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Commerce

La Brasserie Blondel, bières artisanales et biologiques made in Montluçon !

La Brasserie Blondel, bières artisanales et biologiques made in Montluçon !

Adrien Blondel est passionné par le métier de brasseur. Au-delà de la vente, la bière est une boisson de qualité ouverte à l’inventivité. La création de la brasserie Blondel, implantée à Montluçon dans l’Allier, fut autant une opportunité qu’une démarche naturelle. C’est tout un choix de bières, d’arômes ou de recettes qui est offert, avec ce souci de proximité avec les clients. Une fabrication artisanale dont Montluçon peut être fière.


“La bière a toujours été une passion. J’avais clairement envie de créer une entreprise qui lierait clairement fabrication et inventivité. Je souhaitais des recettes incluant de nouveaux ingrédients. Brasseur amateur depuis de nombreuses années, j’étais motivé pour me retrousser les manches.” Adrien Blondel est un jeune dirigeant de 33 ans qui a su très vite définir la stratégie de son entreprise à court, moyen et long terme. Pourtant, son début de carrière professionnelle fut à l’opposé de la boisson alcoolisée. “Diplômé dans la branche des déchets industriels, je suis arrivé à Montluçon il y a une dizaine d’années. J’étais responsable de la qualité, de la sécurité et de l’environnement dans un holding important. Seulement, je n’ai pas aimé la méthode de travail, l’aspect humain n’était pas assez mis en avant”. C’est alors que l’intérêt pour la bière va resurgir de plus en plus fort jusqu’à envisager la réorientation, notamment en travaillant dans une première brasserie à 30 ans.

Le chemin jusqu’à l’accomplissement de sa brasserie, qu’il dirige avec sa compagne Marion, allait être long et semé de difficultés. Un enjeu dont avait parfaitement conscience Adrien Blondel. “Je suis passé par une formation à l’ISBM (l’Institut Français de la Brasserie et Malterie) pour les connaissances théoriques. Au niveau de la pratique, ce sont les collègues brasseurs qui m’ont formé. Pour la création de ma brasserie, j’ai d’abord effectué une étude de marché financée par la Région. Le constat fut positif, la bière est en forme au niveau national.” Entre la création le 1er décembre 2010 et l’ouverture en mai 2011, plusieurs travaux et démarches ont été nécessaires. “Il fallait un local avec beaucoup de place pour implanter à la fois l’espace de travail et la vente directe. Ce fut difficile à trouver comme pour le financement. Avant d’avoir trouvé un accord financier et un bon rapport avec La Caisse d’Epargne, beaucoup de banques ont refusé. Le choix du matériel fut également compliqué, entre les cuves de brassage, de fermentation ou encore d’embouteillage qui sont assez chères. Pour les prix, je me suis appuyé sur mes collègues”.

Lorsqu’on se rend dans l’espace vente, on aperçoit des grandes baies vitrées qui permettent de voir les cuves en face. Une marque d’honnêteté pour Adrien Blondel envers le client. Celui-ci aura d’ailleurs droit en plus à un choix très varié. “Nous vendons des bières en 33 et 75 centilitres. Durant toute l’année, trois types de bières sont proposés : blonde, blanche et ambrée. Après, le client peut acheter des bières de saisons. Celle d’été contiendra plus de houblons aromatiques. En hiver, c’est une triple blonde plus charnue, avec plus de malte pour brasser, plus d’épaisseur et de teneur en bouche. En novembre, c’est la bière de Noël qui se dévoile comme une blanche caramélisée et de couleur ambrée. Pour le printemps, il s’illustrera avec une blonde légère avec des flocons d’avoines. Parmi d’autres arômes, on peux citer encore la bière à la mûre.”

Une démarche de qualité soulignée par une fabrication de la bière totalement artisanale. “Mes ingrédients viennent de l’agriculture biologique, notamment le houblon via la COPHOUDAL (Coopérative Houblon d’Alsace). La bière vendue est ni filtrée ni pasteurisée. C’est-à-dire qu’elle va évoluer dans son temps de conservation après l’achat. Elle va s’affiner et les arômes vont s’équilibrer. Pour faire simple, la bière industrielle se fabrique en 6 jours, chez nous cela prendre 7 semaines. Chaque bière est unique. On déguste pas mal de bières pour avoir des idées”. Un travail qui demande beaucoup de temps, d’énergie et d’organisation, qu’il répartit avec Marion. “Je m’occupe de tout ce qui est production ou achat et elle, de son côté, est plus tournée vers la communication et la commercialisation. Pour la livraison, on partage”.

“Avec cette brasserie, je souhaitais tout simplement utiliser ma tête et mes mains, être également plus confronté à l’interlocuteur.”Des clients qu’il rencontre de tous bords, en privilégiant le local et les indépendants. “On distribue sur un rayon de 100 kilomètres autour de Montluçon. On côtoie par exemple les magasins biologiques, les traiteurs ou encore les épiceries fines. Il y a souvent des retours très intéressants. Passer du temps auprès des consommateurs est très important.” Toute cette préparation et ce travail bien définis sont les recettes de la réussite de la brasserie Blondel. “50 % de croissance de production par an et environ 4 000 litres de bières vendus par mois. On envisage d’ailleurs un nouveau fermenteur qui pourra nous permettre de passer à 6 000 litres.”

“Je ne regrette rien, cela prend beaucoup de temps mais c’est normal quand on construit une entreprise. Montluçon Initiative et Auvergne Active ont été une grande aide en accordant un prêt à taux zéro. L’association Egée avec des cadres retraités a fourni également des bases en matière de gestion/comptabilité en entreprise. On est parti de rien et on n’a rien lâché durant trois ans et demi. On commence seulement à ménager la chèvre et le choux”. Une activité qui prend beaucoup de temps mais qui ne les empêche pas de se déplacer au marché de Gannat, à la Foire de Montluçon et même au Salon de l’Agriculture.

La Brasserie Blondel est vraiment à l’image de son fondateur. Modeste, confiante, vouée à la qualité du produit et du service. “J’ai vraiment su ce que je voulais faire, pourquoi, comment et où.” Cette passion pour la bière est autant un moyen de défendre la qualité que les méthodes conviviales et humaines. Et si finalement La Lubie était un vrai symbole de l’Auvergne ? En tout cas cette bière montluçonnaise brille par sa saveur et l’idéal qu’elle véhicule.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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