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Tourisme, restauration

La Grange africaine ou la rencontre de deux cultures à Clermont-Ferrand

La Grange africaine ou la rencontre de deux cultures à Clermont-Ferrand
La Grange Africaine

Lancé en mars 2014, ce restaurant africain dont la genèse est aussi savoureuse que la cuisine, est un concept nouveau pour Clermont-Ferrand. Le succès, pour l’instant !, est au rendez-vous.


Il parait que les meilleures recettes, de cuisine, mais aussi de business, sont le fruit d’une rencontre… C’est, en tout cas, la première pensée qui vient à l’esprit quand on discute avec Julien Kocher, le gérant de la Grange africaine. « Créer un restaurant qui propose des spécialités africaines authentiques, est en soit une nouveauté, lance le jeune homme. Quand on ajoute l’esprit convivial, l’ouverture à rallonge, les produits frais, les plats faits sur place et servis à table, le tout à des prix fast food, on peut parler de concept innovant ».

De l’association au restaurant

Visiblement passionné par ce projet, cet infographiste l’est aussi par la femme qui en est l’instigatrice, Sali. Jolie burkinabé, professeur de danse africaine et titulaire d’un CAP de cuisine, elle anime depuis plusieurs années l’association  « La Grange africaine ». A travers les cours de danse et des séances de dégustation dans les écoles, des animations et des soirées « contes » pour adultes, elle fait découvrir au public français la culture africaine. « Grâce à Sali, nous pouvons proposer une cuisine et une ambiance d’Afrique de l’Ouest authentique, simple, typique, abordable, sans chi-chi, ajoute Julien. Moi, je me consacre au service, à la gestion, au business. Pour l’instant, cela fonctionne très bien, notre clientèle est africaine et française, de passage et d’habitués. Mais c’est encore très tôt pour s’en réjouir, je reste d’un optimisme prudent ».

Grandes quantités et gros efforts

Car ils ont commencé avec très peu de moyens : le rachat du local est un investissement global de démarrage de 25 000 euros en fonds propres. La difficulté principale de cette micro-entreprise est de gérer les stocks au plus près afin d’éviter les pertes, de « viser juste », de calculer les marges qui sont minimales. En effet, quand on propose un menu « Nyata» avec entrée ou dessert + plat africain + boisson à 9,50 euros ou un plat seul à 5,50 euros, on ne peut pas s’attendre à des bénéfices faramineux. La communication se fait surtout à travers le site (www.lagrangeafricaine.com), le « bouche-à-oreille » et des mailings (eux aussi faits maison).

Dans ces conditions, comment fait-on pour être rentable ? « Nous misons sur la quantité, la fraîcheur et la préparation sur place, la veille ou le jour-même. Des viandes en sauce, différentes variétés de riz aux épices, au jumbo ou au soumala, des desserts à base de manioc et des boissons à base de fleur d’hibiscus… Nous restons simples dans la décoration et le service et travaillons sans arrêt avec une serveuse à temps partiel. »

En attendant les résultats de la saison d’été qui aura une valeur de test, Julien et Sali préparent des salades… au manioc, au mangue et à l’avocat…



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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