mon métier a été de plus en plus pressante”. Une motivation qui tranche pourtant avec son parcours professionnel. Détentrice d’un BEP en comptabilité, Fatima Meziane va pourtant décider de faire ce qu’il lui plaît. “J’en avais marre de travailler pour un patron, je voulais être à mon compte. Sur Clermont-Ferrand, j’avais remarqué qu’il n’y avait pas de très bonne pâtisserie orientale. Il ne me fallait pas plus de raison pour commencer à chercher un local”. Cette créatrice avait beau connaître la ville depuis son arrivée en 1977 avec sa famille, l’endroit pour fonder sa boutique fut un choix assez difficile. “Il n’y avait pas assez de propriétaires ouverts aux restaurateurs à cause entre autre des nuisances liées aux bruits ou aux odeurs, pareil pour les banques accordant les prêts”.

Fatima Meziane a pu cependant compter sur sa famille pour le financement et ainsi obtenir un endroit au bout de 3 ans de recherche. Anya Patisseries a pu ouvrir en mai 2014. “Mon mari et mes enfants m’ont aidée pour la rénovation du local”. Pour ce qui est de la localisation, rue des Cordeliers, c’est une autre histoire. “On ne peut pas dire que ce soit un quartier très dynamisé. Il faut redoubler d’efforts pour inciter les gens à venir nous voir. C’est pour cela que nous avons décidé avec les autres commerçants de faire des animations. Nous avons lancé Le Cabinet des curiosités. Pour faire simple, chaque magasin prend un objet spécifique qui peut en rappeler un autre. Par exemple, un instrument de pâtisserie dans un salon de coiffure. C’est un moyen qui doit permettre d’attiser la curiosité des gens et de les envoyer ainsi au magasin à qui appartient l’objet pour le découvrir”.

Cette ouverture vers les personnes n’a pas qu’un but commercial. Fatima Meziane a une vraie volonté de recevoir les clients avec convivialité. Un soin qui se retrouve dans la confection de ses plats. “Sur place, je propose du thé, du café et des pâtisseries. Pour les plats salés comme les couscous, tajines ou pastillas, ce sera sur commande. Je cuisine avec un savoir-faire hérité de ma mère. Je fais en sorte d’utiliser des bons produits issus de gros fournisseurs ou que je fais venir moi-même lorsque je voyage au Maroc. Là-bas je peux choisir moi-même”. La préparation et la confection prennent énormément de temps, d’autant plus que chaque recette a sa propre orginalité. “Il y a par exemple le couscous Bidaoui de Casablanca composé de poix chiches, d’agneau, de poulet, de légumes et de produits de saison. Quant au couscous Fassi, on y trouvera du poulet, des légumes, des oignons confits et des raisins secs. Pour les tajines, je propose celui au poulet et citron confit ou à l’agneau avec pruneaux et amandes”.

Les pâtisseries ne sont pas en reste et risquent bien de faire beaucoup d’effet auprès des plus gourmands. “Je prépare des cornes de gazelle qui me demandent deux jours de cuisine pour la pâte, la confection, le séchage et l’enfournage. Autre choix, les Makrouds, gâteaux algériens à base de semoule de blé dur avec à l’intérieur de la pâte de datte, cuits au four et plongés dans le miel. Le Maroc est également mis en avant avec la Chebakia, un gâteau à base d’amande, de cézanne, d’anis qui est frit dans l’huile et passé à son tour dans le miel”. Beaucoup de spécialités uniques qui permettent d’attirer des personnes de tout âge. En comblant les appétits avec douceur, Fatima Meziane peut avoir un vrai échange avec les clients. “Je discute avec eux, partage leurs impressions sur le Maroc ou sur ce qu’il souhaite goûter. Ce dernier point est important pour moi, je veux qu’il goûte ce qu’ils n’osent pas prendre. J’essaye toujours aussi de m’adapter à leurs besoins comme servir un coucous particulier”.

Cette envie de partage, de faire découvrir aux autres est un principe fondamental à Anya Pâtisseries. En imposant la qualité, la boutique ne cherche pas à transmettre une cuisine classique. “Contrairement aux autres, je mélange les produits. Je ne cherche pas à rester dans le traditionnel. Mon but est d’allier l’oriental avec l’occidental”. Une motivation qui amène non seulement des objectifs bien précis en terme de cuisine mais également un moyen de se renouveler. “Je travaille sur de la pâtisserie à base de gluten ou d’arachide. Il y a pas mal de monde qui ont du mal avec ces ingrédients et j’aimerais les ouvrir à cela”. Des ambitions qui ne sauraient cacher un vrai recul de la part de Fatima Meziane, bien consciente de débuter encore. “Je souhaiterais me développer, m’agrandir et évidemment embaucher. Seulement, il me faut être patiente et avoir des recettes plus solides. Les plats salés et sucrés marchent beaucoup, l’un ou l’autre en fonction des périodes, pas les deux en même temps”.

En attendant une vraie reconnaissance, cette pâtissière s’active pour faire vivre son commerce. “Hormis le site et Facebook, je fais parfois Les samedis du Terroir qui a lieu à Clermont-Ferrand les premier et troisième samedis de chaque mois pour ouvrir un stand et cuisiner”. Fatima Meziane doit redoubler d’effort mais elle appréhende l’avenir avec optimisme et sérénité. “Je suis fière d’avoir crée quelque chose à moi et surtout je ne le dois à personne”. En effet, elle ne doit à personne sa générosité et son exigence en matière de qualité. Des plats qui donnent véritablement envie de voyager en Orient. Pour un moindre prix, sans déplacement important, Anya Pâtisseries reste disponible pour savourer et parler avec plaisir.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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