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Tourisme, restauration

Reprise réussie du restaurant Les 3 Boeufs à Issoire

Reprise réussie du restaurant Les 3 Boeufs à Issoire

Janvier 2015 a sonné comme un nouveau départ pour le couple de Pierre et Svetlana Pilon. Anciens restaurateurs dans la région de Perpignan, ils ont déménagé en Auvergne pour reprendre l’établissement Les 3 Bœufs à Issoire. De nature très chaleureuse, ils livrent leurs premières impressions quelques semaines après l’ouverture.


Si pour certains l’Auvergne conserve une réputation de région enclavée, terre des gaulois et du rugby, Pierre Pilon, lui, bouleverse les idées reçues tenaces : « Nous avons eu envie de déménager car la région est très dynamique, par rapport au Sud, extrêmement sinistré. Dans une ville comme Issoire, il y a beaucoup d’usines et de jeunesse ! C’est extrêmement plaisant ». Et son épouse de rajouter : « Ici, on a trouvé la maison de nos rêves. On aime la vue, le climat, les prix pratiqués et le confort de vie ! »

Pierre Pilon est issu d’une formation juridique mais après quelques vacations au tribunal, l’envie d’entrepreneuriat l’a vite rattrapé : « J’ai d’abord tenu un cybercafé à Argelès-sur-Mer, puis, un restaurant à Thuir avec ma femme. Le contact avec le client m’a toujours plu et mon parcours juridique me permet de gérer toute la partie administrative. ». Svetlana, quant à elle, est d’origine russe, et sa venue en France date de 2008. Après des études en langues étrangères, sa passion pour la cuisine a repris le dessus : « Je cuisinais beaucoup à la maison, pour mes amis. Quand j’ai rencontré mon mari, on s’est donc lancé dans ce domaine là. »

A Issoire, Pierre est au service, et Svetlana, aux fourneaux. Quand il s’occupe de la gestion et de la comptabilité, elle cultive sa créativité culinaire ! Le meilleur atout de ce duo réside sans nul doute dans leur complémentarité : « On a toujours travaillé ensemble et c’est un avantage. Même après les journées au restaurant, on peut continuer à réfléchir chez nous à ce qu’on peut améliorer. Et puis quand on fait ce métier, il est recommandé d’être en couple, sinon on ne voit plus son conjoint étant donné le nombre d’heures passées au travail !  » explique Svetlana.

Le métier de chef d’entreprise est à la fois une remise en question quotidienne, et un facteur d’épanouissement permanent qui permet de récolter le fruit de ses efforts.

A la carte, des plats du jour, des belles pièces de viandes, des fondues, des tartines rustiques, des salades et des desserts faits maison. Et pour Svetlana, pas question de rester dans sa cuisine car sitôt le coup de feu terminé, elle prend plaisir à faire le tour des tables, à discuter avec les clients, soucieuse de savoir si son plat a plu. « Je n’ai pas envie de vendre une assiette sans âme, en me disant peu importe qu’elle soit appréciée ou non. J’aime recueillir les critiques, pour savoir ce que je fais bien, et ce que j’ai à améliorer. Ça a beaucoup surpris au début, mais maintenant les gens se sont habitués. Par exemple, des ouvriers m’ont expliqué un midi qu’un sauté de veau aux légumes était trop faible en calories pour tenir au corps le reste de la journée. Maintenant que je le sais, je fais des plats du jour plus costauds ! ».

Dans les mois qui viennent, le couple souhaite faire connaître l’ouverture du restaurant en soirée les vendredis et samedis, retravailler la décoration et le site internet, changer l’enseigne. Petit à petit, les projets se mettent en place et pour Pierre Pilon : « Le métier de chef d’entreprise est à la fois une remise en question quotidienne, et un facteur d’épanouissement permanent qui permet de récolter le fruit de ses efforts ».

 



Un article de Maud Perraguin

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