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Les gîtes de Beaulieu en Haute-loire : des gîtes pas comme les autres puisque vous pouvez y rencontrer des médaillés aux Jeux Olympiques d’Athènes et de Sotchi

Les gîtes de Beaulieu en Haute-loire : des gîtes pas comme les autres puisque vous pouvez y rencontrer des médaillés aux Jeux Olympiques d’Athènes et de Sotchi

Les gites de Beaulieu ou « écolodges » depuis leur création, il y a 4 mois, attirent une nombreuse clientèle, surtout des sportifs de haut-niveaux du fait de son adossement au Centre de Tir international du stand de l’Emblavez (TSBE). Mais pas seulement. C’est le défi, le désir et le fruit du travail de Robert Nonnnenmacher, propriétaire de ces 7 hébergements fabriqués tout en ossature bois, clin d’oeil à son goût pour l’écologie… Découvrons au fil de sa situation géographique et de ses occupants, cette toute jeune entreprise qui fait aussi restaurant !


Six ans, il fallu six longues années entre le moment où Robert Nonnemmacher entre en contact avec le Président du TSBE et l’ouverture du projet. C’est en partie dû au fait que ce projet de centre d’hébergement est un projet public-privé qui a été monté sous forme d’atelier-relais. Le projet global s’élève à 1,2 million d’euros. A cela s’est ajouté un peu  plus de 400 000 euros de subventions européennes de la Région et du Département. La mairie de Beaulieu a investit 550 000 euros sous la forme d’un emprunt que Robert rembourse par mensualités. Enfin, ce-dernier a engagé 200 000 euros pour le solde du projet. Il s’agit donc d’un partenariat public-privé.

Pour réunir ce capital, Robert Nonnenmacher a eu plusieurs activités avant l’ouverture de ses gîtes : il a créé une SARL, une supérette de produits biologiques d’une surface de près de 250 m2. Il l’a exploitée pendant 7 à 8 ans et  a créé , dans un endroit assez passager de la supérette , un Point chaud (vente de pain, sandwichs, etc.). Il raconte : « De fil en aiguille, l’épicerie bio marchait de moins en moins bien puisqu’à l’époque toutes les grandes et moyennes surfaces faisaient des produits bio et j’ai donc commencé à avoir des difficultés. J’ai alors vendu les locaux d’une partie de la supérette et développé la surface de mon Point chaud qui a commencé à bien se développer. Comme j’avais 2 employés dans le magasin bio, je n’ai pas voulu les licencier et je me suis créé mon propre emploi en faisant des pizzas. J’ai fait des stages de formation et cela a très bien fonctionné. J’ai exploité cette affaire pendant 3 ans. »

Entre temps, Robert Nonnenmacher rencontre le Président du Centre de tir international à Beaulieu qui cherche quelqu’un pour ouvrir un restaurant en face de sa structure. Ils conviennent ensemble de la nécessité de créer un centre d’hébergements pour recevoir dans un même lieu des équipes aussi prestigieuses que l’Equipe de France de tirs à 10 mètres, ou des champions d’Europe, des champions de France, et l’Equipe de Suisse qui s’entraînait pour les JO de Londres : « j’ai monté un dossier, j’ai mis 6 ans avant de mettre en place le dossier d’hébergement. Entre les demandes de permis de construire, les demandes de subventions… Parallèlement, je m’occupais du fournil.

Il y a 2 ans, le dossier du centre d’hébergement n’avançant pas j’ai du vendre le fournil et j’ai racheté une autre petite pizzeria au Puy-en-Velay que j’ai exploitée pendant un an. Durant ce laps de temps, le dossier du centre d’hébergement s’est débloqué et j’ai donc revendu mon affaire. Me voilà donc à la tête du centre d’hébergement depuis 3 mois ».

Il reçoit énormément de sportifs de haut-niveaux

Il faut savoir qu’il n’existe en Europe que deux Centres de tir Internationaux, l’un à Munich et l’autre, le TSBE, à Beaulieu. Le Président du TSBE a réussi à fédérer une équipe assez importante de bénévoles. Ils ont surfé sur le fait que Laurence Brize, adhérente de ce centre de tir et qui a participé à 3 jeux olympiques dont un aux JO d’Athènes ou encore l’équipe de biathlon avec Martin Fourcade, sont venus. C’est un club qui a de bons résultats au niveau des scores. Il reçoit énormément de sportifs de haut-niveaux, à savoir l’Equipe de France carabine et l’Equipe de France pistolet qui viennent s’entraîner. Il y a donc beaucoup de compétitions.

« Quand je suis arrivé, j’ai créé le centre sur le papier en prenant en compte tous les besoins d’hébergement du Centre de tir. Nous avons misé sur une capacité qui correspond à peu près à celle d’une équipe sportive : de 20 à 25 personnes. Qui plus est, nous avons constaté une demande en restauration, c’est pourquoi nous avons créé le Restaurant « La Galoche », précise Robert Nonnemmacher.

Le Centre d’hébergement a vraiment été créé en fonction des besoins du TSBE : « Je suis parti sur un existant puisqu’il faut savoir que ce Centre de tir reçoit énormément d’entreprises pour des séminaires. Il y a des salles qui sont relativement importantes en taille donc le centre de tir a diversifié son activité.  Il y a des entreprises qui viennent passer la journée. Ils arrivent le matin, boivent un café, font une initiation au tir, déjeunent et ensuite ils entrent en séminaire de travail. Auparavant, le TSBE servait 6000 à 7000 repas par an. Petit à petit, j’ai récupéré toute cette activité. »

Le Centre de tir n’est pas le seul pourvoyeur de recettes. Robert Nonnemmacher, après une étude de marché menée par un cabinet d’ingénierie de la région, dispose d’un emplacement idéal puisqu’il est à côté d’un centre équestre, à proximité d’Aqua-Passion.  Il se trouve également non loin du village Rosières et dans lequel un stade de football synthétique a été construit, à l’entrée d’une voie verte qui mène à Compostelle et dont les travaux sont en cours et se termineront en 2017. De plus, « ce qui est ressorti de l’étude de marché c’est qu’il y avait un besoin en hébergement et en restauration puisque je suis à côté d’une petite zone industrielle où travaillent environ 400 personnes. Donc théoriquement, je devrais tirer mon épingle du jeu. Maintenant, il faut que j’arrive à me mettre dans tous les circuits pour ramener du monde et atteindre un chiffre d’affaires compris entre 25 0000 et 30 000 euros par mois. Et là, au bout de 3 mois d’activité, je fais à peu près 20 000 euros par mois. A mon sens, c’est une belle performance puisque 6 mois auparavant il n’y avait rien du tout. »

Robert espère rentabiliser ce projet qui est encore en phase de démarrage. Pour l’instant, sur le plan local, son restaurant a une bonne image et il va essayer de développer au mieux la partie hébergement. Le restaurant « La Galoche » commence à bien fonctionner et cela lui libère du temps pour travailler sur ses gîtes et prendre du temps pour se référencer sur des sites de location ainsi que sur le moteur de recherche Google. « Mon projet est de faire monter le chiffre d’affaires en puissance afin que je puisse me permettre d’embaucher un peu plus de personnes, parce que nous travaillons vraiment en flux tendu. », conclut Robert Nonnenmacher.



Un article de Marie Palatucci

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